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The Social Network explore la création de Facebook

Dans les salles le 13 octobre prochain, The Social Network de David Fincher retrace avec intelligence la création de Facebook et brosse surtout un portrait nuancé et instructif de son fondateur Mark Zuckerberg.

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A la tête d'une fortune estimée à 6,9 milliards de dollars par le magazine Forbes, le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, demeure une personnalité énigmatique. Moqué pour son éternel sweat-shirt à capuche et ses difficultés à communiquer, le jeune PDG de 26 ans fuit les journalistes et ne cherche pas à dissiper le mystère qui l'entoure.
L\'affiche du film
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C'est la raison pour laquelle le livre de Ben Merzrich, La revanche d'un solitaire. La véritable histoire du fondateur de Facebook (en version anglophone : The Accidental Billionaires) a jeté un véritable pavé dans la mare en juillet 2009, en révélant les dessous pas toujours glorieux du lancement de Facebook. Le lecteur y découvrait notamment les détails des conflits opposant Zuckerberg à d'anciens camarades de Harvard l'accusant de trahison et de vol de propriété intellectuelle. Une mine d'informations malheureusement engluée dans des passages fictionnels parfois superflus et qui échouait en partie à donner vie au personnage principal de l'affaire : Mark Zuckerberg. C'est ce que réussit en revanche l'adaptation cinématographique du livre réalisée par David Fincher : The Social Network.
Héros tragique pour le brillant scénariste Aaron Sorkin (A la Maison Blanche, La guerre selon Charlie Wilson), artiste contestataire et génial pour le réalisateur David Fincher, Mark Zuckerberg a indéniablement suscité de l'empathie de la part de l'équipe du film. D'où un portrait moins dur que dans le livre. En partie grâce à la construction du long métrage qui permet à chaque personnage de donner son point de vue sur la création de Facebook.
Mais la meilleure idée est d'avoir fait de ce jeune hacker de 19 ans un être volubile et insolent, alors qu'il affichait en réalité un mutisme légendaire. En faisant adopter au comédien (Jesse Eisenberg) qui l'interprète un débit difficile à suivre et en n'éludant pas tous les détails techniques de la programmation, le spectateur a l'impression de véritablement pénétrer dans la tête d'un « nerd ». On perçoit plus aisément le cheminement qui a pu aboutir à la création de ce réseau social révolutionnaire. Au final, on appréhende également mieux ce double paradoxe d'un quasi-autiste créant un réseau social et de ce gamin asocial croyant naïvement que le succès résoudra ses problèmes relationnels.

Des séquences inventées

Jesse Eisenberg (à droite) dans le rôle de Mark Zuckerberg
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L'autre intérêt de The Social Network est d'avoir éviter l'écueil d'une success story superficielle ne se concentrant que sur les rapports humains passionnés des protagonistes. A l'inverse, des problématiques spécifiques aux sites Internet y sont abordées sans pour autant alourdir le récit.
Très vite, dans l'aventure Facebook, se pose par exemple la question de monétiser le site. Une perspective qui fait débat et que rejette au départ complètement Mark Zuckerberg, accroché à une vision utopiste de son réseau social. Mais le développement exponentiel du site et le besoin d'argent frais nécessiteront ensuite l'arrivée d'investisseurs et une modification totale de la structure de la société. Cette mutation va provoquer une scission entre les fondateurs et propulser l'ancien hacker au poste de PDG.
Difficile d'imaginer que ces situations pourraient fournir de la matière à un film de cinéma et que les spectateurs suivraient avec intérêt tous les rebondissements de cette histoire vraie. Bien sûr, il ne s'agit pas d'un documentaire et de nombreuses séquences ont été entièrement inventées par les auteurs. Mais David Fincher reste convaincu d'avoir approché au plus près la réalité de la création de Facebook : « Je savais que si nous faisions correctement notre travail, si nous rendions justice à l'histoire, tous ceux qui y sont impliqués renieraient certainement le film », déclare-t-il dans le dossier de presse.
The Social Network de David Fincher, sort le 1er octobre aux Etats-Unis et le 13 en France.
Voir la bande-annonce :

THE SOCIAL NETWORK : BANDE-ANNONCE HD VOST envoyé par baryla. - Regardez des web séries et des films.

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Avis sur «The Social Network explore la création de Facebook»

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les nouveaux réseaux

de vannesest , posté le 29 septembre 2010 à 09h14
Pour moi facebook, myspace, et compagnie c'est dépassé. l'avenir est aux réseaux bien réelles avec de vrais sorties de des amis bien réels. Je conseil beaucoup le site sortirbouger.com qui respect bien les membres.
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Secte

de Falcon12 , posté le 29 septembre 2010 à 09h51
Facebook est une sorte de secte objective, avec un gourou souriant, un dispositif particulièrement chiadé pour dépouiller les gens de leur propre vie, avec la complicité assumée de ceux-ci, et une pression sociale malsaine et affligeante - sans parler des difficultés techniques pour supprimer son profil et donc quitter cette nébuleuse qui prospère sur le voyeurisme des uns, l'exhibitionnisme des autres, etle grégarisme de tous.

