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IP-Label : hausse de la qualité d'Internet en France

Depuis plus de cinq ans, IP-Label mesure pour 01net. les performances des opérateurs et l'évolution de leurs prestations triple play. Ce baromètre revient avec une nouvelle version du protocole de tests.

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En cinq ans, le paysage de l'Internet français a profondément changé. Le haut débit s'est généralisé ainsi que ses usages multimédias. A l'occasion de l'arrivée de la version 3 du protocole de tests, nous avons cherché à nous retourner sur le trajet parcouru afin de voir si l'explosion du Web s'était traduite par une amélioration globale de la qualité de service et jusqu’à quel point.

Une explosion du nombre d’internautes

Selon l’Arcep (l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), la France comptait 12,7 millions d’internautes abonnés en haut débit à la fin 2006 (contre moins de 2 millions en 2001).
Cinq ans plus tard, fin 2011, elle en compte 22,8 millions ! Un chiffre à rapprocher des 30 millions de ménages estimés en France par l’Insee. Ces chiffres ne prennent évidemment pas en compte la connexion à Internet par téléphonie mobile et ne concernent donc que l’ADSL, le câble et la fibre optique.
Pour accueillir ce quasi doublement d’internautes, il a évidemment fallu que les opérateurs doublent leur capacité d’accueil dans le même temps. Sauf que les investissements n’ont pas nécessairement suivi la même courbe, comme le démontre l’Arcep dans son rapport 2010. On peut dès lors se demander si la qualité de la fourniture Internet en France a globalement progressé ou pas.


Une qualité indéniablement en hausse

Parce que les protocoles de mesure ont considérablement changé, il n’est réellement possible d’évaluer l’évolution de la qualité de service que sur les trois dernières années.
Sur Paris, elle n’est plus descendue sous la barre des 85 points, sur 100 possibles, depuis mars 2010 (85 points définissant la frontière entre une qualité de service « bonne » et « très bonne ») !


Alors, certes, il existe des variations d’une semaine à l’autre mais celles-ci sont de plus en plus faibles avec le temps, ce qui démontre également une amélioration générale. Et si la province ne profite pas tout à fait des mêmes prestations, elle s’est, elle aussi, stabilisée au-delà des 85 points 
Une amélioration que l’on constate notamment sur les débits moyens mesurés en téléchargement (download) de fichiers.


Télévision et téléphonie

La progression n’est pas aussi sensible ni aussi visuellement flagrante sur les autres prestations triple play que sont la téléphonie et la télévision. Et pourtant, les progrès sont là aussi sensibles et réels.
En matière de téléphonie, ce que l’on constate, c’est que les opérateurs ont réussi à maintenir une qualité quasi constante semaine après semaine depuis le début de l'année 2011. Tous affichent un indice MOS supérieur à 4,2 (4 étant la valeur à partir de laquelle un interlocuteur considère la qualité de la communication téléphonique comme « très bonne »).
Seules les communications à l’international peuvent encore sensiblement progresser, même si on est souvent aujourd’hui à des niveaux similaires à ceux de la téléphonie classique.


Côté télévision, les progrès les plus flagrants ont été réalisés en matière de zapping. Alors qu'en 2006, les temps de zapping entre deux chaînes pouvaient dépasser les quatre secondes et demie, ils dépassent rarement, en 2012, les 2,2 secondes (la moyenne étant même de 1,6 seconde). La qualité des images s’est aussi largement améliorée. Non seulement, elle est désormais beaucoup plus constante, mais les gels d’image sont bien moins fréquents depuis 2010.


Le service aux utilisateurs

Reste que les utilisateurs ne sont pas intéressés que par la qualité technique du service. Le support et la réactivité de l’opérateur en cas de panne sont des critères importants à leurs yeux qui sont surveillés par l’Arcep depuis le milieu de l’année 2010. Vous pourrez consulter les résultats FAI par FAI.
Ce qui nous intéresse ici, c’est la vue générale et nous avons donc réalisé une moyenne à partir des chiffres de l’Arcep. Trois indicateurs permettent d’avoir une idée de la prestation des FAI en matière de support.
Le premier indique le taux de pannes sur les trente premiers jours qui suivent l’installation. Celui-ci tourne autour de 11 % (ce qui nous paraît d’ailleurs assez élevé) et se révèle relativement stable de trimestre en trimestre.


