La semaine dernière, Anthropic a désactivé dans le monde entier ses deux modèles d’IA les plus puissants, Claude Fable 5 et Mythos 5. La start-up a pris cette décision controversée pour répondre à une injonction du gouvernement Trump. Alerté par Amazon au sujet des failles de sécurité dans les mécanismes de censure des deux modèles, Washington a obligé Anthropic à interdire à « tout ressortissant étranger, à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis » d’accéder aux IA.
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Pas d’exception pour les alliés des États-Unis
L’affaire a eu un retentissement dans le monde entier, et notamment en Europe. Dans le cadre du G7, plusieurs pays ont approché les États-Unis afin de réclamer une levée de l’interdiction, rapporte le New York Post. Le Royaume-Uni a d’ailleurs demandé une exemption pour ses ressortissants et ses entreprises, sans obtenir gain de cause. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a personnellement sollicité Donald Trump, à Évian-les-Bains, en marge des discussions officielles, en vain. Washington refuse fermement d’envisager l’idée d’une exemption pour ses alliés, estimant qu’il s’agirait d’une approche « parfaitement illogique ».
Les dirigeants du G7 (France, Allemagne, Italie, Canada, Japon) ont également tenté de négocier une exemption. L’idée d’un projet regroupant des « partenaires de confiance », incluant des pays alliés, a été évoquée, sans susciter l’intérêt des États-Unis. L’administration Trump reste fermée à toute exemption, et continue de mettre en avant les risques en matière de sécurité nationale.
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Des négociations en cours
En coulisses, un responsable de la Maison-Blanche laisse entendre qu’une issue pourrait être négociée directement avec Dario Amodei, le patron d’Anthropic. L’administration est ouverte aux discussions. En marge du G7, Donald Trump affirme d’ailleurs que les négociations avec le géant de l’intelligence artificielle générative « se passent bien ».
En parallèle, on apprend que tous les membres du projet Glasswing, ces entreprises triées sur le volet qui ont accès à une version preview et débridée de Claude Mythos pour débusquer des vulnérabilités, n’ont pas été touchées par l’injonction de Washington. Environ 200 organisations peuvent toujours se servir de l’IA dans le cadre de leurs activités de sécurité, révèle Bloomberg. Les sociétés américaines Dragos et Cisco ont conservé leur accès, mais l’agence européenne de cybersécurité ENISA, pourtant invitée à rejoindre le programme, s’est vue retirer son accès. Anthropic n’a pas expliqué comment elle choisit qui peut encore utiliser Mythos. La situation reste floue, et suspendue à l’évolution des négociations avec Donald Trump.
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Source : New York Post

