











Mise en place à la fin septembre 2007, la Fédération française des télécoms et des communications électroniques monte cette semaine au créneau pour son premier gros sujet : le projet de loi sur la consommation du secrétaire d'Etat à la Consommation Luc Châtel. Le texte est examiné depuis mercredi 21 novembre à l'Assemblée nationale. L'occasion pour le porte-parole de la fédération, Yves Le Mouël, de s'exprimer aux noms des opérateurs dans un entretien à l'AFP.
Les opérateurs de télécommunications sont ainsi totalement opposés à une disposition concernant la résiliation d'un contrat de deux ans. Celle-ci permettrait à un client de se désabonner avant terme et de ne payer qu'un tiers des mensualités restantes. Ainsi, s'il veut quitter son opérateur au bout de dix-huit mois, au lieu de vingt-quatre, il n'aurait qu'à rembourser deux mois au lieu de six. “ Inacceptable ”, a estimé Yves Le Mouël, pour des raisons “ d'incertitudes supplémentaires sur le modèle économique des opérateurs ”. En clair : cela leur coûterait trop cher. Et encore, l'UFC-Que Choisir, elle, plaide pour un plafonnement des durées d'engagement à douze mois !
L'autre source d'appréhension concerne les hot lines. Un vieux sujet de débat, maintenant. Il remonte à 2005, lorsque les pouvoirs publics ont exigé la mise en place du temps d'attente gratuit. Le projet de loi envisage une facturation des appels vers les hot lines des opérateurs au tarif local. La Fédération n'y est pas complètement opposée, mais elle suggère que cette solution cohabite avec une autre : l'existence d'autres services d'assistance où l'abonné aurait “ une prestation d'accompagnement un peu plus élaborée ”. Autrement dit, une hot line standard au tarif local et une hot line surfacturée où l'abonné aurait plus de chances d'obtenir satisfaction... Un peu audacieux quand on se rappelle des couacs de la hot line gratuite d'Alice pourtant annoncée à grand renfort de publicité.
En tout cas, le débat promet d'être animé. Outre l'UFC-Que Choisir, l'association Consommation logement et cadre de vie a publié mardi 20 novembre un communiqué préventif appelant “ les députés à ne pas céder au lobby des opérateurs ”.
















