Une 2CV peut visiblement en cacher une autre… Cela est déjà arrivé en 1951 quand une version Fourgonnette de la Deuche a débarqué sans prévenir, pour le plus grand bonheur des artisans. Citroën remet le couvert pour le XXIème siècle avec la 2CV Fourgonnette Concept qui dérive étroitement de la 2CV Concept fraîchement présentée. L’équation est simple : remplacer la partie arrière par une cellule en tôle pouvant engloutir n’importe quoi.
Vous obtenez ainsi une nouvelle fois l’un des utilitaires les plus mignons qui soient. Xavier Chardon, le PDG de Citroën, le confirme ouvertement : « la 2 CV Fourgonnette n’était pas seulement un outil de travail. Elle faisait partie de la vie. Simple, ingénieuse, accessible, elle avait surtout quelque chose que peu d’utilitaires ont : une âme. C’est cette idée que nous faisons revivre aujourd’hui. Parce qu’utile ne devrait jamais vouloir dire banal ».
Entre nostalgie et modernité : le coup de crayon parfait ?
La face avant est alors entièrement reprise à la 2CV Concept. Rien n’a changé et c’est possiblement la meilleure chose qui puisse arriver. On retrouve donc un regard absolument adorable formé par les feux circulaires et le pare-chocs proéminent lui conférant une bouille souriante. Le capot bombé est toujours au programme avec ses multiples rainures tirées du projet TPV préfigurant la première 2CV.
Le pare-brise vertical avec ses essuie-glaces apparents reste également de la partie, tout comme les portes avant dotées de poignées pivotantes. Les jantes pleines inspirées de la 2CV Fourgonnette originelle sont pareillement du voyage. Elles reposent néanmoins sur des pneus à flancs blancs contrairement à la 2CV Concept, qui se contentait de roues plus standard. Aussi, l’inscription 2CV au centre passe du jaune au rouge.

Un profil idéal… sans suite commerciale ?
C’est bien l’une des rares différences si l’on fait abstraction de la partie arrière. La Deuche s’équipe en effet d’une cellule de chargement carrée permettant d’optimiser au mieux la capacité d’emport. Les rainures jonchant les flancs singent sans détours la tôle ondulée du modèle original. On remarquera même côté droit la trappe de recharge imitant l’orifice du réservoir d’essence de l’ancêtre. C’est bien pensé et bien conçu.
La partie arrière, elle, se distingue par ses portes battantes noires dotées de vitres très discrètes. Ce n’est pas le cas du logo Citroën, largement mis en valeur sur la gauche. On notera enfin des feux à LED finement intégrés à l’horizontale. Cette étude de style aurait bien sa place sous le Berlingo Van en tant qu’alternative originale à l’ë-C3 Van. Prometteur. Sauf que la marque indique clairement qu’aucune mise en série de l’engin ne sera prévue. Snif…
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