Ces dossiers qui ont continué de préoccuper la Cnil en 2009
La Commission nationale de l'informatique et des libertés a présenté jeudi 17 juin le bilan de son activité pour 2009. Les entreprises sont particulièrement épinglées.
Fichiers de police et de justice, biométrie, vidéosurveillance, droit d'accès aux fichiers de données personnelles... Chaque année, la Commission nationale de l'informatique et des libertés traite ces sujets récurrents. C'était encore le cas en 2009, comme le montre le rapport d'activité annuel que la Commission a présenté ce jeudi 17 juin 2010. Petit tour d'horizon des sujets qui continuent de préoccuper la Cnil.
Fichage et surveillance en entreprise
Avec les nouvelles technologies, les entreprises ont de plus en plus d'outils pour capter et stocker des données, mais elles ne s'en servent pas toujours dans les règles. D'autant que ces outils sont simples d'utilisation et parfois discrets. La Cnil a ainsi mis en demeure une entreprise qui tenait une liste noire de mauvais clients sur une clé USB, à leur insu, de modifier ce fichier afin que les personnes concernées en soient informées.
Elle a aussi découvert qu'une société de transport effaçait les images d'une vidéosurveillance illicite de ses salariés, espérant ainsi ne pas se faire prendre par... la Cnil ! Dans une autre entreprise, ce sont les panneaux syndicaux et l'accès au local syndical qui étaient filmés. Les caméras ont dues être déplacées. Plus cocasse, un autre contrôle a permis de constater que le chef d'un bureau de police municipale parisien avait trafiqué le système téléphonique pour écouter ses agents...
Avec les nouvelles technologies, les entreprises ont de plus en plus d'outils pour capter et stocker des données, mais elles ne s'en servent pas toujours dans les règles. D'autant que ces outils sont simples d'utilisation et parfois discrets. La Cnil a ainsi mis en demeure une entreprise qui tenait une liste noire de mauvais clients sur une clé USB, à leur insu, de modifier ce fichier afin que les personnes concernées en soient informées.
Elle a aussi découvert qu'une société de transport effaçait les images d'une vidéosurveillance illicite de ses salariés, espérant ainsi ne pas se faire prendre par... la Cnil ! Dans une autre entreprise, ce sont les panneaux syndicaux et l'accès au local syndical qui étaient filmés. Les caméras ont dues être déplacées. Plus cocasse, un autre contrôle a permis de constater que le chef d'un bureau de police municipale parisien avait trafiqué le système téléphonique pour écouter ses agents...
Les réseaux sociaux et le droit à l'oubli
Le droit à l'oubli numérique était la grande préoccupation de la Cnil en 2009, avec un vaste débat organisé par la secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, Nathalie Kociusko-Morizet. En vertu de ce droit, la commission a rappelé à l'ordre les banques pour qu'elles « défichent » les personnes qui avaient été frappées d'interdit bancaire mais dont la situation a été régularisée.
L'essor des réseaux sociaux inquiète aussi la Commission par leur capacité à garder ad vitam aeternam des informations que les gens ont eux-mêmes postées ou que d'autres ont publiées. Le président de la Cnil, Alex Türk, souhaiterait notamment que lorsqu'un internaute quitte un réseau de type Facebook, il puisse « récupérer la totalité de ses données », indique l'AFP. Et il s'est vivement opposé à l'idée selon laquelle il faudrait adapter la notion de vie privée aux nouvelles technologies, comme le défend Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook.
Le droit à l'oubli numérique était la grande préoccupation de la Cnil en 2009, avec un vaste débat organisé par la secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, Nathalie Kociusko-Morizet. En vertu de ce droit, la commission a rappelé à l'ordre les banques pour qu'elles « défichent » les personnes qui avaient été frappées d'interdit bancaire mais dont la situation a été régularisée.
L'essor des réseaux sociaux inquiète aussi la Commission par leur capacité à garder ad vitam aeternam des informations que les gens ont eux-mêmes postées ou que d'autres ont publiées. Le président de la Cnil, Alex Türk, souhaiterait notamment que lorsqu'un internaute quitte un réseau de type Facebook, il puisse « récupérer la totalité de ses données », indique l'AFP. Et il s'est vivement opposé à l'idée selon laquelle il faudrait adapter la notion de vie privée aux nouvelles technologies, comme le défend Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook.
