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Finies les particules de frein ? Cette invention révolutionnaire veut mettre un terme à cette pollution cachée

La pollution d’un véhicule n’est pas seulement causée par son moteur. Souvent sollicitées, les plaquettes de frein frottent les disques et relâchent des particules tout aussi nocives. L’allemand Schaeffler a justement trouvé une solution maligne au problème.

Les rejets de CO2 de nos chères voitures sont une obsession européenne depuis plusieurs décennies. L’attachement à la chose est juste, bien qu’incomplet pour se donner une idée précise de la pollution émise par les véhicules. Le CO2 n’est en effet pas le seul gaz rejeté par les voitures, ce qui fausse déjà le processus. Pire encore, il ne faut pas exclusivement se focaliser sur ce qui sort du fameux pot d’échappement.

Quand les roues s’attaquent à notre santé

Une pollution plus sournoise prend forme au niveau des roues. Nous n’allons pas parler des pneus, qui émettent aussi des particules, mais plutôt des freins, qui ne sont pas non plus innocents en la matière. Les plaquettes, qui frottent les disques pour créer une friction ralentissant le véhicule, s’usent et libèrent d’importantes poussières invisibles à l’œil nu. Ce n’est qu’en voyant les dépôts sur les jantes que l’on se rend compte des dégâts potentiels.

Le piège radical imaginé par les ingénieurs allemands

L’entreprise allemande Schaeffler, spécialisée dans la conception de composants pour l’industrie automobile, a trouvé une solution au problème. La manœuvre serait de regrouper le frein, l’actionneur et le circuit d’huile et de refroidissement dans un seul et même système fermé afin de piéger les particules de frein, mais pas seulement. Le bruit sera aussi réduit, au même titre que les entretiens, qui devraient être plus limités.

Comment dissiper la chaleur sans perdre en efficacité ?

Aussi, la résistance à la corrosion sera améliorée grâce à une meilleure protection contre l’humidité. Malin, même si cette réponse à un problème en enfante un autre : comment la chaleur sera-t-elle dissipée lors des freinages appuyés ? Si les freins deviennent trop chauds, ils perdront en efficacité, ce qui deviendra forcément dangereux. Schaeffler explique obtenir des coefficients de friction stables et des performances de freinage similaires.

Testée en conditions extrêmes sur le Nürburgring

Par quel moyen ? Via l’ajout d’un nouveau système de gestion thermique comprenant notamment des pompes hydrauliques de pression et d’aspiration secondées par plusieurs échangeurs de chaleur. Voici une véritable usine à gaz qui rend sceptique… L’entreprise tient là encore à rassurer en confrontant son idée au réel : ses freins ont été intensivement testés lors du championnat de course DTM sur le Nürburgring, du 14 au 16 août.

Le bouclier idéal pour les futures voitures électriques

Les éléments ont été placés sur une Audi R8 LMS GT2, une voiture de course pas franchement connue pour être économe en plaquettes. Les données récoltées serviront ensuite à développer un ensemble calibré pour les véhicules de série. Ce système devrait d’abord être intégré aux modèles électriques, dont les freins sont moins sollicités. De quoi satisfaire la future norme Euro 7 qui pourrait se pencher sur les particules émises au freinage.

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Source : Vision Mobility