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Test : Un portable pro polyvalent, puissant et luxueux

A l’aise avec Windows et Mac OS X, ce MacBook Pro est un beau compromis entre puissance, autonomie et finition soignée.

L'avis de 01net.com

Apple MacBook Pro 15 pouces 2,4 GHz - Modèle juin 2007

Les plus

  • + Le design
  • + La configuration
  • + L'écran LED
  • + Les logiciels fournis
  • + La possibilité de faire tourner Windows

Les moins

  • - L'absence de module 3G intégré

Appréciation générale

5 / 5

Note de la rédaction

Note publiée le 19/07/2007

Voir le verdict

Fiche technique

Apple MacBook Pro 15 pouces 2,4 GHz - Modèle juin 2007

Processeur Intel Core 2 Duo T7700
Mémoire vive 2 Go
Capacité de stockage principal 160 Go
Taille d'écran 15.4 "
Puce graphique Nvidia GeForce 8600M GT
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Apple MacBook Pro 15 pouces 2,4 GHz – Modèle juin 2007 : la promesse

Depuis le passage aux processeurs Intel, les Mac sont aussi des PC. Comprendre que les vaines querelles entre PC, pour Windows, et Mac, pour Mac OS X, sont en partie dépassées. Car faire tourner Windows sur un Mac n’a plus rien d’exceptionnel. Qu’il s’agisse de XP ou de Vista. Mieux, cela fonctionne généralement plutôt bien. Prendre en main un Mac revient donc désormais à se poser une double question : est-ce un bon Mac et est-ce un bon PC ? Bien entendu, certaines spécificités demeurent, qui sont autant d’avantages ou d’inconvénients, selon le point de vue. Que vaut donc ce Mac Intel ?

Apple MacBook Pro 15 pouces 2,4 GHz – Modèle juin 2007 : la réalité

Même les détracteurs d’Apple lui reconnaissent généralement un talent certain pour le design et la finition. Le MacBook Pro ne déroge pas à cette règle. Sa coque aluminium est toujours aussi séduisante, bien qu’elle soit au catalogue depuis quelques années maintenant.

Le tour du propriétaire

Commençons donc par une visite des extérieurs. Si le nombre de ports USB 2.0 est limité à deux, c’est pour faire de la place à un port FireWire 400 et FireWire 800, qui compense un peu l’absence de port eSata. Voilà pour la première grosse différence avec les PC portables. On peut toutefois faire un petit reproche ergonomique au MacBook Pro. La plupart de ses connecteurs sont sur la droite, là où tout droitier aura tendance à mettre sa souris. Dans un espace de travail exigu, les mouvements de la main peuvent être gênés par les fils des périphériques.

En revanche, placer le lecteur optique mange-disque en façade s’avère très pratique à l’usage. Certains pourront regretter qu’il ne s’agisse pas d’un lecteur HD. Si Apple pousse le contenu haute définition en ligne, il n’a pas encore choisi entre Blu-ray et HD DVD. D’autant que le graveur de DVD double couche est amplement suffisant pour l’instant. En remontant un peu sur le dessus, on découvre logiquement le pavé tactile et la souris, à un bouton, ce qui est légèrement contraignant, aussi bien sous Windows que sous Mac OS X. Mais l’adoption d’une souris Apple ou autre résoudra ce petit souci.

En ce qui concerne le clavier, c’est une pure merveille en termes de confort de frappe et de disposition des touches. Seul le pilote qui établit la correspondance entre les touches d’un clavier PC et celui d’un Mac laisse encore un peu à désirer quand on utilise le MacBook Pro sous Windows. Encore que, avec un peu de temps, on s’y habitue.

D’autant que le clavier bénéficie d’une jolie trouvaille (déjà présente sur les modèles précédents), le rétroéclairage automatique des touches quand la lumière environnante diminue. Il est ainsi possible de travailler dans le noir absolu. Une trouvaille à mettre sur le même plan que l’alimentation MagSafe, qui se détache quand on tire dessus violemment. Par exemple, quand on se prend les pieds dans le câble d’alimentation.

Un câble secteur dont le MacBook Pro peut se passer pendant 2h55 (en lecture de DVD). Ce qui représente une autonomie légèrement supérieure à la moyenne. A noter qu’elle est quasi identique sous Mac OS X et sous Vista. Une amélioration de l’autonomie par rapport aux générations précédentes liée à deux nouveaux éléments : l’écran LCD à LED et l’intégration de la plate-forme Santa Rosa.

Du nouveau au dedans

Tournons-nous vers la plate-forme Santa Rosa. Le processeur assure une grande souplesse de fonctionnement, surtout quand on l’épaule de deux gigaoctets de mémoire vive. En poussant la machine à 4 Go, les applications se lancent presque instantanément, encore plus sous Mac OS X que sous Vista. Un vrai bonheur au quotidien. Les programmes exigeants en ressource, comme Photoshop, bénéficient grandement des deux gigaoctets de mémoire vive de série. L’application de filtres ou le calcul d’effets gagnent pleinement à utiliser 4 Go.

La carte graphique est une autre nouveauté. L’ATI X1600 cède la place à une nVidia Geforce 8600M GT dotée de 256 Mo de mémoire graphique. Le gain de puissance avec les jeux vidéo est flagrant. Surtout avec les gourmands comme Doom 3. Si tout se passe sans encombre sous Mac OS X, le pilote de la carte fourni par Apple semble parfois poser problème sous Windows XP et sous Vista. Avec certains jeux, on observe des problèmes d’affichage, des parties de l’environnement disparaissant parfois purement et simplement. C’est le cas avec un programme aussi incontournable que Call of Duty 2. Espérons qu’une mise à jour sera disponible rapidement.

Malgré ces problèmes ponctuels, l’exécution de Vista ne pose aucun problème. D’ailleurs, à titre indicatif, le MacBook Pro 2,4 GHz obtient un indice Vista de 4,8, avec un maximum à 5,9 pour le graphisme. Un résultat qui le classe plutôt du côté des très bon Mac et PC portables.

A l’usage

Deux critères sont à surveiller lors d’une utilisation quotidienne et variée. Le confort de l’écran et le niveau de bruit. Comme évoqué rapidement plus haut, l’écran du MacBook Pro 15 pouces bénéficie d’un rétroéclairage par diodes électroluminescentes (ou LED), donné pour afficher des couleurs plus réalistes sur une palette plus large. A l’œil, on se rend surtout compte de la luminosité supérieure et d’une très légère tendance à tirer parfois vers le jaune ou le sépia. Surtout quand on regarde l’écran de côté, qui reste tout de même très lisible. Ce n’est, a priori, pas choquant, voire plutôt agréable, mais que ceux à qui cela déplaît se rassurent, il est possible d’y remédier en réglant simplement le profil colorimétrique de l’écran.

Côté bruit, l’adoption de la plate-forme Santa Rosa semble être positive. Le MacBook Pro ventile très peu et reste donc plus silencieux. Les ventilateurs se réveillent parfois lorsque de nombreuses applications lourdes tournent simultanément, mais cela reste assez rare. Une ventilation paresseuse et assez discrète qui s’expliquent sans doute par un moindre échauffement du portable.

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