Portrait-robot du pirate de livres
Le Motif publie une nouvelle étude sur le livre numérique. Cette fois, l'institution s’intéresse aux internautes qui les téléchargent illégalement : qui ils sont et pourquoi ils téléchargent illégalement.
Institution peu connue du grand public, l’Observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France, le Motif, est depuis quelque temps très actif sur le thème du téléchargement illégal, plus précisément sur le piratage des livres. Après deux études, l’une consacrée aux œuvres piratées, l’autre à l’offre légale, il publie cette semaine une sorte de portrait-robot du pirate de livres sur Internet, « Qui sont les cyber-pirates ? » (à télécharger ici, en PDF).
Sur la base d’une trentaine de témoignages eux-mêmes constitués à partir d'un questionnaire type, le Motif s'attache à « cerner le profil ou les profils des pirates, et non pas à extrapoler des données quantitatives », comme il est dit dans son étude. L'examen d'une trentaine d'internautes, anonymes, a nourri l'étude.
Les pirates fréquentent beaucoup les librairies
Le résultat ? On est loin du jeune geek qui pirate de la science-fiction ou des mangas en adoptant une pose de rébellion contre le marché et les vilains auteurs pleins aux as. Celui qui télécharge des fichiers comme celui qui les « uploade » ont un âge moyen de 29 ans (la fourchette se situe entre 18 et 62 ans) et s'intéresse un peu à tout : livres de cuisine, BD, manuels de médecine, romans pour adolescents, philosophie, etc.
Les pirates de livres sont aussi de gros lecteurs qui continuent d’acheter des livres papier. En moyenne, ils dépensent entre 250 et 350 euros par an dans les librairies. « Ce qui est au-dessus de la moyenne nationale d’environ 58 euros par an et par habitant », note le Motif.
Comme dans d’autres domaines, le pirate peut ici être aussi bien un internaute isolé que le membre d’un réseau organisé. Le Motif a identifié des teams de contrefacteurs, qui communiquent par le biais de forums ou de comptes Twitter à propos des derniers ouvrages mis à disposition.
Le prix et la liberté d'usage comme motivations premières
Que font ces internautes des fichiers téléchargés illégalement ? Dans l’ensemble, ils ne les gardent pas. Ils ne sont pas dans une logique de stock, comme c'est parfois le cas avec la musique. Notamment à cause de la nature même du livre. On peut faire des playlists de chansons que l'on écoute en continu tout en faisant autre chose. Mais les livres ne se prêtent pas à un tel mode de consommation. Et on relit bien moins souvent un ouvrage que l'on ne réécoute un disque, piraté ou non d'ailleurs.
Autre différence par rapport aux vidéos et à la musique, selon le Motif : « Le piratage du livre est de fait limité par la difficulté de lire sur un écran d’ordinateur ou par les coûts d’impression dans le cas d’une lecture hors ligne. De fait, presque aucun pirate de notre panel n’imprime les fichiers. »
La moitié des pirates interrogés ont déjà acheté légalement des livres numériques, mais le Motif s’est surtout intéressé à ceux qui ne l’ont pas fait. Sans surprise, l’argument du prix vient sur le tapis : les internautes ne veulent pas payer un e-book au même tarif qu’un livre papier neuf. Certains aimeraient pouvoir souscrire des formules d’abonnement (par exemple, 10 euros par mois pour 5 livres) et, si possible, pouvoir garder les ouvrages et en faire ce qu’ils veulent une fois qu’ils les ont achetés. On retrouve encore bien des motivations connues dans d'autres domaines du piratage : ne pas payer (ou presque pas) et être libre de ses usages.
Autre(s) point(s)
de
bibli-lecteur
, posté le 20 octobre 2010 à 17h24
Il est normal de ne pas payer un support dématérialisé au même prix que la version papier.
Un point qui n'est pas souligné est la non traduction d'énormément d'ouvrages de qualité dans les domaines scientifiques et techniques au sens large du terme. Ou inaccessibles au grand public. Ou même tout simplement en rupture de stock.
D'un autre côté n'est-ce pas plus économique pour la planète comme modèle ?
Un point qui n'est pas souligné est la non traduction d'énormément d'ouvrages de qualité dans les domaines scientifiques et techniques au sens large du terme. Ou inaccessibles au grand public. Ou même tout simplement en rupture de stock.
D'un autre côté n'est-ce pas plus économique pour la planète comme modèle ?
