Flou sur la suppression des comptes Facebook des élèves harceleurs
Selon Le Monde, le projet de suppression du profil Facebook d'élèves auteurs de harcèlement est abandonné. Mais le ministère de l'Education promet de faire le point sur les réseaux sociaux prochainement.
Les élèves convaincus d'avoir harcelé leurs condisciples sur Facebook verront leurs comptes supprimés. C'est ce qu'avait promis au début du mois de mai Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, lors des Assises nationales sur le harcèlement à l'école. Une incertitude pesait alors, Facebook semblant gêné aux entournures par cette déclaration et le ministère se réfugiant derrière un « accord de principe » devant encore être précisé.
« Une campagne d’information nationale à l’automne »
Selon le site de nos confrères du Monde, cette idée est purement et simplement abandonnée. Le journal le déduit du compte-rendu du Conseil des ministres du 18 mai dernier, qui n'évoque pas la mesure, mais « une campagne d’information nationale (…) à l’automne, à partir d’un site Internet spécifique », l'intégration du harcèlement (y compris en ligne) aux thèmes de travail des « comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté et des instances de la vie lycéenne », ainsi que l'élaboration d'un guide « présentant (…) les procédures à suivre pour traiter les cas de harcèlement entre élèves sur Internet ».
Rien sur ladite suppression de comptes Facebook, ni sur un quelconque partenariat. Une porte-parole du ministère de l'Education nous précise que cette absence ne signifie pas l'abandon du projet. « On ne peut pas en dire plus pour l'instant. Une telle initiative soulève forcément beaucoup de questions, notamment juridiques. Le ministre tiendra bientôt une conférence de presse pour évoquer le sujet des réseaux sociaux ». Effet d'annonce, ou pas, la suppression des comptes Facebook ? Nous serons bientôt fixés.

