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10 points qui pourraient faire de Mega un succès

A quelques heures du lancement de Mega, difficile de diagnostiquer avec certitude le devenir de ce service. Une chose est sûre, il a de beaux atouts et pourrait bien rencontrer un succès colossal pour peu que les promesses soient tenues.

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Samedi en début de soirée, Kim Dotcom lancera Mega, le successeur de Megaupload, un an jour pour jour après sa fermeture par le FBI. De nombreuses questions se posent sur ce service que personne n’a encore vu fonctionner. Kim Dotcom a-t-il trouvé les appuis financiers nécessaires à la pérennité d’un service mondial ? Visiblement les fonds nécessaires au lancement ont été rassemblés, mais, pour la suite, l’appel au fond semble toujours d’actualité. Même question pour les partenaires techniques. Y en aura-t-il suffisamment pour permettre à la structure de Mega d’assurer une qualité de service irréprochable ?
L’avenir de Mega n’est donc pas forcément sans nuage, d’autant que la procédure qui oppose Kim Dotcom au Département de la Justice américaine n’est pas close. Loin de là. Difficile dès lors de ne pas imaginer qu'une armée d'avocats attend son lancement pour demander sa fermeture... Quoi qu’il en soit, alors que Mega dort encore, voici 10 raisons de penser que ce sera un succès.

1- Kim DotCom a pris quelques précautions avec la loi

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Instruit par une expérience douloureuse, le fondateur de Megaupload a appris de ses erreurs du passé. Il a ainsi pris deux précautions.
La première : ne pas déposer un nom de domaine dont l’extension est directement liée aux Etats-Unis : mega.co.nz. Ce dernier, inhabituel, est aussi un moyen très habile de montrer son attachement à la Nouvelle Zélande, pays qui pourrait l’extrader en août prochain…

La seconde : ne faire appel qu’à des partenaires pour l’hébergement des données qui ne sont pas soumis au Digital Millennium Copyright Act. C’est en utilisant cette loi que le FBI l’a attaqué. En prenante cette précaution, Kim Dotcom veut se prémunir des risques liés aux services de cloud computing, mais laisse aussi clairement entendre que son Mega pourrait être utilisé à des fins peu respectueuses du copyright.

Quoi qu’il en soit, à défaut de pouvoir garantir que rien ne s’interposera entre vos données et vous, ces précautions peuvent éventuellement rassurer l’utilisateur potentiel.

2 – Kim Dotcom n’a pas de concurrent réel

La nature a horreur du vide. Après la fermeture de Megaupload, ses utilisateurs se sont reportés sur des solutions concurrentes. Certaines offres sont d’ailleurs tout aussi alléchantes que celle de Kim Dotcom. Voire mieux structurées. Pour autant, aucune n’a réussi à émerger et à occuper le devant de la scène comme a pu le faire Megaupload en son temps. Il y a donc une concurrence, mais pas de « concurrent ». Des leaders, mais pas un acteur dominant. Une place à prendre, à reprendre pour Kim Dotcom ?

3 – Kim Dotcom propose une bonne capacité de stockage

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Avec ses 50 Go pour les comptes gratuits, Mega se situe dans la fourchette haute des solutions de stockage en ligne. Même si certains concurrents, comme RapidShare, mettent, eux, en avant un stockage illimité.
Quoi qu’il en soit, cette capacité d’hébergement est suffisante pour attirer les anciens de Megaupload et faire venir les premiers utilisateurs. Elle pourrait même les inciter à adopter par la suite des offres payantes, dont on ne connaît pour l’instant pas les détails.

4 – Kim Dotcom a pensé à la bande passante

Le géant allemand n’est pas un nouveau venu dans le domaine. Il sait bien qu’un des éléments essentiels au succès des services de stockage de données dans le nuage est la vitesse de connexion en téléchargement et téléverserment.
Evolution oblige, Kim Dotcom annonce qu’il ne misera plus seulement sur les gros datacenters ultra performants, mais plus faciles à circonscrire. Il fera aussi appel à des partenaires de toute taille.
Pour autant, Kim Dotcom cadre les caractéristiques techniques des plates-formes d’hébergement partenaires : 1 Gbits/s mininum de bande passante montante, avec une préférence pour une bande passante de 2 Gbits/s.
Par ailleurs, il avance un autre argument. En multipliant les points d’hébergement, il les rapproche obligatoirement des utilisateurs, ce qui devrait augmenter les chances d’avoir un bon débit.

5 – Kim Dotcom assure la sécurité de vos données et s’en lave les mains

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Contrairement à Megaupload, les données qui seront stockées sur les serveurs de Mega seront chiffrées à l’aide d’une clé que seul la personne qui mettra en ligne le fichier possédera. Autrement dit, il faudra cette clé pour pouvoir déchiffrer le fichier et le consulter.

Dans le cadre d’un partage de document, il faudra que cette clé soit fournie aux autres utilisateurs, sauf si l’équipe de Kim Dotcom a trouvé une autre solution.

Le chiffrement des données a l’avantage d’interdire à des yeux malintentionnés de savoir ce que sont les fichiers hébergés. Il permet également à Kim Dotcom de se prémunir contre toute responsabilité. « Vous détenez les clés de ce que vous stockez dans le nuage, pas nous », lit-on sur le site de Mega. Comment lui reprocher d’héberger des fichiers pirates s’il n’a aucun moyen de connaître ce qu’il héberge ? Sera-ce suffisant pour le protéger d’autres actions de la justice américaine, par exemple ? A voir.

