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Galileo, le GPS européen, a enfin pris son envol

La fusée russe Soyouz a décollé ce 21 octobre, emmenant avec elle les deux premiers satellites du futur système de navigation européen. L'aventure du GPS européen commence.

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Mise à jour le 21 octobre 2011

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Mise à jour (18h25) : l'Agence spatiale européenne indique dans un communiqué que les deux satellites ont bien été placés en orbite. Les deux suivants le seront à l'été 2012.

Mise à jour (12h30) : Le lanceur russe Soyouz a bien décollé de la base de Kourou en Guyane, à 12h30 (heure française métropolitaine), emmenant les deux premiers satellites de Galileo, le futur système européen de navigation. « Le 4e étage (...), solidaire des deux satellites, a pris le relais pour rejoindre une orbite de transfert. (...) Il va suivre une trajectoire balistique, puis exercera une ultime poussée avant de libérer les deux satellites afin de leur permettre de rejoindre leur orbite définitive à 23 222 km d’altitude », indique le Cnes. Le vol aura alors duré environ quatre heures. C'est donc en début de soirée que l'on saura si les deux premiers satellites ont bien atteint leur destination. Et si Galileo a bien entamé sa carrière.

Dans un communiqué, la Commission européenne écrit que « le système favorisera l’essor de nombreux secteurs économiques européens » et indique que « l’impact économique global est estimé à environ 90 milliards d’euros sur les vingt prochaines années », sous forme de « revenus supplémentaires pour l’industrie ainsi que de bénéfices publics et sociaux ».

Première publication le 20 octobre 2011
Galileo, le GPS européen, attend encore sa mise en orbite
La fusée russe Soyouz devait emporter les deux premiers satellites du concurrent européen du GPS ce 20 octobre. Son lancement a été reporté. Un retard minime, mais qui s'ajoute aux difficultés déjà rencontrées dans la mise en route de ce programme ambitieux.
Encore un pépin dans la vie déjà mouvementée de Galileo, futur concurrent (et complément) du GPS américain. Ce 20 octobre 2011, à la mi-journée, les deux premiers satellites du système devaient être placés en orbite. Mais le compte à rebours a été stoppé. L'Agence spatiale européenne ne donne pas plus d'informations pour l'instant sur sa reprise.
Une fois le lancement effectué, Galileo devrait commencer sa carrière officielle, après l'envoi en 2005 et en 2008 de deux satellites de test. Et après des retards et des difficultés budgétaires qui ont fait craindre son abandon. Présenté en février 1999, il était censé entrer en service en 2008.

L'Europe cherche son indépendance technologique

Ironie de l'histoire, ce n'est pas la fusée européenne Ariane qui est utilisée pour cette mission, mais la russe Soyouz. Celle-ci décollera de la base spatiale de Kourou, en Guyane française, pour la première fois de son histoire (un événement qui pourra être suivi en direct sur le site de l'Agence spatiale européenne). L'opération, baptisée IOV (pour In Orbit Validation), inclut l'envoi de deux autres satellites d'ici à l'été 2012. Dix-huit satellites devraient évoluer en orbite moyenne en 2015, ce qui permettra de fournir les premiers services de positionnement. Ariane 5 participera aux opérations, aux côtés de Soyouz. La mise en place du système, qui comprendra au total 30 satellites, sera achevée en principe à l'horizon 2019-2020.
Le Centre national d'études spatiales (Cnes) rappelle qu'avec Galileo l'Union européenne se dotera de son propre système de navigation par satellite, afin de garantir son indépendance en la matière, surtout par rapport au GPS américain. Néanmoins, Galileo ne sera pas un dispositif isolé, puisqu'il sera compatible avec ses concurrents, le GPS mais aussi le russe Glonass. Comme ils combineront leurs signaux, l'utilisateur ne saura pas forcément qu'il recourt à un satellite Galileo. 

Un positionnement plus précis qu'avec le GPS

« Une fois opérationnel, Galileo pourra être couramment utilisé dans les transports, les opérations de secours et de sauvetage, les travaux publics, la prospection pétrolière, l'agriculture, ou tout simplement associé à la voiture ou au téléphone mobile dans la vie de tous les jours », écrit le Parlement européen dans un communiqué. Galileo est censé fournir une meilleure couverture que le GPS grâce à son orbite moyenne (plus de 23 000 kilomètres), une plus grande réactivité et une précision poussée (à 1 mètre près au lieu d'une vingtaine pour le signal GPS non militaire). Il s'appuiera aussi sur Egnos, un autre projet européen, qui corrige le signal GPS grâce à des stations au sol.
Cinq services sont prévus, selon le Cnes : « Service ouvert, service commercial, service sauvegarde de la vie, service public réglementé, service recherche et sauvetage. » Galileo est un projet civil et non militaire, à la différence de ses équivalents russe et américain. Il est intégralement financé par l'Union européenne, du fait de la défaillance du secteur privé. En 2008, le Conseil de l'Europe et le Parlement européen avaient trouvé un accord pour les 2,4 milliards d'euros manquants jusqu'en 2013. Entre cette date et 2020, selon Les Echos, 7 milliards doivent encore être dépensés, portant la facture totale à 12 milliards.

