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Séisme chez Volkswagen : 100 000 suppressions de postes et la moitié des modèles rayés de la carte

Volkswagen lâche du lest en annonçant officiellement supprimer 100 000 emplois. Afin de rester à flot dans la tempête que connaît l’industrie automobile, la marque compte également réduire sa gamme de moitié.

La crise traversant l’industrie automobile met à rude épreuve les constructeurs. Même ceux qui étaient historiquement les plus solides sont aujourd’hui menacés. C’est le cas de Volkswagen, qui entend mener une vague de licenciements sans précédent, avec 100 000 emplois en moins d’ici 2030. Le but est de limiter la casse face à une baisse anticipée des ventes en Chine et aux États-Unis.

Certains qualifieront certainement cette mesure de véritable casse sociale. Oliver Blume, le PDG du groupe Volkswagen, ne pouvait rester la bouche cousue face à de tels choix. Dans une interview accordée à Auto Express, il explique ainsi que sa marque assume « pleinement [sa] responsabilité envers l’ensemble de [ses] collaborateurs, [ses] partenaires et l’emploi industriel dans le monde entier ».

La moitié du catalogue sacrifiée pour sauver les meubles

Avant d’ajouter qu’ « au cours des prochaines années, nous investirons plusieurs centaines de milliards d’euros pour rendre nos marques emblématiques encore plus attractives, plus fortes et plus compétitives ». Vu le contexte actuel, l’objectif est pour le moins ambitieux, avec une marge opérationnelle de 9 % et un bénéfice annuel de 31 milliards d’euros d’ici 2030. Un tel fil rouge ne peut mener qu’à des décisions difficiles dans l’immédiat.

Outre la suppression de 50 000 postes supplémentaires en plus des 50 000 initialement prévus depuis 2024, c’est une importante réduction des gammes qui aura lieu. Volkswagen compte en ce sens rayer de son catalogue la moitié de ses modèles. Rien que ça ! Et en bonus, les gammes seront simplifiées de 75 %, ce qui signifie qu’il y aura moins de versions disponibles pour chaque modèle. L’objectif est bien entendu une rationalisation menant aux économies.

Quels sont les modèles et les marques sur la sellette ?

Cela se voit d’ores et déjà avec la disparition de modèles à faibles volumes comme la Volkswagen Jetta, la Porsche Taycan Sport Turismo et les Audi A1 et Q2. Les ventes des deux premiers véhicules faiblissaient à vue d’œil alors que celles des deux derniers ne dégageaient plus une marge suffisante. Le but est de revenir aux véhicules les plus porteurs, ce qui « profitera davantage au client ». On veut bien l’entendre, même si les raisons sont ailleurs…

Outre des modèles, ce sont carrément des marques entières qui pourraient disparaître. Même si aucune décision n’a encore été prise, Seat a des chances de ne pas passer la prochaine décennie. Cupra, qui dégage déjà de meilleurs bénéfices avec des produits plus attractifs, prendrait alors le relais. Le groupe reverra en parallèle ses objectifs de production à la baisse, avec 9 millions de véhicules d’ici 2030, contre près de 12 millions aujourd’hui.

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Source : Auto Express