Avis sur «Flou sur la suppression des comptes Facebook des élèves harceleurs»
Edifiant !
de
Nacyl
, posté le 20 mai 2011 à 17h25
Deux problèmes, deux poids, deux mesures.
D'un côté hadopi organe de lute contre les vilains pirates mangeurs de bébés et destructeurs de pouvoirs d'achat chez les millionnaires de l'industrie du disque, de l'autre, l'éducation nationale et un problème sérieux pouvant mettre en danger l'équilibre psychologique de certains enfants (quand ce n'est pas tout simplement la vie...).
Donc, pour faire rentrer de l'argent dans les caisses des lobbys, on met en place une "autorité" (dont les résultats sont discutables pour le moins) avec à la clef bourrage de crâne télévisuel (campagne TV à venir sur le thème : le piratage, c'est mal !) et deuxième couche pour les collégiens avec chapitre obligatoire à la rentré prochaine au B2I.
Pour le harcèlement sur les réseaux sociaux :
- pas de suppression de compte des harceleurs (et pour quoi on se le demande bien puisqu'un pirate se voit potentiellement privé de son accès à Internet !)
- pas de campagne TV (j'imagine qu'on doit ça aux restrictions budgétaires du ministère de l'éducation...)
- la mise en place d'un site internet (Sic...)
On résume ?
Le gouvernement n'hésite pas à dépenser sans compter (12M€ rien que pour hadopi, c'est déjà du lourd !) pour défendre "les ayants droit bafoués par des pirates sans vergogne) mais quand il s'agit de mettre les moyens pour luter contre un dérapage sérieux mettant en péril les jeunes (mais aussi les moins jeunes), là, curieusement, on a le droit à un site internet.
Si c'est comme france.fr, ça promet !
L'attitude du gouvernement comme celle de fb sur le sujet me semble irresponsable surtout avec un hyper-président qui veut faire en sorte qu'Internet "ne soit pas une zone de non droit"...
Avec ça, c'est certain, je suis convaincu... ou pas...
D'un côté hadopi organe de lute contre les vilains pirates mangeurs de bébés et destructeurs de pouvoirs d'achat chez les millionnaires de l'industrie du disque, de l'autre, l'éducation nationale et un problème sérieux pouvant mettre en danger l'équilibre psychologique de certains enfants (quand ce n'est pas tout simplement la vie...).
Donc, pour faire rentrer de l'argent dans les caisses des lobbys, on met en place une "autorité" (dont les résultats sont discutables pour le moins) avec à la clef bourrage de crâne télévisuel (campagne TV à venir sur le thème : le piratage, c'est mal !) et deuxième couche pour les collégiens avec chapitre obligatoire à la rentré prochaine au B2I.
Pour le harcèlement sur les réseaux sociaux :
- pas de suppression de compte des harceleurs (et pour quoi on se le demande bien puisqu'un pirate se voit potentiellement privé de son accès à Internet !)
- pas de campagne TV (j'imagine qu'on doit ça aux restrictions budgétaires du ministère de l'éducation...)
- la mise en place d'un site internet (Sic...)
On résume ?
Le gouvernement n'hésite pas à dépenser sans compter (12M€ rien que pour hadopi, c'est déjà du lourd !) pour défendre "les ayants droit bafoués par des pirates sans vergogne) mais quand il s'agit de mettre les moyens pour luter contre un dérapage sérieux mettant en péril les jeunes (mais aussi les moins jeunes), là, curieusement, on a le droit à un site internet.
Si c'est comme france.fr, ça promet !
L'attitude du gouvernement comme celle de fb sur le sujet me semble irresponsable surtout avec un hyper-président qui veut faire en sorte qu'Internet "ne soit pas une zone de non droit"...
Avec ça, c'est certain, je suis convaincu... ou pas...
reseaux sociales/revolutions et espagnole
de
Mociba
, posté le 21 mai 2011 à 12h56
je pense qu'on plus de son principale role ,on vois que le l'etat vise à mieux controler les resaux sociaux pour pouvoir contrer une evontuel revolution pacifique comme on la observer au monde arabe et notre voisine l'espagne .. c'est l'equivalen d'une etat d'urgence ou l'on peut suprimer des miliers de comptes sans pour autant se justifier
@Mociba
de
Nacyl
, posté le 23 mai 2011 à 10h02
Il ne s'agit pas de supprimer des comptes sans justification.
Il s'agit de veiller à ce que les dérives de certains ne nuisent pas aux autres !
Je suis contre la censure en général mais tout aussi contre le harcèlement sous quelque forme que ce soit.
Il ne s'agit donc pas de supprimer des comptes de façon arbitraire pour bloquer des actions légitimes mais bien, pour une fois, de faire évoluer la loi dans le bon sens pour qu'elle prenne en compte les nouveaux outils utilisés et qu'elle mette en place des repères pour limiter les dérives.
De ce point de vue, la position de FB est discutable dans le sens où la société a toute les informations sur ses serveurs.
Si FB était véritablement ce pour quoi on veut nous le vendre, ses représentants devraient prendre les devants en ajoutant une close dans leur conditions générales d'utilisation mettant en garde les inscrits qu'ils s'exposent à un bannissement en cas de harcèlement avéré...
Il s'agit de veiller à ce que les dérives de certains ne nuisent pas aux autres !
Je suis contre la censure en général mais tout aussi contre le harcèlement sous quelque forme que ce soit.
Il ne s'agit donc pas de supprimer des comptes de façon arbitraire pour bloquer des actions légitimes mais bien, pour une fois, de faire évoluer la loi dans le bon sens pour qu'elle prenne en compte les nouveaux outils utilisés et qu'elle mette en place des repères pour limiter les dérives.
De ce point de vue, la position de FB est discutable dans le sens où la société a toute les informations sur ses serveurs.
Si FB était véritablement ce pour quoi on veut nous le vendre, ses représentants devraient prendre les devants en ajoutant une close dans leur conditions générales d'utilisation mettant en garde les inscrits qu'ils s'exposent à un bannissement en cas de harcèlement avéré...
Flou: du flan, comme dab
de
Katzf45
, posté le 23 mai 2011 à 08h16
Mesure abandonnée... comme toutes les autres! il faut du courage pour dire et faire ce qui est juste et droit, alors ce n'est pas en politique qu'on trouvera cette vertu (ni aucune autre).
HARCELEUR
de
alibousoufi
, posté le 23 mai 2011 à 09h22
Le premier harceleur : la publicité – Hadopi veut la dépasser – Pendant la guerre de 40 un oncle complétement parano s’imaginait que les allemands le harcelaient jusque a en tuer. Des crimes restés impunis, les pirates d’internet ne le resteront pas grace a la vigilance du ministre de la culture grand défenseur de la liberté, des Hauts détenteurs de touts les droits.
Gouvernement à la dérive comme d'habitude
de
Matthieu C.
, posté le 23 mai 2011 à 09h54
Pourquoi, parce que je signalais dans une précédente réaction que ce serait inapplicable comme décision. Internet est un espace de liberté. SI le gouvernement voulait combattre la violence écrite, il ferait mieux déjà de s'atteler à éradiquer la violence verbale et physique dans les cours de récréation et aux abords des écoles... Mais ce n'est pas en diminuant le nombre de surveillants que cela va être possible. Alors une fois encore des effets d'annonce spectaculaire qui se dégonflent comme un ballon de baudruche. On commence malheureusement à être habitués à ces réactions intempestives, prises sur un coup de tête... ils reculent ou ils s'entêtent... C'est un gouvernement Sarkozy coutumier du fait mais les problèmes de base demeurent. J'en ai assez de la poudre aux yeux, des discours bien huilés des "je ne veux pas ou des je veux" On attend d'un homme que l'on a élu des promesses à satisfaire, pas des combats au jour le jour sans fondement, sans soutien financier. Bref vivement 2012...
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES 


nos newsletters













agrandir la photo


alerter le modérateur