Le deuxième est plus intéressant. Il indique le taux mensuel de pannes au-delà de la première période de trente jours. Et si l’on en croit les chiffres de l’Arcep, les choses sont plutôt en amélioration, ce qui est rassurant et tend à prouver une certaine fiabilité des infrastructures une fois les choses mises en place.
Le dernier indicateur est en revanche beaucoup plus inquiétant. Il indique le taux de défaillances réparées en moins de 48 heures. Chacun voudrait évidemment voir son matériel réparé dans la seconde. Ce qui n’est pas toujours possible. Arcep et opérateurs considèrent comme satisfaisante une réparation réalisée en moins de deux jours. Or ce taux est en baisse. 85 % des défaillances étaient réparées dans ce délai en juin 2010. Fin 2011, ce taux a chuté aux alentours des 79 % ! C’est donc bien sur ce critère de réactivité que les opérateurs doivent concentrer leurs efforts.


Le baromètre des FAI (IP-Label)

agrandir la photo

Le baromètre hebdomadaire d’IP-Label reprend du service sur 01net avec une nouvelle version du protocole de tests, modernisé pour prendre en compte les évolutions techniques et les progrès réalisés par les opérateurs ces derniers mois, mais aussi afin de mieux analyser les variations des prestations au fil de la journée et mieux cerner les éventuelles saturations des réseaux.

Mais pourquoi les résultats varient-ils d’une semaine sur l’autre ? Il faut savoir que non seulement les opérateurs sont tributaires des pannes et dysfonctionnements des matériels qui composent leur infrastructure mais qu’ils peuvent aussi en ajuster différents paramètres, toute la difficulté étant de trouver un bon équilibre entre les différentes prestations proposées et les usages de leurs internautes. Les accords de peering et le nombre d’utilisateurs connectés à l’ensemble de l’infrastructure (mobiles compris) influent également sur les prestations générales.

Comment interpréter les résultats de la semaine

Les mesures V3 ne sont pour l’instant disponibles que pour la province, le temps d’adapter les autres environnements de prise de mesures aux nouveaux scénarios de tests. En outre, démarrage oblige, il n’est pas possible de tirer des conclusions avec les semaines précédentes, les tests n’étant pas identiques.
Toutefois, les premières mesures ne sont pas sans intérêt.

Cable vs ADSL
Pour les analyser, vous devez d’abord ne pas perdre de vue que, d’une manière générale, les débits proposés par le câble sont supérieurs à ceux de l’ADSL ce qui permet, pour certains usages, une qualité d’utilisation perçue meilleure. C’est intrinsèquement lié aux qualités et défauts de ces deux technologies radicalement différentes ! Il est cependant important de signaler qu’au fil des années, les performances générales de l’ADSL se sont rapprochées de celles du câble, ce qui n’est pas un mince exploit de la part des FAI. Rappelons par ailleurs, que seuls quelque 9,4 millions de logements français ont effectivement aujourd'hui le choix entre ADSL et câble.

Relativiser et scruter les détails
Ensuite, il faut savoir relativiser les résultats affichés. Si on prend l’exemple de Free, l’opérateur arrive en troisième position des offres ADSL en matière d’accès Internet (data). Sa note subi l'impact de performances de navigation Web plutôt bonnes mais pourtant significativement inférieures à celles des autres (à l’exception de SFR particulièrement faible sur cette mesure cette semaine). En revanche l'opérateur arrive en pôle position des opérateurs ADSL pour les autres usages Internet que sont les téléchargements de fichiers ou le jeu en ligne. Selon ce qui compte le plus aux yeux de l’utilisateur, il préfèrera tel ou tel opérateur.
Dans un même ordre d’idée, on relèvera que l’ADSL d’Orange, cette semaine, fait mieux que les opérateurs câble en matière de téléphonie et prend la tête du classement dans ce domaine !
De même les notes générales de télévision peuvent paraître assez basses. Pourtant, elles démontrent une vraie maturité des offres IPTV notamment parce que les performances observées sur la province se révèlent assez similaires à celles qui étaient constatées sur Paris dans nos précédents tests (la télévision en province n’était pas mesurée jusque-là).

Des échecs partagés
Autre donnée intéressante, la disponibilité. On notera qu’aucun des opérateurs n’a réussi à afficher une disponibilité parfaite (100 %) sur les trois domaines de mesure (Internet/téléphonie/télévision). Or la disponibilité du service est sans doute la première attente de tout utilisateur. Mais celle-ci dépend à la fois de stabilité de l’infrastructure des opérateurs (et notamment des DSLAM et des DNS) que de celle des box elles-mêmes ! En la matière, aucun opérateur n’a donc atteint la perfection !
La plupart des échecs en matière de disponibilité sont d’ailleurs relevés sur la téléphonie. Au total, IP-Label a mesuré 32 échecs sur 15 778 appels, ce qui ne représente que 0,20 % des tentatives. Un taux faible, mais supérieur à celui de la téléphonie classique. Cependant, l’essentiel des échecs furent relevés sur les appels à l’étranger.

