La Hadopi veut garder la haute main sur les logiciels de filtrage
Les propos de la SCPP sur sa volonté de commercialiser des logiciels de filtrage contre le direct download ont fait bondir la Hadopi, qui rappelle à l’ordre les ayants droit.
Le 30 juin dernier, Marc Guez, directeur général de la SCPP (1), confiait à 01net. sa volonté de lutter plus efficacement contre les contenus illicites disponibles sur les sites de téléchargement direct (direct download). Il évoquait alors des travaux menés avec des éditeurs spécialisés sur des logiciels de filtrage. Ces outils pourraient être installés par les entreprises ou par les particuliers eux-mêmes pour bloquer le chargement de contenus illicites.
Ces propos ont fait bondir la Hadopi, qui s’est fendue d’un communiqué le 6 juillet. L’autorité « met en garde contre le développement de technologies de reconnaissance des contenus et de filtrage en dehors du cadre prévu par la loi et appelle à conduire ces travaux dans une démarche ouverte et transparente ». Un rappel à l’ordre en bonne et due forme à l’intention des ayants droit.
Chasse gardée de la Hadopi
La Hadopi voit ainsi d’un mauvais œil l’appel de la SCPP à plus de « fermeté » à l’égard du direct download et sa tentation de mener ses propres expérimentations de technologies de filtrage. Elle rappelle que le législateur lui a confié (2), à elle, cette mission d’encadrer la mise à disposition du public de solutions techniques de protection des droits de propriété intellectuelle.
Pourquoi tant de fermeté ? Parce que, estime la Hadopi, les technologies de filtrage sont hautement sensibles, qu’elles mettent en jeu la neutralité du réseau et la protection de la vie privée. C’est la raison pour laquelle elle déconseille « aux utilisateurs de recourir à des solutions de reconnaissance des contenus et de filtrage réalisées en dehors du cadre légal ».
La SCPP n'a pas commenté le communiqué de l’autorité, mais elle affirme que ceux qui développeraient de tels logiciels de filtrage devraient bien entendu respecter la loi et les missions confiées à la Hadopi. Fin de la polémique.
(1) SCPP : Société civile des producteurs phonographiques.
(2) Le Code de la propriété intellectuelle précise la mission de la Hadopi : « Elle évalue, en outre, les expérimentations conduites dans le domaine des technologies de reconnaissance des contenus et de filtrage par les concepteurs de ces technologies […] »
(2) Le Code de la propriété intellectuelle précise la mission de la Hadopi : « Elle évalue, en outre, les expérimentations conduites dans le domaine des technologies de reconnaissance des contenus et de filtrage par les concepteurs de ces technologies […] »
Hadopi ou l'exact inverse de ce qu'il faudrait faire
de
yt75
, posté le 07 juillet 2011 à 16h58
Hadopi est une profonde niaiserie qui fait exactement le contraire de ce qu'il faudrait faire, c'est à dire favoriser la diffusion légale d’œuvres à travers la mise en place de tiers de confiance gérant des bibliothèques personnelles, tiers de confiance ayant une interdiction stricte de regarder dedans ou d'en publier le contenu, et fonctions éditeurs et magasins en ligne complétement séparées de la fonction "notariale" "tiers de confiance".
Répression ? Sur les centres et non utilisateurs finaux, P2P vaste hypocrisie dans les termes, toujours des centres dans le piratage du fait de la nécessité de constituer des catalogues. Un peu plus développé ci-dessous :
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/piratage-hadopi-etc
Aucune offre légale non monopolistique, non pénible pour les utilisateurs, et respectant le caractére privé de leurs bibliolhèques (disco, video, sito thèques) ne peut se mettre en place sans ces "tiers de confiance" et "comptes de licences contrats" personnels associés.
Répression ? Sur les centres et non utilisateurs finaux, P2P vaste hypocrisie dans les termes, toujours des centres dans le piratage du fait de la nécessité de constituer des catalogues. Un peu plus développé ci-dessous :
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/piratage-hadopi-etc
Aucune offre légale non monopolistique, non pénible pour les utilisateurs, et respectant le caractére privé de leurs bibliolhèques (disco, video, sito thèques) ne peut se mettre en place sans ces "tiers de confiance" et "comptes de licences contrats" personnels associés.
consternant
de
cathy6666666669999
, posté le 07 juillet 2011 à 17h39
Morte de rire !
l'hadopi sombre dans le grand guignol...
Est ce que la raison va revenir un jour sur le dossier créateurs/culture ?
l'hadopi sombre dans le grand guignol...
Est ce que la raison va revenir un jour sur le dossier créateurs/culture ?
On vire et On ferme Hadopi
de
bfsbfbfgbfg
, posté le 07 juillet 2011 à 20h13
Il faudrait être un peu stupide d'installer n'importe quel truc de flicage, que cela soit de l'Hadopi ou des maisons de disques sur son ordinateur.
Et puis tant qu'on y est, pourquoi ne pas autoriser les maisons de disques à vérifier par intrusion tous les ordinateur de France ?
Hadopi travail pour les maisons de disques, c'est pas bien de critiquer son patron, même si c'est le contribuable qui paye le salaire, les frasques de l'Hadopi.
Donc, le patron c'est moi, nous, Hadopi coute trop cher, ne sert à rien, on vire et on ferme l'Hadopi.
Et puis tant qu'on y est, pourquoi ne pas autoriser les maisons de disques à vérifier par intrusion tous les ordinateur de France ?
Hadopi travail pour les maisons de disques, c'est pas bien de critiquer son patron, même si c'est le contribuable qui paye le salaire, les frasques de l'Hadopi.
Donc, le patron c'est moi, nous, Hadopi coute trop cher, ne sert à rien, on vire et on ferme l'Hadopi.
ils en sont là
de
sortilege06110
, posté le 07 juillet 2011 à 21h47
il serait amusant de demander à ce monsieur des détails techniques sur la façon dont il compte procéder...Hadopi, incapable de faire quoique ce soit, sous traite déjà tout, au prix fort, pour un résultat proche du zéro absolu, je suppose que ce monsieur compte faire de même, fouiller dans la poche des français pour financer, et faire faire...
Gratuit jamais !
de
Papounet17000
, posté le 08 juillet 2011 à 05h34
Ce que veut hadopi c'est de pouvoir distribuer le logiciel de flicage.
Comme cela il sera payant point barre.
Il ne faut surtout pas que d'autres en créer des mieux qu'eux et qu'il le mette en ligne gratuitement ce serait un gros manque à gagner pour eux.
Quoi qu'il arrive, ils veulent que l’internaute paie toujours plus.
Comme cela il sera payant point barre.
Il ne faut surtout pas que d'autres en créer des mieux qu'eux et qu'il le mette en ligne gratuitement ce serait un gros manque à gagner pour eux.
Quoi qu'il arrive, ils veulent que l’internaute paie toujours plus.
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