Réponse, point par point
par MaxLeMans, le 01/06/2007 20:19:42
1. Que sont des milliers d'euros quand l'industrie du disque en fait plusieurs dizaine de milliers de fois plus. Du reste, il me semble que toute industrie bien pensée prend en compte des facteurs de risques et fixe les prix des produits qu'elle vend en fonction.
2. Plutôt que de pointer du doigt le site Allofmp3, cette même industrie devrait peut-être se demander avant tout pourquoi ce site fonctionne si bien puisqu'il repose également sur un modèle payant.
3. Comme tout ce qui est illégal. En France, le tabac n'est pas dans la boucle du blanchiment d'argent pour une raison toute bête : il est encadré. Et quand l'encadrement va trop loin au niveau des prix, le phénomène revient. Souvenons-nous du tabac de contre bande ou du tabac importé dans les pays limitrophes...
4. Que ce soit de la musique de majors ou de labels indépendant, la question reste la même : le prix. Notons toutefois que des pirates sont beaucoup plus tentés par le téléchargement de première écoute assortie d'un achat légal quand ce sont des artistes de labels indépendants, par définition des artistes et non pas des producteurs de son.
5. Aux majors de prendre leurs responsabilités. Il me semble un peu trop facile de faire reposer la responsabilité des *choix* faits par l'industrie sur les consommateurs de culture.
6. Les FAI n'ont pas pour vocation à superviser le contenu des échanges faits par ces clients, mais seulement à proposer un accès à Internet. Sinon, ce serait aussi la responsabilité des FAI si il y a des virus, chevaux de Troie et autres spywares et fishing si on garde la même logique.
7. C'est oublier que les mouvements anti-droits d'auteurs, si ils ne connaissent pas bien l'industrie, il semblerait que l'industrie les ignore avec snobisme. C'est un tord selon moi. Ne pas connaître les industries est un fait, avoir une expertise des attentes des consommateurs est un atout. Dommage que les industries n'y portent pas assez attention.
8. Le modèle chinois n'est pas comparable aux modèles des pays déjà industrialisés, les écarts entre classes populaires et classes moyennes et aisées ne souffre d'aucune comparaison. Avoir accès à l'énergie et de quoi manger est déjà un premier pas avant d'aller plus loin.
9. Ce problème n'est pas nouveau pourtant. Souvenons-nous des disques vinyles copiés et diffusés largement sur K7. La technologie a simplement permis un changement d'échelle car cette technologie est au service des utilisateurs finaux. Changement assez important pour obliger l'industrie à revoir son modèle.
10. Les réseaux peer-to-peer ne sont que le prolongement de ce que l'industrie propose, à savoir du produit culturel jetable. Qu'est devenu "Qu'il est bo le lavabo" ? Que sera Fatale Bazouka dans quelques années. Les consommateurs n'ont pas envie d'investir dans des produits qui s'usent trop vite.
