Une vaste opération de police internationale vient de frapper le monde du streaming illégal. Coordonnée par la Bulgarie avec le soutien d’Europol, l’opération a mobilisé les forces de l’ordre de treize pays, dont la Belgique, la France, l’Espagne, l’Italie et les États-Unis. Entre septembre 2025 et avril 2026, l’opération, intitulée KRATOS 2, s’est attaquée au cœur des infrastructures qui animent l’IPTV illégal.
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Des réseaux complexes répartis dans plusieurs pays
En amont de l’offensive, les enquêteurs ont mené de longues investigations qui ont permis de mettre en lumière la sophistication des infrastructures criminelles. Comme l’explique Europol dans un communiqué adressé à 01net, on trouve des « réseaux criminels complexes » qui s’appuient « de plus en plus sur des infrastructures techniques sophistiquées, en dissociant les sites visibles par les utilisateurs des serveurs qui hébergent les contenus illicites ».
De plus en plus souvent, tous les pans de l’infrastructure sont répartis dans des pays différents, de façon à échapper aux autorités. En clair, un abonné qui pense regarder un match de foot depuis un service IPTV basé en France. En réalité, il peut se connecter à un flux hébergé aux Pays-Bas, géré par un réseau criminel bulgare, et facturé via une société écran irlandaise.
« Ces services exposent également les utilisateurs à des risques importants en matière de cybersécurité, notamment des infections par des logiciels malveillants, des logiciels espions, des vols de données et d’autres formes d’exploitation en ligne », déclare Europol.
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Des centaines de domaines signalés
Pour démanteler ces réseaux particulièrement complexes, les enquêteurs ont remonté toute la chaîne qui constitue le réseau criminel, en passant par des hébergeurs, les administrateurs techniques et tous les responsables financiers. Cette approche a « permis aux autorités de recueillir des renseignements sur les groupes criminels organisés opérant en coulisses et d’identifier les principaux suspects ».
Fort des informations récoltées, les forces de l’ordre ont interpellé 29 criminels, identifié 86 suspects et mené 148 perquisitions à domicile. En parallèle, 169 domaines ont été signalés et 27 332 URLs relayant vers des services IPTV pirates ont été supprimés. Dans son communiqué, Europol révèle que 72 autres enquêtes analogues sont encore et toujours en cours. Ces investigations découlent des informations récoltées dans le cadre de KRATOS 2.
Les offensives des autorités ne vont pas s’arrêter là. Les forces de police ont identifié 4 370 nouveaux sites liés au piratage et 18 331 adresses IP associées à des services illégaux. Au total, près de 400 000 URL ont été signalées pour suppression, ainsi que plus de 126 000 contenus illicites supplémentaires. D’autres actions sont donc à prévoir.
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