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Les pharmaciens pourront vendre des médicaments sur Internet

La ministre de la Santé a comblé un vide juridique. Elle vient d'autoriser, par le biais d'une ordonnance, les pharmaciens à vendre des médicaments en ligne.

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En novembre 2012, la polémique avait fait rage autour de l’ouverture d’un site de vente de médicaments par une officine normande. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé vient pourtant de donner l’autorisation aux pharmaciens de vendre en ligne « les médicaments de médication officinale qui peuvent être présentés en accès direct au public en officine » (destinés à traiter maux de gorge, d'estomac, douleurs...) par une ordonnance parue au Journal officiel de ce 21 décembre 2012.
Selon ce texte, seuls les pharmaciens ayant obtenu une licence pour créer une officine de pharmacie physique pourront ouvrir un site Internet de vente de médicaments. Il relèvera de l’entière responsabilité du pharmacien. En cas de manquement aux règles définies par ce texte, le site d’e-commerce pourra être fermé pour une durée maximale de cinq mois, renouvelable. Le pharmacien risquera une importante amende (inférieure à 30 % de son chiffre d'affaires ou à un million d’euros) et des astreintes.

Un quart des Français prêts à acheter en ligne

La nouvelle ne semble pas réjouir l'Ordre des pharmaciens qui a publié sur son site un communiqué dans lequel il déplore « une décision brutale qui entraîne plus de risques que d'avancées ». L'Ordre souhaite mettre en garde contre les dangers de la vente en ligne, rappelant que « rien ne peut remplacer le conseil relatif au médicament donné dans une officine, en face à face par le pharmacien ».
Un récent sondage [document PDF] réalisé en septembre dernier, pour l’Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (Iracm) et l'Union des fabricants (Unifab) montre que, en cas de légalisation de l’achat sur Internet de médicaments, 26 % des Français seraient disposés à passer par ce canal. Mais ils attendent « des garanties officielles », sous la forme, de la part de l'Etat, de « logos et certifications sur les sites » (52 %) et de recommandations du corps médical (51 %).
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