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Avis sur «IP-Label : hausse de la qualité d'Internet en France»

 

Classement IP Label: Le retour des mensonges!

de prometheus , posté le 20 mars 2012 à 15h36
Ce n'est pas parce que l'on ne parlait plus de ce torchon qu'est le classement des FAI qu'il fallait croire que vous alliez pouvoir le réintroduire en "première page".

Il y a été rappelé à de nombreuses occasions que ce classement n'avait aucune légitimité de par la méthodologie employée pour le réaliser.

Car faire des mesures sur une seule ligne dans 3 villes de France et encore cela dépend de chacune des composantes des offres triple play, c'est vraiment une méthode de charlatan.

De plus, je ne parle pas des graphiques biaisés de la grande époque du classement qui permettaient de montrer l'écrasante supériorité du premier du classement sur ses concurrents alors que les écarts n'étaient pas significatifs. Et pour compléter le tableau, on peut rajouter que Free bizarrement était toujours classé dernier ou avant dernier même quand il lui arrivait parfois d'être premier dans une catégorie.

Ah, j'oubliais également de rappeler la confusion entretenue entre les offres ADSL et câble, ce qui permettait a un moment de classer numéricâble systématiquement premier malgré les multiples problèmes de ce FAI.


Alors non, il est hors de question que les lecteurs de ce site acceptent le retour du tissu de mensonges qu'est le classement des FAI. Qu'il reste dans son cloaque boueux au fin fond du site et qu'il ne vienne pas induire en erreur les consommateurs.

Car rien que la lecture de l'encadré gris qui se trouve juste après l'article montre que l'on prend le lecteur pour un idiot. Ce texte est rempli d'artifice de rhétoriques destiné tenter de tromper les détracteurs du classement et à endormir les autres afin de pouvoir par la suite faire à nouveau passer le message commercial et biaisé qui est la justification de ce classement.
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Mesures de l'Internet Français

de Geek , posté le 20 mars 2012 à 17h15
Bonjour,

La méthodologie a évoluée et les mesures d'IP Label ne sont pas seulement effectuées depuis des box à Paris et à Nantes mais également depuis un ensemble de sites Internet dont 01net pour la partie Internet.

Grosso modo notre partenaire IP Label mesure l’activité de plusieurs millions d’Internautes. Cette mesure n’est pas la vérité absolue. C’est une tendance observée du comportement non pas de box mais essentiellement de l’infrastructure mise à disposition pour profiter de la télévision sur IP, de la téléphonie sur IP et de l’Internet depuis les box employées et depuis un ensemble de sites Internet participant à l’audience globale de l’Internet français.

Et cette mesure – toutes choses égale par ailleurs – nous donne des indicateurs d’une semaine à l’autre.

Nous ne confondons pas le câble et l’adsl et avons vocation à indiquer et à étendre l’ensemble de nos mesures à l’ensemble des technologies misent à disposition du grand public. Car oui si vous avez le choix entre de la télévision via une solution câble et via l’adsl il est préférable de pouvoir comparer. C’est une information consommateur.

Pour ce qui est de savoir si IP Label est légitime pour mesurer, oui ils le sont. L’ensemble des FAI participe à l’élaboration comme à la validation de cette méthodologie sous le regard de l’Arcep.

Dorénavant ces mesures seront accompagnées d’un article toutes les semaines mettant en relief les forces et faiblesses de l’Internet français.

Bonne journée

Thierry Derouet
Directeur de la rédaction
01net
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Information consommateur?