10 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Galileo, le GPS européen, a enfin pris son envol»

 

Question

de Xavier8086 , posté le 20 octobre 2011 à 15h24
Pourquoi Galileo a-t-il temps de mal à pouvoir être mise sur pied malgré les milliards nous dit-on déjà disponible?
J'ai lu dans votre article qu'il sera plus précis par rapport à l'Américain GPS, Je pense que vous oubliez un peu le GPRS qui lui est plus précis sans oubliez que les américains travaillent au quotidien pour perfectionné encore plus leur système.
Alors si l'Europe veut être technologiquement indépendante, elle a intérêt à mettre tous les moyens en jeu et être plus réactive.

Xavier


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Doublon

de GPS73 , posté le 20 octobre 2011 à 15h36
De nombreuses personnes se demandent pourquoi faire un nouveau système coûteux alors que le GPS fonctionne déjà. En cas de guerre, le GPS peut-être brouillé/bidouillé par les USA pour rendre les adversaires "aveugles". Il est déjà à précision réduite pour l'usage général (15m je crois ??).
Les industriels ne sont pas intéressés car sans doute pas sûrs de pouvoir avoir de bons retours $$ à long terme, "pas assez cher" pour les clients.
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GPRS ?

de rhobetta , posté le 20 octobre 2011 à 15h41
Le GPRS n'a rien à voir avec le GPS. C'est une norme de réseau de données mobile.
Conf. http://fr.wikipedia.org/wiki/General_Packet_Radio_Service
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Lacement aujourd'hui à 12h30

de alfred1861 , posté le 21 octobre 2011 à 09h48
Le lancement sera diffusé sur cette page :
http://www.esa.int/SPECIALS/Galileo_IOV/SEMDRFFURTG_0.html
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Argent jeté par la fenêtre

de Matthieu Constanzo , posté le 21 octobre 2011 à 10h08
L'Europe voulait concurrencer les USA : pourquoi donc ? suprématie technologique ? Le GPS est implanté partout : voitures, téléphones portables etc...) je ne vois pas ce que Galileo pourrait apporter de plus à part le fait que l'on pourra "choisir" entre deux systèmes : encore un gouffre à milliards. mais ce n'est pas grave c'est l'Europe avec notre argent qui paye l'ego des députés européens...
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Réponse de la rédaction

de Guillaume Deleurence , posté le 21 octobre 2011 à 10h13
L'Europe veut son indépendance technologique. Qui sait ce que deviendra le GPS ?
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perso

de galileo_gps , posté le 21 octobre 2011 à 10h48
Personnellement je pense que la volonté de l'Europe d'avoir son propose système de géolocalisation est louable, car il vrai que si le système GPS tombe en panne ou est bridé pour une raison ou pour une autre, il nous faut un système indépendant, fiable et fonctionnel.
Maintenant je déplore la mauvaise gestion du projet qui est un véritable gouffre budgétaire et qui devrait être prêt pour 2019-2020 alors qu'il est censé être opérationnel depuis 2008...
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Non

de neeko12 , posté le 21 octobre 2011 à 15h27
Il était censé entrer en service en 2008, pas être totalement opérationnel. En cela, il n'a que 3 ans de retard, ce qui n'est pas si inquiétant, surtout quand on sait que c'est uniquement pour des raisons budgétaires.
Et si ça nous permet d'avoir un peu d'indépendance, c'est pas plus mal.
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@ matthieu

de saephokff , posté le 21 octobre 2011 à 16h18
Gouffre ?
Je ne vois pas vraiment où...
N'oublions pas que ce projet devraient couter environ 10 milliards aux contribuables européens sur 20 ans, ce qui fait 500 millions par an pour 500 millions d'habitants.
Cela fait moins de 10 cts par mois, 1€ par an, ou 20€sur 20 ans.
Quand on voit le nombre de personnes qui ont payés 100, 200, 300€ leurs "gps", 20€de plus ne réprésente pas grand chose, surtout qu'il apportera une indépendance à l'Europe.
En effet, les américains peuvent décider aujourd'hui de nous couper quand ils le veulent l'accès au GPS, ce qui ne sera pas le cas de Galileo...
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Vous avez mal compris

de Lord Predaotr , posté le 22 octobre 2011 à 16h23
Vous avez du mal comprendre,
1) Il s'agit d'indépendance géo-techno-socio-politique
2) l'utilisateur n'a pas a "choisir" les récepteur prochainement conçus seront en effet capable d'utilisé les deux systèmes simultanément pour des performances et une fiabilités accrus, + de 50 satellites au lieu de 24 ...
Et si en plus on rajoute le GLONASS Russe et bientôt le COMPASS Chinois, voila qui promet un très belle avenir aux géo-postionnement.

Cordialement,
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