La BNF fait corriger ses œuvres numérisées par la communauté Wikimedia
Les ouvrages tombés dans le domaine public et numérisés pour la bibliothèque en ligne Gallica présentent des erreurs. Les internautes vont se charger de revoir 1 400 documents.
Confier la réalisation d'une encyclopédie en ligne à des internautes lambda, est-ce une bonne idée ? Régulièrement, la qualité de Wikipedia fait débat. La Bibliothèque nationale de France (BNF), elle, a surtout retenu de ce genre de projet la capacité de travail d'internautes bénévoles et la force de la communauté.
C'est pourquoi elle a conclu un partenariat avec Wikimedia France, l'association qui soutient les projets communautaires et la diffusion de contenus libres, pour solliciter le concours d'internautes contributeurs. La BNF va donner accès sur Wikisource à ses documents tombés dans le domaine public et numérisés pour la bibliothèque en ligne Gallica. Ces œuvres ont été photographiées, et les images analysées par un programme de reconnaissance automatique de caractères.
Or, à cause des techniques employées pour imprimer les documents d'origine et de leur ancienneté, la numérisation n'a pas toujours été parfaite. « Les logiciels de reconnaisssance de caractères ont beaucoup progressé en trente ans, explique Dominique Stutzmann, expert technique documentaire à la BNF, mais il reste des passages mal reconnus. Avec l'impression mécanique du XIXe siècle, par exemple, les textes sont parfois mal encrés, des passages sont plus clairs que d'autres, etc. » Les transcriptions qui en résultent présentent donc des erreurs. Ce sont ces dernières que les internautes sont invités à traquer et à corriger.
1 400 ouvrages
La BNF a transmis à Wikisource 1 400 œuvres sous forme de fichiers. L'ensemble représente plusieurs milliers de pages, incluant des œuvres de George Sand, d'Emile Zola, de la comtesse de Ségur, d'Alphonse de Lamartine, de Stendhal, etc. (voir la liste intégrale).
Les internautes disposent en fait de deux versions de chaque ouvrage, le fichier image des pages photographiées et la transcription, pour pouvoir comparer les deux et, donc, de corriger la seconde si besoin.
La mise en ligne des documents est en cours, afin qu'ils soient progressivement « nettoyés » de leurs scories. « Comme sur Wikipedia, tout le monde peut vérifier les contenus, les corriger. Des équipes peuvent se former de manière spontanée pour travailler sur tel ou tel document, explique Christophe Henner, porte-parole de Wikimedia France. Ensuite, nous allons essayer d'animer ce projet régulièrement, de créer des événements, autour des anniversaires de tels auteurs ou œuvres par exemple. »
Le projet, qui repose entièrement sur le bénévolat des internautes, n'a pas de calendrier ni de date butoir, même si Wikimedia informera régulièrement la BNF de l'avancée des travaux. « Pour nous, l'enjeu est de montrer qu'un partenariat entre une institution publique et le monde privé, associatif, même, ça marche. » L'opération a surtout valeur de test, et les deux partenaires ne se sont pas imposés trop de contraintes. Dans un premier temps, les textes corrigés ne seront disponibles que sur Wikisource.

Avis sur «La BNF fait corriger ses œuvres numérisées par la communauté Wikimedia»
Et une fois corrigée ses oeuvres seront payantes
de
789dred
, posté le 08 avril 2010 à 23h54
C'est ce qui va arriver , non ? La communauté wikimédia c'est de la main d' oeuvre gratuite à tout les coups .
parano
de
tom13265
, posté le 09 avril 2010 à 09h35
La BNF n'est pas une entreprise mais une bibliothèque ! Ce sont des œuvres du domaine publique qui vont être mise en ligne gratuitement.
L'aide des internautes permet d'éviter de payer ce projet qui couterais surement cher en main d'œuvre
L'aide des internautes permet d'éviter de payer ce projet qui couterais surement cher en main d'œuvre
Oui, mais, ...
de
Réaction ...