de COYOTE51 , posté le 21 mars 2012 à 13h22
Le banc d'essai des FAI n'a aucun intérêt excepté pour les parisiens et les Nantais...en encore!
La France ne se résume pas à ces 2 villes et les pauvres et bêtes provinciaux ne savent quel est le meilleur FAI dans leur village...Beaucoup se rassurent en prenant l'opérateur historique et en s'imaginant qu'en cas de problème, la boutique n'est pas loin....Malheureusement, il est impossible de comparer de manière parfaitement juste les FAI.
Beaucoup de gens n'y connaissent rien et avalent ce qu'on leur sert pour vérité (vous n'aurez pas de meilleur débit que chez nous, etc..) d'autres ont des problèmes de connections et passent leur temps à râler alors qu'ils ont, par exemple, encore des condensateurs dans leurs prise téléphoniques.... Et dans ces comparatifs, on ne tient pas compte du facteur humain propre à chaque secteur: je pense par exemple à une connaissance qui n'y connaissait pas grand chose et qui avait des problèmes sur sa ligne. un technicien a dit qu'il ne pouvait rien y faire, que le problème venait de la ligne elle-même et de l'éloignement du DSlam, etc...Impossible d'avoir la TV en raison du débit insuffisant. Elle est passé chez Free et a demandé la visite d'un technicien. Résultat, plus de problème de connection internet et la TV HD!!!!
Ce que je veux dire par cette illustration, c'est que presque chaque cas est particulier, et que ce qui est vrai pour l'un, est peut-être l'inverse pour l'autre 50m plus loin...
Moralité, seule l'expérimentation permet de savoir quel est le meilleur FAI pour soi, alors ne pas s'engager et ne pas hésiter à se désabonner et essayer plusieurs FAI pour trouver celui qui répond aux attentes propres à chacun...

Je ne suis là pour blâmer personne, mais simplement pour donner l'avis d'un simple provincial non spécialiste en la matière....
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Pas faux

de Geek , posté le 21 mars 2012 à 17h05
Vous avez raison. Ces tests ne sont pas une moyenne nationale mais des tests de QoS c'est à dire de qualité de service réalisés depuis plusieurs points de mesure.

C'est un grand sondage permanent lequel nous donne des indicateurs sur l'évolution d'une semaine sur l'autre de la qualité de l'infrastructure mise à disposition par les FAI depuis les box observées.

Prochainement nous réaliserons une vidéo qui donnera un meilleur éclairage sur ces tests. Ce qui évitera de tout confondre, car je le reconnais ce sujet n'est pas très simple à appréhender.

Ce n'est donc qu'un observatoire d'une réalité observée toutes choses égales par ailleurs. La méthodologie est associée aux tableaux de résultats et une fois encore personne ne cherche à tromper personne. C'est transparent.

C'est la raison pour laquelle les tests de notre partenaire IP Label sont accompagnés d'un article rédigé par l'un de nos journalistes avec maintenant des explications sur les évolutions de l'Internet en France. Nous apportons un éclairage et des explications pour que ces tests ne soient plus mal interprétés. C'est vrai que par le passé l'un de nos FAI était régulièrement dernier. Il y a très certainement une explication logique derrière. Mais une fois encore, ce n'est pas une mesure statistique, c'est un test de QoS réalisés dans des conditions identiques d'une semaine sur l'autre. Mais que personne ne se trompe, les FAI sont tous traités sur un même pied d'égalité.

L'objectif pour nous est d'observer sur la durée les évolutions de cette QoS.

Bien entendu, chacun d'entre nous a la possibilité de constater tous les jours la constance ou non de son FAI, sachant qu'effectivement personne n'a la possibilité d'accéder au même débit que son voisin. En revanche, ces mesures, lesquelles sont considérables (le travail est réel), mettent en lumière la QoS de l'infrastructure de l'opérateur sur l'Internet, la TV IP et la téléphonie sur IP depuis les points observés. Rien de plus et rien de moins. C'est un choix.

Enfin une fois encore comparer le câble, l'ADSL et la fibre optique côté QoS pour un usage identique a du sens. L'interdire serait aussi absurde que d'empêcher la comparaison entre un moteur essence et un moteur diesel, une puce Apple A5+ à une puce nVidia Tegra.

Bref c'est un choix que nous avons fait. Et nous assumons ce choix.

Bon là dessus, rendez vous la semaine prochaine pour la suite de nos aventures.

Si vous avez à y redire, dialoguons. Mais dans le respect et la pertinence des propos.

Thierry Derouet
Directeur de la rédaction
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n'importe quoi

de tartuffe_rit , posté le 21 mars 2012 à 13h16
Lorsque je voit les débits en grande banlieue voire en banlieue (IdF) je me demande comment l'on arrive aux presque 18000 (et même aux plus de 8000 provinciaux).
Avec un débit plus fréquemment à 1000 ou, au mieux, 1500 il faudrait que le taux supérieur à 15000 soit de 50% minimum,peu vraisemblable.

Naturellement si l'on inclut le câble dans le calcul,les résultats sont déjà biaisés (ainsi à Béziers il n'y a, apparemment, pas le câble) et si l'on ne fait pas l'addition débit à débit constaté, au lieu de celui annoncé, le résultat ne peut être qu'invraisemblable.
Encore faudrait-il connaître la méthodologie des sondages effectués.
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