Au-dessus de la moyenne
de
The Bloohound Gang
, posté le 20 octobre 2010 à 18h06
Tiens tiens, ici aussi le pirate type dépense (largement) plus que la moyenne chez les libraires. Comme pour le cinéma et la musique, les pirates allant plus souvent au cinéma et achetant plus de CD que la moyenne.
On est, encore une fois, loin de l'ennemi de la culture dépeint par Sarkozy, Walter, Nègre, Marais, Rogard et consorts. Mais c'est pas grave, tant que les mails partent, l'exception culturelle française est sauvée...
On est, encore une fois, loin de l'ennemi de la culture dépeint par Sarkozy, Walter, Nègre, Marais, Rogard et consorts. Mais c'est pas grave, tant que les mails partent, l'exception culturelle française est sauvée...
Le Temps qui Passe
de
gdfgdfg
, posté le 20 octobre 2010 à 19h45
Qui est le Pirate de livres ?
Déjà, une personne qui a le temps de lire...
Parce que, en ce qui me concerne j'ai au moins 1 an de revues informatiques papier en retard, à lire, mais je ne sais pas pourquoi, est-ce que c'est l'internet, ou la vie qui change, j'ai de moins en moins de temps pour lire.
Alors, penser à Pirater du livre...
Si l'on faisait payer le livre en Kilo, ou plutôt au Giga/Tera-Octet comme c'est indirectement le cas avec la taxe sur la copie privée, pour la musique, il suffirait d'avoir un disque d'un TeraOctet de plein, pour avoir de la lecture pour plusieurs siècles.
En fait, le livre audio, serait peut être un plus, pour ceux qui n'ont pas le temps, mais est-ce que c'est encore un livre ?
En tous les cas, pour moi, c'est le format papier, ça prend de la place, mais au moins on ne risque pas de perdre ses écrits par un effacement accidentel.
Déjà, une personne qui a le temps de lire...
Parce que, en ce qui me concerne j'ai au moins 1 an de revues informatiques papier en retard, à lire, mais je ne sais pas pourquoi, est-ce que c'est l'internet, ou la vie qui change, j'ai de moins en moins de temps pour lire.
Alors, penser à Pirater du livre...
Si l'on faisait payer le livre en Kilo, ou plutôt au Giga/Tera-Octet comme c'est indirectement le cas avec la taxe sur la copie privée, pour la musique, il suffirait d'avoir un disque d'un TeraOctet de plein, pour avoir de la lecture pour plusieurs siècles.
En fait, le livre audio, serait peut être un plus, pour ceux qui n'ont pas le temps, mais est-ce que c'est encore un livre ?
En tous les cas, pour moi, c'est le format papier, ça prend de la place, mais au moins on ne risque pas de perdre ses écrits par un effacement accidentel.
Pirate
de
Jim-2010
, posté le 20 octobre 2010 à 20h08
Personnellement je télécharge des livres sur internet, j'ai 16ans et ce n'est pas du tout dans une optique économie ou même encore contre l'"enrichissement des auteurs" ! C'est tout simplement pour des raisons pratiques parce que quand je voyage je n'emmène pas ma bibliothèque avec moi alors le fait de l'avoir en version numérisée me permet de commencer (ou terminer) ma lecture le temps de rentrer chez moi.
Ou encore je télécharge des livres que je compte acheter aussi, tout simplement parce que j'ai finis le 1 et que je veux absolument continuer, ben le temps d’acheter le 2, je le télécharge mais je fini toujours par l'acheter.
Quand on prête un livre a quelqu'un qui met beaucoup de temps a le rendre et que je veux le lire ben je le télécharge c'est aussi simple que ça !
Alors certes avant on/je faisais sans le téléchargement mais maintenant c'est bien pratique je trouve et puis au prix que l'on paye les livres on peut bien nous laisser cette libertée quand même heink ;)
Ou encore je télécharge des livres que je compte acheter aussi, tout simplement parce que j'ai finis le 1 et que je veux absolument continuer, ben le temps d’acheter le 2, je le télécharge mais je fini toujours par l'acheter.
Quand on prête un livre a quelqu'un qui met beaucoup de temps a le rendre et que je veux le lire ben je le télécharge c'est aussi simple que ça !
Alors certes avant on/je faisais sans le téléchargement mais maintenant c'est bien pratique je trouve et puis au prix que l'on paye les livres on peut bien nous laisser cette libertée quand même heink ;)
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