Désolé, c'est un peu long.
Lisez-donc ça:
http://www.unc.edu/~cigar/papers/File(...)
En bref, ça démontre que le téléchargement se résume à trois catégories:
- je télécharge pour voir ce qui me plaît ensuite je vais acheter ce qui m'a plu
- je télécharge un peu mais j'achète (pas tout)
- je télécharge mais je n'achète pas car je n'ai pas les moyens d'acheter autre chose que mon abonnement à mon FAI.
1er cas: pas de perte de business
2ème cas: minoritaire
3ème cas: je n'aurais de toutes façons rien dépensé donc pas de manque à gagner
Mais ce qui est sournois, c'est que les majors confondent (habilement) perte de business et manque à gagner. Ce qui les énerve c'est qu'on les empêche de faire payer plus de gens. Mais si on enlève le téléchargement à ceux qui ne paient jamais rien, ils n'auront pas pour autant les moyens de payer les tarifs prohibitifs que pratiquent les distributeurs (surtout pour la soupe qu'on prétend nous vendre).
Il y a un manque à gagner qui leur file un urticaire géant mais ça ne leur fait pas gagner moins d'argent qu'avant. L'excellent Pascal Nègre (Universal) peut donc continuer à pleurer sa mère (ma cassette, ma cassette) qu'on lui mange la laine sur le dos, vu ce que lui coûte la découverte de nouveaux "talents" (grâce aux appels surtaxés et les retombées de la pub sur lesquels les TV ne sont pas les seuls à empocher), on ne va pas se mettre en deuil.
Le preuve de l'incongruité et du passéisme du procédé c'est que le iTunes Music Store qui vend de la musique s'en met plein les poches parce qu'ils ont compris comment il fallait vendre aux internautes. Je préfère acheter deux titres à 0.99 que de me faire refiler 2 best + 10 nanars pour 20 euros ou plus. J'ai pas besoin de la pochette, ni des paroles et ça rentre dans mon MP3.
Voilà, désolé, c'était un peu long mais lisez le document, je vous assure que c'est édifiant et pourtant, ça parle du pays où on télécharge le plus: les USA. Les majors implantées en France ont donc moins à se plaidre.
Bon week-end