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En France, Amazon diviserait ses impôts au moins par trois

En 2011, le site de vente en ligne n’a payé en France que 3,3 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices. Si l’on se réfère à son activité réelle, il aurait dû payer 10 à 30 millions d’euros.

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Mise à jour du 14 novembre 2012

Selon BFM Business, Amazon n’a payé que 3,3 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices pour son exercice 2011. Le site d’information économique obtient ce résultat en compilant les sommes payées par ses cinq filiales actives en France. Ainsi, Amazon ne déclare dans l’Hexagone qu’un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros, soit un bénéfice net de 5 millions d’euros. L’impôt sur le bénéfice est donc en conséquence.

C’est très faible par rapport à l’activité réelle d’Amazon en France. Selon Euromonitor, le site de vente en ligne a généré l'an dernier un chiffre d’affaires estimé à 1,3 milliard d’euros, ce qui laisse supposer, avec une marge avant impôt comprise entre 2 et 5 %, un bénéfice avant impôt de 30 à 80 millions d’euros. Amazon devrait donc payer 10 à 30 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices. Soit au moins trois fois plus.

Article publié le 13 novembre 2012
Le fisc réclame 252 millions de dollars à Amazon
Le géant de la vente en ligne ferait converger des revenus réalisés en France vers le Luxembourg.
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Après Google et Microsoft, c’est au tour d’Amazon d’être dans le collimateur du fisc français. L’administration réclame 252 millions de dollars (200 millions d'euros) au distributeur américain en ligne Amazon.com, en arriérés d'impôts et en pénalités pour les années 2006 à 2010. C’est la société elle-même qui l’indique dans un document financier destiné aux autorités boursières américaines, consultable sur son site (10-Q SEC Filling, du 26 octobre 2012, page 15, 5e paragraphe).
Amazon se dit en « désaccord » avec l'estimation de l'administration fiscale française et fait part de son intention de la contester « vigoureusement ». Il est prêt à « faire appel à tous les recours administratifs à sa disposition » et, le cas échéant, à « envisager d’engager un contentieux judiciaire » si aucun accord amiable ne peut être conclu. Un accord similaire a déjà été obtenu avec l’administration fiscale japonaise, pour son activité entre 2006 et 2012, en précisant que le montant d’arriérés d’impôts qui en résultait « n’était pas significatif ».

Optimisation fiscale

Mais que reproche le fisc français à Amazon ? Le document financier explique que le contentieux porte sur « l'allocation des recettes entre différentes juridictions étrangères » où le groupe est présent. Amazon fait ainsi référence au fait que ses activités commerciales françaises sont pilotées depuis son siège européen du Luxembourg, un pays où la fiscalité est plus légère que celle pratiquée en France. En clair : Amazon ferait rapatrier les revenus réalisés dans l’Hexagone vers le Luxembourg. Une « optimisation fiscale » que n’apprécie pas le fisc français.
C’est d’ailleurs exactement ce qui est reproché à Google, sauf que ce dernier ferait converger ses revenus vers l’Irlande, et non le Luxembourg. Selon Le Canard, le fisc français réclame au géant du Web la coquette somme de 1,7 milliard d’euros, pénalités et amendes incluses. A côté de lui, Amazon fait donc figure de petit joueur, si l’on peut dire. Toujours selon Le Canard, Microsoft serait dans la ligne de mire du fisc, toujours pour la même combine : facturer en Irlande des travaux réalisés en France.
Retrouvez notre dossier sur le fiscalité des des géants de la High Tech
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