Le constructeur chinois est bien aidé dans son implantation en Europe par Stellantis. En effet, la marque chinoise est gérée en Europe par Stellantis sous une société appelée Leapmotor International, dont Stellantis est actionnaire majoritaire. Le groupe franco-italien ne compte pas qu’importer les Leapmotor en Europe : les produire dans ses usines est aussi un projet important pour la réussite de la marque, et un modèle vient justement de profiter de cette stratégie pour devenir beaucoup plus intéressant en France et en Europe.
De nouveaux modèles produits en Espagne
Stellantis a trouvé de la place dans ses usines pour les modèles Leapmotor. L’usine espagnole de Saragosse, produisant actuellement pour le groupe la Peugeot 208, l’Opel Corsa ou encore la Lancia Ypsilon, vient de voir arriver le Leapmotor B10. Il s’agit d’un SUV compact d’origine chinoise désormais assemblé par Stellantis en Espagne pour le marché européen.

Mais ce n’est pas tout, Stellantis prévoit d’ajouter à l’usine de Saragosse dans les prochaines semaines la Leapmotor B05, une berline compacte électrique dont le prix pourrait défier toute concurrence. Pour Stellantis, cela assure l’occupation de son appareil industriel, que ce soit ses chaînes de production, mais aussi ses collaborateurs. Tandis que pour Leapmotor, cela permet d’avoir des produits plus concurrentiels en Europe, évitant les barrières à l’entrée que l’Union européenne a mises en place pour les constructeurs chinois.
Un nouveau SUV électrique chinois éligible au bonus écologique
En profitant de sa production en Espagne, le Leapmotor B10 peut prétendre désormais au bonus écologique en France, ce qui peut créer de l’inquiétude du côté des constructeurs européens qui luttent contre les nouvelles marques chinoises.
Et cela n’a pas traîné puisque le Leapmotor B10 valide déjà l’éco-score, précieux sésame pour profiter du coup de pouce CEE en France. Pourtant, cet éco-score a été pensé justement pour éviter de financer des véhicules électriques chinois, enfin davantage des véhicules électriques produits en dehors de l’Europe, visant intrinsèquement les constructeurs chinois très agressifs face aux constructeurs européens. Il y avait une volonté de la France de favoriser les constructeurs français et européens avec cet éco-score que vient de déjouer Stellantis, constructeur ayant pourtant intérêt à ne pas voir la concurrence chinoise s’installer.

En aidant à l’obtention de l’éco-score de 3 650 à 7 000 € pour le Leapmotor B10, on peut dire que Stellantis a fait entrer le loup dans la bergerie. D’autant que ce lieu de production en Espagne évite également la taxe d’importation en Europe majorée pour les voitures électriques produites en Chine. Le Leapmotor B10 passe désormais à 25 750 euros pour tous, en déduisant le bonus de 3 650 euros, ou 22 400 euros avec le bonus pour les foyers modestes.

À ce prix, le Leapmotor B10 Life Pro embarque une batterie de 60,8 kWh pour une autonomie de 400 km WLTP. Leapmotor vient récemment d’améliorer la capacité de la batterie. En haut de gamme, il y a la version Pro Max, qui utilise une batterie de 68,7 kWh pour 450 km d’autonomie WLTP. Les autonomies ne sont pas impressionnantes, mais elles sont plus que raisonnables pour les prix auxquels sont proposées les variantes du Leapmotor B10. Et pire encore pour la concurrence européenne, la Leapmotor B05 devrait également avoir droit prochainement au bonus écologique, réduisant encore son prix déjà très agressif.
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Source : Communiqué de presse Leapmotor

