Photo : duel de cartes mémoire Compact Flash, Lexar contre SanDisk
Dès que l'on commence à travailler avec des rafales d'images importantes, la qualité et la vitesse d'écriture des cartes mémoire prennent toute leur importance. Nous avons confronté des modèles Compact Flash haut de gamme.
Tandis que les pauvres cartes SD se traînent toujours à 20 Mo/s maximum en écriture (x133), les cartes Compact Flash poussent loin les Mo/s : les dernières générations de SanDisk et Lexar, marques-phares pour les photographes, montent désormais à 90 Mo/s en écriture (x600). Il faut dire que pour encaisser les énormes fichiers des Alpha 900 (24 Mpix) et autres 5D Mark II (21 Mpix), ou encore les rafales brutales des 7D (8 i/s à 18 Mpix), il faut en avoir sous la pédale.
Dans ce face-à-face, nous vous proposons de découvrir les fleurons des cartes mémoire des deux constructeurs et leur accessoire-vedette : le lecteur de CF en Express Card 34.
Intérêt d’un lecteur en Express Card ?
Sur le papier, l'USB 2 monte au maximum à 480 Mbits/s. Des mégabits qui, convertis donnent 60 Mo/s... théoriques. Jamais en effet l'utilisateur ne peut réellement profiter d'un tel débit : le meilleur que nous ayons constaté tourne autour de 27 Mo/s avec un adaptateur haut de gamme...
Directement interfacé avec le chipset, le port Express Card dispose d'un avantage : outre une ligne USB 2.0, il dispose d'une ligne PCI-Express moulinant à 2,5 Gbits. Si la chaîne (carte, lecteur, contrôleur mémoire) ne permet pas d'atteindre ce genre de débit, il y a tout lieu d'espérer une accélération substantielle.
Les protagonistes
A gauche, Lexar et sa Compact Flash Professional 600x de 16 Go. A droite, son équivalent SanDisk, à savoir la Compact Flash Extreme Pro 90 Mo/s 16 Go. L'un affiche « 600x », l'autre « 90MB/s » et tous les deux disent la même chose. En effet les « x » correspondent à la vitesse de lecture d'un CD à la vitesse x1, soit 150 Kb/s.
On prend la calculette, on multiplie 0,15 Mo par 600 et on obtient 90 Mo (ou Megabytes, MB) par seconde. Mention spéciale à SanDisk dont la nomenclature est plus facile d'accès pour le grand public.
Ces deux cartes sont secondées d'un lecteur au format Express Card 34 mm (il existe aussi le 54 mm, plus large), compatible avec tous les portables équipés d'un tel port, notamment les MacBook Pro et les PC moyen et haut de gamme.
Les lecteurs Express Card en détail
S'ils offrent des débits similaires, les deux lecteurs ont cependant un aspect différent : si le SanDisk est légèrement plus compact, le Lexar a notre préférence. En effet, il s'enfonce mieux dans le port Express Card et enrobe plus généreusement la carte, évitant de facto tout retrait inopportun. Le SanDisk tend à « pendre » un peu trop et la carte ne s'y enfonce que trop peu. Dans les deux cas, les plastiques choisis ne sont pas terribles au toucher, sonnant un peu toc. Pas très qualitatif à l'œil, mais aucun n'a présenté de faiblesses durant les différents transports que nous leur avons fait subir.
Méthode de test
Afin de stresser au mieux les cartes, nous avons utilisé un appareil relativement accessible, mais capable d'envoyer des rafales conséquentes en RAW. L'appareil retenu fut le Canon EOS 7D (lire le test du Canon EOS 7D ici) qui pulse à 8 images secondes... en 18 mégapixels. De quoi martyriser nos pauvres cartes mémoire !
Nous avons ensuite mesuré les débits des cartes avec les lecteurs Express Card de leur marque respective. En débit descendant, c'est-à-dire copie de la carte vers le disque dur, et montant, c'est-à-dire du disque dur vers la carte. Nous avons aussi réitéré ces mesures avec le tout dernier lecteur 24 en 1 de Lexar, interfacé en USB 2.0.
Voici, ci-dessous, les mesures brutes et un tableau récapitulant les débits de copie.