On se fout un peu de Zuckerberg, au fond, et perso je n'irai pas voir ce film, surtout si Fincher s'est laissé séduire par l'historiette du nerd devenu millionnaire... En revanche, quand la CNIL française, à l'instar de ses consoeurs européennes, se dit dépassée face aux mastodontes comme Facebook et Google, qui nient tout simplement l'importance de la vie privée et le respect de leurs propres utilisateurs, il y a là matière à articles. Plus que jamais il est urgent de rappeler que le web doit être ouvert, neutre et décentralisé, pour éviter que de sordides groupes comme Facebook prétendent proposer des services alors qu'ils façonnent une société malsaine de transparence non-voulue et de marchandisation des vies. Un inscrit Facebook paie tous les jours ce service en données personnelles. Libre à lui de sacrifier et d'exposer sans limite ni contrôle ce qui relève de sa vie privée : amour, amitié, culture, c'est tout ce qui fait de nous autre chose que de simples travailleurs et consommateurs. Mais il ne faudra pas venir se plaindre ensuite quand vous constaterez que plus rien n'échappe aux cours de bourse et au flicages marketing.
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Peut être pas

de Julien2891260 , posté le 29 septembre 2010 à 21h51
Tes commentaires sont bien écrits en tout cas, pour Facebook je pense néanmoins que d'y être présent (nom prénom photo hobbies et blagues entre amis) ne fait que permettre de parler et partager avec ses amis de choses qui ont du sens pour nous, comme dans la rue, en devant garder à l'esprit que des passants nous voient et nous entende... rien de très malsain, à condition de ne pas dire des choses qu’un ennemi ne doit pas entendre.

Il ne faut évidemment pas mettre des choses critiques comme son adresse, ses coordonnées bancaires etc... qui pourraient servir à des gens qui nous en veulent. Ce qu'évidemment on ne fait nulle part, bien que certains publient quand même leur adresse postale, ce qui est (à mon gout) à éviter.

Que Facebook puisse ensuite faire des statistiques et les revendre sur un vaste panel de détails c'est possible mais ça ne changera peut être pas grand chose au monde, si ce n'est que certaines sociétés qui achètent ces études pour mieux savoir ce qui intéresse les jeunes par exemple, ou encore quels sont les mots à la mode dans l'optique de faire une pub TV, pourront parfois mieux réussir leur travail, et se faire plus d'argent grâce aux réponses à leurs questions, qui ne viennent que de l'observation des potins des gens sur Facebook. En échange, Facebook reçoit de l'argent, et voila un exemple concret d'offre et de demande comme on en voit tous les jours, surement plus sains que les ventes d'armement militaires dont personne ne se soucie.

Après il faut garder à l'esprit que ce que vous dites à tout le monde, "ce soir, à 18 heures, anniv à la salle des fêtes de [...] !" peut être lu par des personnes mal intentionnés, et que derrière le profil électronique d'une personne qu'on connait se cache peut être un vol de mot de passe ou un faux profil qui nous fait faire confiance à un ennemi.

Ou encore
Etablissement : tel endroit
Statut : demain matin à 8h00, reprise du boulot !

Si un règlement de compte vous attend, demain matin à 7h55 c’est pas la rentrée, mais la grosse surprise

C’est peut être ça qui est malsain sur Facebook : les ennemis peuvent vous tendre des pièges
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merci

de charles Ingals , posté le 29 septembre 2010 à 11h43
Merci pour cet article documenté ! Ca me donne encore plus envie d'aller voir le film. Même si c'est un film Hollywood de commande, je pense que Fincher, et sa patte dark et esthétique, devrait sublimer le bouquin qui reste très moyen surtout autour de la personnalité de Zuckerberg.
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Facebook est plus dangereux qu'on ne l'imagine

de Jhkh , posté le 29 septembre 2010 à 21h42
La plupart des utilisateurs de facebook pensent être en sécurité avec leur club d'amis. Or facebook a beau paraître sécurisé, il ne vaut pas mieux qu'un simple blog pour la dispersion des infos que l'on met dessus (avis perso, j'ai testé!) La question est: mettriez vous la même chose sur un blog que ce que vous publiez sur facebook?
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ouais c'est un film quoi

de à la vôtre , posté le 14 octobre 2010 à 12h49
["L'autre intérêt de The Social Network est d'avoir éviter l'écueil d'une success story superficielle ne se concentrant que sur les rapports humains passionnés des protagonistes." je tiens juste à signaler ici une faute d'accord, il faudrait écrire "avoir évité" avec un participe passé donc.]

Quand à l'intérêt que suscite ce film chez moi, cet article le relate parfaitement bien : pour avoir un beau film, certes apparemment bien réalisé, mais surtout qui plaise aux adhérents de facedebouc, il a fallu romancer, modifier, faire une belle histoire (l'histoire du "nerd" utopique à la bilou, wah - _-) ... rien de bien réel au final. Ca c'est mon avis, tout à fait critiquable.

Mais on peut se demander : l'intérêt après tout ne serait-il pas de se faire un maximum d'argent avec un joli film ? bah oui c'est du cinéma avant tout, il faut un maximum de spectateurs (et leur argent bien sûr ^^) pour le rentabiliser ce petit film !

Et au delà de tout ca, une question me turlupine : Zuzuck touche de l'argent à chaque fois que le mot "facebook" est prononcé dans son film ? et si oui (ce dont je me doute), combien ?

Et dire que des gens qui ont des opinions politiques de gauche et d'extrême gauche (voire communistes)ayant, de simple fait, une page facebook aident à engraisser ce bon vieux système capitaliste simplement en étalant leur vie privée auprès de leur "amis" (ou camarades) -> j'ai envie de dire comme un illustre personnage passé à la postérité "je me maaaaaaaare" ^^ !
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