, posté le 09 avril 2010 à 09h22
Si la BNF fait appel à une communauté libre, le service rendu est gratuit ou payant ? S'il est gratuit, j'aurais préféré que la BNF paye de vraies entreprises pour cette prestation.
Encore faut-il avoir les moyens...
de
bipdan2
, posté le 09 avril 2010 à 09h40
Effectivment ca aurait pu créer de l'emploi.
Mais bon pour ça faut du budget et pour l'heure le budget culture de la france préfère faire la part belle à la répression. Attendons un an je ne suis pas sur qu'on ait les moyens de financer la hadopi au niveau de ce qu'elle devrait engoufrer (pour en rien rapporter rappelons le)
Alors au final que ce travail soit fait bénévolement présente ses avantages. D'une part cela fera circuler les oeuvres, et meme si par la suite la BNF enf fait payer l'accès, les oeuvres ayant circulés ainsi resteront probablement longtemps accessible ailleurs.
D'autre part, si ça fonctionne l'expérience sera renouvelé, et il sera de plus en plus difficile que tout culture doit être monnayé. Et si c'est aussi efficace qu'avec un système lucratif cela donnera petit à petit du pouvoir d'opposition aux libristes face aux lobbys financiers. Ils ont l'argent, mais nous avons le savoir faire. En gros c'est l'occasion de remettre les pendules à l'heure et de montrer que les dollars ne font rien sans hommes et sans volonté.
Mais bon pour ça faut du budget et pour l'heure le budget culture de la france préfère faire la part belle à la répression. Attendons un an je ne suis pas sur qu'on ait les moyens de financer la hadopi au niveau de ce qu'elle devrait engoufrer (pour en rien rapporter rappelons le)
Alors au final que ce travail soit fait bénévolement présente ses avantages. D'une part cela fera circuler les oeuvres, et meme si par la suite la BNF enf fait payer l'accès, les oeuvres ayant circulés ainsi resteront probablement longtemps accessible ailleurs.
D'autre part, si ça fonctionne l'expérience sera renouvelé, et il sera de plus en plus difficile que tout culture doit être monnayé. Et si c'est aussi efficace qu'avec un système lucratif cela donnera petit à petit du pouvoir d'opposition aux libristes face aux lobbys financiers. Ils ont l'argent, mais nous avons le savoir faire. En gros c'est l'occasion de remettre les pendules à l'heure et de montrer que les dollars ne font rien sans hommes et sans volonté.
Utopie
de
478fred
, posté le 09 avril 2010 à 13h06
Malheureusement les maisons d'éditions payeront des exclusivités pour éditer des livres basés sur les oeuvres corrigées de wikimédia .Par conséquence interdiront à l'avenir l'utilisation gratuite de ces dernières comme pour le Québec . Lis ça :
http://www.numerama.com/magazine/15301-gallimard-veut-imposer-le-droit-d-aute(...)
En résumé c'est un attrape couillon de la BNF pour faire un travail de tâcheron gratis .
http://www.numerama.com/magazine/15301-gallimard-veut-imposer-le-droit-d-aute(...)
En résumé c'est un attrape couillon de la BNF pour faire un travail de tâcheron gratis .
Non
de
Traroth2
, posté le 09 avril 2010 à 14h48
Les oeuvres ainsi retravaillées seront disponibles sur Wikisource sous licence CC-BY-SA. Donc non.
Impôts
de
Traroth2
, posté le 09 avril 2010 à 14h44
La BNF, c'est un service public. Tout ce qu'elle paie, c'est financé avec l'argent des impôts. De plus, Gallica fournit du contenu dont les droits patrimoniaux sont échus (ce qu'on appelle abusivement "dans le domaine public"), mais une adaptation par une entreprise constituerait une oeuvre dérivée à nouveau soumise à des droits. Et donc, ça ne serait pas du contenu libre.
Le contenu de la BNF, c'est du patrimoine. Il faut faire attention en y impliquant des entreprises. La culture n'est pas une marchandise !
Le contenu de la BNF, c'est du patrimoine. Il faut faire attention en y impliquant des entreprises. La culture n'est pas une marchandise !
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