Sandisk
Rafale en Raw
16 images avant de saccader à 2 i/s consécutives
150 photos en Jpeg avant que la cadence se ralentisse et soit plus saccadée.
Copie de 5 Go en Express Card
Carte vers HDD : 1 min 50 (110 s)
HDD vers carte : 6 min 05 (365 s)
Copie de 5 Go en USB 2.0
Carte vers HDD : 3 min 52 (232 s)
HDD vers Carte : 6 min 23 (383 s)
Lexar
Rafale en Raw
16 images avant de saccader à 2 i/s consécutives
155 photos en Jpeg avant que la cadence se ralentisse et soit plus saccadée.
Copie de 5 Go en Express Card
vers HDD : 1min 59 (119 s)
vers carte : 2 min 00 (120 s)
Copie de 5 Go en USB 2.0
Carte vers HDD : 3 min 02 (182 s)
HDD vers Carte : 5 min 37 (337 s)
Conclusion
Le verdict est sans appel : la carte de Lexar offre des débits plus homogènes. Si la carte de SanDisk l'emporte d'une courte tête, en termes de vitesse pure de copie de la carte vers le disque dur avec le lecteur Express Card, elle passe en seconde position dans toutes les autres mesures, notamment la copie vers le disque dur en USB 2. L'origine de cette différence ? Sans doute l'optimisation des contrôleurs mémoire des cartes. SanDisk n'est cependant pas disqualifié et offre les mêmes performances en shoot et d'excellentes performances avec le lecteur Express Card. Il n'en reste pas moins que la qualité de conception du lecteur Express Card et les débits plus homogènes de la carte mémoire aident Lexar à remporter la palme de ce duel.

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Avis sur «Photo : duel de cartes mémoire Compact Flash, Lexar contre SanDisk»
CF & appareils photos
de
Fantec
, posté le 27 aout 2010 à 15h36
Je sais que la critique est facile mais sur la partie qui me semble être la plus intéressante (le débit d'écriture d'un appareil photo vers la carte), votre test se contente de mesurer la taille du buffer interne de l'appareil photo (les 16 images en rafale) et en aucun cas la vitesse à laquelle l'appareil photo écrit sur la carte.
Pour le 5Dmk2, les tests que j'avais fait (rafale d'une cinquantaine de photo en manuel diaphragme ouvert au 1/1000s) entre une ancienne SanDisk (45MB/s) et une Pro (90MB/s) montrait que le goulot d'étranglement se situait essentiellement au niveau de l'appareil (une fois le buffer interne plein, les écritures tournaient aux alentours de 40MB/s pour la première et 45 MB/s pour la seconde).
Bref, la SanDisk Pro n'était, pour cet appareil, en aucun cas justifiée.
Pour le 5Dmk2, les tests que j'avais fait (rafale d'une cinquantaine de photo en manuel diaphragme ouvert au 1/1000s) entre une ancienne SanDisk (45MB/s) et une Pro (90MB/s) montrait que le goulot d'étranglement se situait essentiellement au niveau de l'appareil (une fois le buffer interne plein, les écritures tournaient aux alentours de 40MB/s pour la première et 45 MB/s pour la seconde).
Bref, la SanDisk Pro n'était, pour cet appareil, en aucun cas justifiée.
n'y a-t-il pas une errure ?
de
Mauchrist
, posté le 28 aout 2010 à 08h00
"diaphragme ouvert au 1/1000s"
Ne serait-ce pas diag; ouvert en grand ET vitesse au 1/1000s et même, le fait que le diag soit ouvert à xxx n'a rien à voir dans le poids de la photo, c'est sa complexité qui entre en jeux.
Ne serait-ce pas diag; ouvert en grand ET vitesse au 1/1000s et même, le fait que le diag soit ouvert à xxx n'a rien à voir dans le poids de la photo, c'est sa complexité qui entre en jeux.
réponse
de
Fantec
, posté le 29 aout 2010 à 01h12
Oui, c'est mode manuel, diaphragme ouvert et au 1/1000s. Cela n'a strictement aucun impact sur la qualité de la photo, c'était juste pour préciser que le paramétrage de l'appareil avait été réglé de telle manière qu'il n'avait un impact négligeable sur la vitesse de prise.
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