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Atterrissage sur la comète: les premières photos du robot de Rosetta

Le petit robot Philae s’est posé avec succès sur la comète 67P. Toutefois, l’ancrage ne semble pas avoir fonctionné correctement. Voici les premières images de cet abordage historique.

A 17h04, des cris de joie retentissent au centre d’opération du CNES à Toulouse : le petit robot éjecté par la sonde Rosetta a réussi son atterrissage sur la comète « 67P/Churyumov-Gerasimenko », qui se trouve actuellement plus de 500 millions de kilomètres de notre chère Terre. Voici les premières images de ce périple hors du commun.

 

Le moment de séparation

A première vue, difficile de reconnaître quelque chose sur cette photo. Prise vers 10h heure de Paris depuis le robot Philae, elle montre le moment fatidique de la séparation avec la sonde Rosetta, qui se trouve en haut à droite. On distingue, notamment, l’un des deux panneaux solaires de la sonde.

 

Le rejeton s’éloigne seul dans l’espace

Inversion du point de vue. Prise depuis la sonde Rosetta, cette photo montre  le robot Philae qui s’avance dans le vide de l’espace, en direction de la comète. On distingue bien ses trois pattes avec lesquelles elle doit littéralement s’accrocher sur le bloc extraterrestre.  

 

Comète en vue !

Photo prise depuis le robot Philae lors de la descente. On distingue très nettement la surface rugueuse de la comète sur laquelle l’engin s’est posé. Distance de l’objectif: 3 km.

 

Juste avant le « touch down »

Cette photo a été prise quelques secondes avant l’atterrissage. Petite ombre au tableau : l’engin s’est bien posé, mais n’est pas bien ancré. Les pieds du robot étaient dotés de « harpons » qui étaient censés s’enfoncer dans le sol après contact. Or, cette opération n’a pas fonctionné. Est-ce que c’est grave ? Espérons que non…

On s’est posé sur une comète

La toute première image de Philae posé sur la comète. En bas de l’image, on distingue l’un de ses pieds. Les scientifiques ont confirmé que les harpons du robot n’avaient pas fonctionné. Philae n’est donc pas ancré dans le sol. Toutefois, cela ne devrait pas poser de trop grands problèmes pour la mission. A noter, par ailleurs, que le robot n’a pas fait un atterrissage, mais trois: il a rebondi deux fois sur le sol avant de se stabiliser.

 


Article publié à 13h01

Vivez en live l’atterrissage du robot de la sonde Rosetta sur la comète

Le petit robot Philae est en route pour poser ses pattes sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. Sur Internet, plusieurs flux vidéo permettent de vivre cet évènement en temps réel cet après-midi.

Cela fait plus de 10 ans que la sonde spatiale européenne Rosetta se balade dans l’immensité de l’espace. Aujourd’hui, 12 novembre 2014, c’est enfin son grand jour : après avoir parcouru 6,5 milliards de kilomètres, elle vient maintenant de lâcher Philae, un petit robot qui va pouvoir poser ses pattes cet après-midi sur « 67P/Churyumov-Gerasimenko », une comète d’une taille équivalente aux six premiers arrondissements de Paris. L’ancrage au sol est prévu pour 16h34, heure de Paris.

Ce sera la première fois qu’un engin spatial se posera sur une comète. Dans la communauté scientifique, cet évènement est donc très attendu. Mais les fans d’astronomie et d’astrophysique pourront également y prendre part. Le Centre national d’études spatiales (CNES) met à disposition sur Internet trois flux vidéo en direct : l’atterrissage de Philae, les réactions au centre d’opération du CNES à Toulouse et une émission depuis la Cité des sciences avec des « invités prestigieux ». Un quatrième flux présente, en continu, des films et reportages sur la mission Rosetta.

Un flux streaming direct est également disponible sur le site de l’agence spatiale européenne (ESA), avec à la clé des interventions de spécialistes (en anglais toutefois).

Une fois bien installé sur son rocher, Philae va commencer ses analyses scientifiques, grâce à une dizaine d’instruments embarqués. Il effectuera des forages pour récolter des échantillons. L’objectif est d’en savoir plus sur la nature du noyau des comètes, ainsi que sur leur origine et leur formation. Et, pourquoi pas, d’en déduire des informations sur l’origine du système solaire.

Lire aussi:

Les nouveaux défis de la sonde Rosetta, le 21/01/2014

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Gilbert Kallenborn