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Quand Acer se prend pour Alienware

A l’assaut du marché des joueurs sur PC, Acer sort des configurations aussi musclées qu’audacieuses.

Dans la jungle, Arnold Schwarzenegger a eu bien maille à partir avec le Predator, qui s’est avéré être un adversaire plus que coriace. C’est sans doute en hommage à ce chasseur solitaire et farceur qu’Acer a nommé sa gamme de PC pour joueurs. Pour ceux qui ont vu ce chef d’œuvre du septième art, ce qui caractérise un Predator c’est la puissance de feu et la haute technologie de ses armes, en plus de son visage que nous qualifierons de «spécial».

Acer a donc repris ces deux particularités à son compte pour accoucher de sa nouvelle gamme Predator, dont les différents modèles ont pour doux noms Trooper (soldat), Crusher (celui qui écrase) et “Eliminator” (sic) pour le modèle le mieux équipé.

Parlons faciès : le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne passera pas inaperçu dans le salon Louis XV de votre grand-mère. Avec ses multiples charnières, ouvertures et vérins, il ressemble à une machine dont la portière avant se soulève comme le capot d’un vaisseau spatial. Non, il n’est pas franchement discret et ce n’est pas sa teinte orange métallisée flashy qui va atténuer cet effet de style.
Qu’on aime ou pas, il faut lui reconnaître l’originalité et l’audace du design comme de la conception. Seule une utilisation permettra cependant de voir si ce PC est aussi bien conçu et facile à manipuler qu’un Dell XPS 630 par exemple.

S’il ne dispose pas de laser à triangulation ni de trident électrique comme son homonyme bipède, le Predator d’Acer est tout autant surarmé, particulièrement l’Eliminator. Jugez plutôt : un processeur Core 2 Duo Extreme QX9650 à 3 GHz, 8 Go de RAM, deux GeForce 9800 GX 2 en SLI capitalisant 2 Go de RAM et pas moins de quatre disques durs dont deux Raptor 150 Go en Raid. Alors non, il n’est pas là pour permettre de jouer au démineur…

Basée sur une puce nVidia nForce 780i SLI -un chipset de joueur bien sûr -, la machine est copieusement équipée en matière de son (EAX 4.0, son 7.1, etc.), de ports d’entrée/sortie (8 USB 2, FireWire, SPDIF, etc.) et autres fanfreluches aux noms barbares. Mais, pingre ou fin comique, Acer facture la présence du Wi-Fi ou encore le port RJ pour le modem…

Il ne fait aucun doute que le PC est, même dans sa configuration de base, un engin de jeu puissant. Mais -car il y a un mais- Acer va se heurter à deux problèmes. Primo, il n’a pas de renommée dans le monde des joueurs, où Acer rime avec PC entrée (pour ne pas dire bas) de gamme. Pour palier cette absence de nom et de connaissance du monde du jeu, il va falloir, au-delà de la simple machine, proposer une qualité d’assemblage au niveau de l’exigence des joueurs fortunés – la pire espèce en matière de pinaillage de mégahertz et de dixième d’image par seconde. Et le SAV ainsi que les services aux joueurs joueront une part non négligeable dans cette guerre.
Le second problème d’Acer sera Dell qui, au travers de sa filiale Alienware domine déjà le marché du très haut de gamme -et les rêves des joueurs les moins riches. Dell sera d’autant plus sur sa route qu’il propose aux moins fortunés une gamme XPS compétitive.

La balle est dans le camp d’Acer et on attend ses machines avec impatience.

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Adrian BRANCO