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OpenAI fait une révélation inattendue sur la cyberattaque lancée par un ChatGPT tricheur

Deux IA d’OpenAI se sont échappées de leur cage numérique et ont piraté Hugging Face en toute autonomie. Une semaine après les faits, OpenAI révèle que la cyberattaque ne s’est pas limitée à la plateforme open source. On apprend aussi que l’IA cherchait à tricher à un examen lorsqu’elle s’est évadée. C’est pourquoi elle s’est attaquée à certaines cibles bien précises…

Deux modèles d’OpenAI ont défrayé la chronique. Échappés de leur environnement de test, ils se sont retrouvés sur Internet en exploitant une faille de sécurité. Les deux modèles ont ensuite lancé une cyberattaque contre la plateforme open source Hugging Face. Hors de tout contrôle, ils ont infiltré les serveurs de production. L’attaque a finalement été endiguée, mais elle a mis en lumière l’évolution et le danger potentiel des modèles d’intelligence artificielle en matière de cybersécurité.

Plus d’une semaine après cet incident « sans précédent », OpenAI révèle que Hugging Face n’était pas la seule cible des IA échappées de son laboratoire. Dans une mise à jour publiée le 28 juillet 2026, OpenAI a précisé que l’ampleur de l’incident dépassait largement l’intrusion survenue sur la plateforme. En réalité, l’une des IA s’est introduite dans au moins quatre comptes appartenant à des « services publiquement accessibles ». Pour arriver à ses fins, l’agent IA a simplement pioché dans des identifiants de connexion compromis, et exposés sur Internet.

A lire aussi : Après la « première cyberattaque » menée par l’IA, la victime demande des comptes à OpenAI

Les coulisses d’un hack historique

Parmi les victimes confirmées, on trouve un client de Modal Labs, une entreprise new-yorkaise à l’origine d’une infrastructure cloud pour l’entraînement et le déploiement de services d’IA. Akshat Bubna, directeur technique de Modal, révèle que l’IA d’OpenAI a exploité une vulnérabilité dans le code d’un client qui héberge certains produits sur son infrastructure. Ce client avait apparemment laissé une faille béante, permettant d’exécuter du code depuis internet directement dans ses propres environnements sécurisés. L’IA en a donc profité.

D’après les informations d’Axios, ce compte appartenait justement à une personne liée à ExploitGym, le benchmark de cybersécurité que l’agent d’OpenAI tentait de résoudre au moment de son évasion. En fait, le compte appartenait à un individu lié à CyberGym, le projet à l’origine du benchmark ExploitGym. Il est donc logique que l’IA se soit attaquée à ce compte. OpenAI avait en effet demandé à ses deux modèles de trouver la solution à cet examen, qui consiste surtout à repérer des failles et à les exploiter. C’est en tentant de résoudre cette énigme que les deux IA ont pris la décision de s’échapper sur Internet, pour se lancer à la recherche des bonnes réponses. En clair, l’IA voulait tricher en récupérant les corrigés de son test.

« Nous prenons au sérieux notre responsabilité d’identifier et de nous préparer aux risques liés à des systèmes d’IA de plus en plus performants », déclare OpenAI.

Sam Altman, PDG d’OpenAI, affirme prendre au sérieux l’incident, qu’il décrit comme un « véritable rappel des enjeux » de l’intelligence artificielle. Il estime même que ne pas être terrifié par cette cyberattaque revient à ne pas prendre l’IA assez au sérieux.

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Source : OpenAI


Florian Bayard