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Une « vaste » cyberattaque russe frappe l’Europe, la France annonce une contre-attaque

La France et l’Union européenne accusent officiellement la Russie d’avoir orchestré une vaste campagne de cyberattaques dans toute l’Europe. Entre sabotage d’infrastructures critiques et espionnage, les services secrets russes ont multiplié les offensives. Paris prépare une riposte.

La France révèle qu’une cyberattaque russe vise de nombreux pays européens. Sur le plateau de BFM TV, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, indique qu’une « vaste campagne cyber aux buts de sabotage et d’espionnage » a été menée par la Russie dans « une dizaine de pays européens ».

Dix nations d’Europe ont été visées ces derniers jours. La France fait partie des pays touchés. Les opérations orchestrées par Moscou « visent des entreprises, des ministères, des opérateurs qui ont pour objectif de capter de l’information soit de saboter le fonctionnement d’infrastructures ferroviaires, comme en Pologne », explique Jean-Noël Barrot. Dans un communiqué, la France explique « condamner avec la plus grande fermeté les cyber-attaques conduites sur son territoire par la Russie contre ses intérêts stratégiques ».

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Les services secrets russes dans le viseur

En miroir de la France, l’Union européenne a publiquement pointé du doigt la Russie. Dans un communiqué, la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, révèle que « l’Allemagne, la Pologne, Chypre, les Pays-Bas, l’Autriche, la Slovaquie, la Roumanie et la Finlande » font aussi partie des pays victimes d’une cyberattaque russe. Selon les sources interrogées par France Info, les opérations ont été menées par le FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie), à savoir le principal service de sécurité intérieure et de renseignement de la Russie.

« Depuis des années, le FSB mène des cyberattaques d’une ampleur croissante, affectant l’UE, ses États membres et des partenaires internationaux, notamment l’Ukraine. Ces activités comprennent l’infiltration de réseaux gouvernementaux et le sabotage d’infrastructures critiques », déclare l’UE.

Dans l’Hexagone, la Russie s’est surtout attaquée à « des ministères, des entités du secteur diplomatique, de la défense, de la justice et des technologies ». Les pirates russes ont notamment compromis « des comptes de messagerie internet du ministère des Armées », et ce, depuis 2017. L’an dernier, c’est le « système d’information d’une entité travaillant sur des technologies avancées » qui s’est fait pirater par des espions russes. Le gouvernement britannique s’est également joint à la France et à l’Union européenne en dénonçant les méfaits des hackers russes. Même son de cloche en Allemagne.

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La contre-attaque se prépare

Face aux exactions russes sur son territoire, la France s’est d’abord engagée à convoquer l’ambassadeur de Russie en France. En parallèle, « neuf individus et quatre entités » feront l’objet d’une série de sanctions. Les responsables de Lumma Stealer, un virus voleur de données, et du malware Trickbot, font partie des entités visées.

De son côté, l’Union européenne va riposter en sanctionnant 13 entités « qui contribuent aux efforts de la Russie pour déstabiliser l’UE ». Par ailleurs, le pouvoir allemand s’est déjà entretenu avec l’ambassadeur russe sur son territoire. 

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Florian Bayard