The Brassens, soutien-Georges sous un autre nom
The Brassens est un groupe de reprises de chansons... mais pas celles de Georges Brassens. Fondé en 2006 par un Sétois (forcément) prénommé Georges (forcément aussi), cet ensemble a pour credo d'interpréter des titres de la variété
française à la manière de Georges Brassens. C'est-à-dire chantés avec les mêmes tics vocaux (voix sourde et bourrue, ' r ' roulés, diction parfaite) et accompagnés de la fameuse pompe à la guitare acoustique. Le
Mia, de IAM ou La Vibe, de Diam's, sont passés par cette moulinette.
Après avoir ouvert sa page
MySpace, The Brassens devait sortir ce mois-ci un véritable disque quatre titres, sur le label Les Disques Bien. Le disque est pressé et envoyé aux distributeurs. Sauf que
problème : le groupe doit changer de nom.
Explication de Georges sur MySpace : ' Je venais d'abuser de délicieux encornets farcis. La digestion commença son dur labeur et je m'assoupis. Très vite, je me retrouvais catapulté dans un
monde où tout portait mon nom. Les plaques des rues, les places de village, le perron des écoles, les MJC ; des nouveaux modèles de voitures arboraient effrontément mon patronyme, de même qu'une ligne de vêtements, une chaîne de
télévision, même Cap Canaveral avait été rebaptisé, sans vergogne. C'était un véritable cauchemar. Quand j'ai vu mon facteur se transformer en gorille, j'ai compris qu'il était temps de repartir de
zéro. '
En fait, selon Libération, c'est Universal Music, détenteur des droits d'exploitation du catalogue de Georges Brassens, qui est monté au créneau refusant l'utilisation du nom de l'artiste. Plutôt que de
s'embarquer dans une procédure judiciaire aux allures de marché de Brive-la-Gaillarde (où, rappelons-le, quelques douzaines de gaillardes se crépèrent un jour le chignon), le groupe a demandé le retrait du disque des magasins et a décidé de changer
son nom en Pompe moderne. C'est plus allusif quant au projet, mais plus sûr juridiquement. La page MySpace a été renovée mais les reprises (qui ont l'accord des artistes concernés) sont toujours en ligne.
Kiffe Georges
de
qwz
, posté le 13 décembre 2007 à 11h21
excellent ! Merci pour l'article :)
Encore Universal ?
de
SBF
, posté le 14 décembre 2007 à 09h27
"En fait, selon Libération, c'est Universal Music, détenteur des droits d'exploitation du catalogue de Georges Brassens, qui est monté au créneau refusant l'utilisation du nom de l'artiste."
Bizarrement, à chaque fois qu'il est question d'une organisation qui défend bec et ongles - voire d'une façon brutale - ses intérêts, on y retrouve ce nom là.
Bizarrement, à chaque fois qu'il est question d'une organisation qui défend bec et ongles - voire d'une façon brutale - ses intérêts, on y retrouve ce nom là.
inimitable
de
blasée
, posté le 25 décembre 2007 à 09h57
Normal : même si "l'autre" est aussi de Sète et s'appelle aussi Georges, qu'il apporte la preuve par son talent (s'il en a), de sa capacité à se hisser parmi les meilleurs et rester indétrônable pour l'éternité !
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