Passer au contenu

Meta Ray-Ban : une association de consommateurs demande l’interdiction totale des lunettes connectées

Une association de protection des consommateurs néerlandais demande purement et simplement l’interdiction des lunettes connectées Meta Ray-Ban. Pour justifier cette demande, le groupe avance principalement trois points. En parallèle, les critiques envers ce type de dispositif se multiplient.

Un groupe de protection des consommateurs néerlandais (la Consumentenbond) demande purement et simplement le bannissement des lunettes connectées Meta Ray-Ban. La raison : celles-ci porteraient atteinte au respect de la vie privée. Pour appuyer ses propos, le groupe avance plusieurs points. Des points qui viennent s’ajouter aux nombreuses critiques qui ciblent aujourd’hui les lunettes connectées.

Une association de consommateurs demande l’interdiction des Meta Ray-Ban

Selon l’association des consommateurs néerlandais, le voyant LED censé avertir que les lunettes filment ne serait pas assez visible. De plus, le groupe affirme qu’il est toujours possible de cacher ce voyant pour filmer en toute discrétion. Meta avait déployé une mise à jour en juillet dernier qui bloquait la possibilité de filmer lorsque le voyant LED était masqué, mais le groupe de protection des consommateurs assure être parvenu à enregistrer une vidéo avec un autocollant recouvrant la lumière, après cette mise à jour. À noter que Meta a ajouté de nouvelles restrictions à ses lunettes en août dernier. 

Le groupe de protection des consommateurs néerlandais pointe également du doigt le fait que certaines des vidéos et photos prises avec les lunettes connectées Meta Ray-Ban sont directement envoyées à l’entreprise, ou à certains de ses prestataires, sans que l’on sache réellement ce qu’elle fait avec ces données. Une enquête publiée en 2026 par le quotidien suédois Svenska Dagbladet a révélé que des sous-traitants de Meta auraient pu accéder à des contenus sensibles capturés par les lunettes connectées de l’entreprise. Parmi les images consultables figuraient notamment des scènes montrant des utilisateurs aux toilettes ou dans des situations intimes. Meta a par la suite reconnu que certains prestataires pouvaient être amenés à examiner des contenus enregistrés par les lunettes afin d’améliorer « l’expérience » proposée aux utilisateurs.

L’étau se resserre autour des lunettes connectées

Les lunettes connectées suscitent de plus en plus de critiques en raison de risques pour le respect de la vie privée. Ce type de dispositif a été totalement interdit dans les 1 240 tribunaux de l’État de New York depuis le 20 juillet dernier. En France, la CNIL a lancé un appel à la vigilance concernant l’utilisation des lunettes connectées. Il ne s’agit là que de deux exemples illustrant l’inquiétude qui grandit autour de ce type d’appareil. 

Les plateformes de réseaux sociaux et les constructeurs de lunettes connectées sont bien conscients du problème et tentent de rassurer en prenant des mesures. Instagram a annoncé s’attaquer au « phénomène » des vidéos non consenties, tandis que HTC Vive a dévoilé les Vive Eagle, des lunettes connectées qui promettent un respect de la vie privée. Dans tous les cas, il est fort probable que les débats concernant les dispositifs qui filment en toute discrétion ne fassent que commencer. D’ailleurs, Meta travaillerait sur des lunettes connectées qui enregistrent tout en continu.

👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.

Source : Consumentenbond


Jérémy Olcina