Google Street View
L'année 2009 a été émaillée (et cela continue en 2010) des péripéties concernant Google Street View. Le service de navigation photographique, une option de Google Maps, est de plus en plus contesté en Europe. En cause ? L'aspect intrusif des Google cars, les voitures qui prennent les photos, sans prévenir les gens et en cadrant parfois des lieux privés (jardin ou cour de maisons).
Lors de la présentation de son rapport, la Cnil a indiqué qu'elle avait mis en demeure Google pour qu'il lui transmette toutes les données captées à la volée par les voitures par des réseaux Wi-Fi non protégés. Le 4 juin dernier, le moteur de recherche a ainsi remis à la commission deux disques durs pleins de données de connexion, de code source de logiciels (ceux qui équipent les Google cars) et de rapports d'audit. La Cnil est en train d'analyser ce contenu et se prononcera plus tard sur ce qui attend éventuellement Google.
L'année 2009 a été émaillée (et cela continue en 2010) des péripéties concernant Google Street View. Le service de navigation photographique, une option de Google Maps, est de plus en plus contesté en Europe. En cause ? L'aspect intrusif des Google cars, les voitures qui prennent les photos, sans prévenir les gens et en cadrant parfois des lieux privés (jardin ou cour de maisons).
Lors de la présentation de son rapport, la Cnil a indiqué qu'elle avait mis en demeure Google pour qu'il lui transmette toutes les données captées à la volée par les voitures par des réseaux Wi-Fi non protégés. Le 4 juin dernier, le moteur de recherche a ainsi remis à la commission deux disques durs pleins de données de connexion, de code source de logiciels (ceux qui équipent les Google cars) et de rapports d'audit. La Cnil est en train d'analyser ce contenu et se prononcera plus tard sur ce qui attend éventuellement Google.
Horrible faute d'orthographe au début de l'article
de
MDR91000
, posté le 18 juin 2010 à 00h36
Ce n'est pas "a présentait" mais "a présenté".
Bien vu !
de
Réaction ...
, posté le 18 juin 2010 à 09h05
C'est quand même énorme ...
Comment vit une rédaction ? Les articles sont-ils relus ? Normalement, un journaliste est un pro de la langue française ?
A moins que la précipitation dans le rendu des articles n'aide pas les choses.
Comment vit une rédaction ? Les articles sont-ils relus ? Normalement, un journaliste est un pro de la langue française ?
A moins que la précipitation dans le rendu des articles n'aide pas les choses.
Réponse de 01net
de
Arnaud Devillard
, posté le 18 juin 2010 à 09h37
Bonjour,
en fait de précipitation, c'est telleemnt le cas sur Internet que c'est l'actualité qui s'écrit toute seule, sans que nous y prenions garde ! ;-) Trêve de plaisanterie, nosu allons corriger cette énormité.
en fait de précipitation, c'est telleemnt le cas sur Internet que c'est l'actualité qui s'écrit toute seule, sans que nous y prenions garde ! ;-) Trêve de plaisanterie, nosu allons corriger cette énormité.
fote dans la réponse
de
xaq
, posté le 18 juin 2010 à 10h57
C'est qui NOSU ?
double meme
de
kroben
, posté le 18 juin 2010 à 11h46
nsou c'est le mec qui écrit telleemnt=)
01Net
de
Arnaud Devillard
, posté le 18 juin 2010 à 11h52
C'est la rapidité de l'actualité, je vosu (sic !) dit
trait biun
de
tochiballe
, posté le 20 juin 2010 à 15h59
jador vaut komantaire!
Partie émergée de l'iceberg
de
otodid`kt
, posté le 21 juin 2010 à 15h31
Et encore, s'agit-il de ce qui est mis au jour. Combien de bases illégales trainent sur des supports personnelles, intraçables et donc non contrôlables ?
D'autant plus que la CNIL n'a plus ses pouvoirs répressifs.
D'autant plus que la CNIL n'a plus ses pouvoirs répressifs.
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