6 – Kim Dotcom ne part pas seul

D’emblée, lors des premières révélations sur son service, Kim Dotcom a mis en avant la possibilité pour les hébergeurs et acteurs de bonne volonté de s’agréger à son projet grâce à des API et la mise en place d’hébergements « décentralisés ».
Reste à savoir si la sauce prendra et si les méthodes trouvées pour inciter les partenaires sont suffisamment alléchantes. A priori, la rémunération de ces partenaires devrait se faire via un versement d’une partie des recettes publicitaires. On lit en effet sur le site de Mega, dans la partie hébergement : « Si vous êtes intéressé, l’accord peut inclure les espaces publicitaires ».
La mise à disposition d’API et d’un kit de développement permettra à d’autres services ou même à des logiciels de se connecter à Mega. Ils pourront alors tirer parti de l’espace de stockage et du chiffrement des informations. Dans l’absolu, on peut même imaginer qu’une entreprise mette en place des serveurs Mega et stockent ses données chiffrées sur cet espace… si elle est partageuse de l’espace restant.

7 – Kim Dotcom a fait au plus simple pour les utilisateurs

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Mega sera Web et Web seulement. Pas besoin d’utiliser et d’installer un client sur chaque machine pour échanger des fichiers en ligne avec les meilleurs débits, comme c’était le cas avec Megaupload.
Tout passe par son navigateur, on choisit un fichier qui est téléchargé et chiffré à la volée. Kim Dotcom promet une gestion optimisée des téléchargements et téléversements de manière simultanée. Et comme les navigateurs ne sont pas toujours les meilleurs outils pour mettre en ligne des fichiers, il y aura une fonction de reprise des téléchargements/téléversements. Il sera évidemment aussi possible d’accéder à cet espace comme à disque dur distant monté sur votre ordinateur.
Par ailleurs, la simplification sera également appliquée à la gestion des répertoires et à leur partage. « Avant, vous deviez créer et mettre à jour les dossiers manuellement. Maintenant, vous avez un vrai système de fichier dans le cloud à portée de main ». Mieux, il inclut « un système de partage de dossier entre différents comptes pour une collaboration en ligne facilitée ». Collaboration en ligne ? Vraiment…

8 – Kim Dotcom veut assumer l’héritage de Megaupload

Tweeter quelque chose ne mange pas de pain et n’engage en rien. Mais quand le site de microblogging est le principal canal de communication d’une personne, mieux vaut qu’elle ne dise que ce qu’elle pense et veut faire.
Ces derniers jours, via Twitter, Kim Dotcom a annoncé travailler avec l’EFF à faire en sorte que les utilisateurs de Megaupload puissent récupérer leurs données. Ici, rien de nouveau, mais l’annonce n’a rien d’anodin dans ce contexte de pré-lancement.
Kim Dotcom a également déclaré avoir consulté ses avocats pour savoir si les utilisateurs payants de Megaupload, Premium et plus, pourraient bénéficier de la reconduite de leur abonnement dans ce nouveau service. « Nos avocats disent que nous ne pouvons pas pour l’instant. Mais nous y travaillons ». Deuxième annonce loin d’être anodine…
Pour ceux qui en doutaient encore, Mega est donc bel et bien un Megaupload 2.0.

9 – Kim Dotcom sait créer le buzz

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On l’a vu sur Twitter et au fil d’interviews accordées avec un savoir-faire consommé, Kim Dotcom est le roi du buzz et de l’occupation de l’espace médiatique. Il a réussi, en l’espace d’un an, à passer du rôle de roi des pirates, qui s’est fait de l’argent avec les échanges de fichiers des autres, à celui de Robin des Bois chantant du XXIe siècle se battant pour nos libertés.
Les révélations successives qui ont entaché l’affaire Megaupload l’ont d’ailleurs bien servi en le plaçant dans le rôle de l’homme seul face à la machine toute puissance téléguidée par les ayants-droits américains.
La fête, a priori colossale – avec accréditation pour la presse – qu’il prépare à l’occasion du lancement de Mega, n’est que la dernière pierre apportée à l’édifice de communication qu’il a construit en quelques mois.

10 – Kim Dotcom doit-il craindre les offres légales et la surveillance

Il suffit de consulter les rapports de l’Hadopi ou de la SCPP, la société qui gère les droits des producteurs de musique, pour voir que les instances de régulation se félicite d’avoir endigué l’engouement, si ce n’est l’utilisation, des réseaux Peer to Peer pour le partage de fichiers illégaux. Le P2P est surveillé, mais les autres solutions pour télécharger sont pour l’instant toujours épargnées.
Mega reprend donc ce qui a fait le succès de Megaupload – mis à part l’offre de lecture en streaming, semble-t-il – en compliquant la tâche des défenseurs des intérêts de l’industrie et des ayants droits.
Par ailleurs, si les offres d’accès à du contenu légal se sont enrichies et ont mûri en un an, le décollage tarde à se faire. Même si l’adoption de la SVOD, à savoir la VOD par abonnement, a grandement pris de la vitesse en 2012 et devrait croître de manière constante et importante d’ici 2020 à en croire une étude Idate.
Une fois encore, la clé de réussite de Mega pourrait bien être à chercher du côté de l’échec des offres payantes à être suffisamment attractives, simples et riches.
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