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Une licence logicielle pour défendre les droits de l’homme

Un groupe international de hackers crée une licence logicielle protégeant les internautes des États qui ne respectent pas les droits de l’homme.

Comment empêcher qu’un code source libre soit utilisé par des États afin d’espionner les citoyens ? Hacktivismo, un groupe international de hackers attaché à la défense des droits de l’homme, pense avoir trouvé la solution, en créant un nouveau type de licence logicielle.Baptisée Hacktivismo Enhanced-Source Softawre License Agreement (Hessla), cette licence logicielle reprend pour l’essentiel les termes de la GNU Public License (GPL), la licence des logiciels libres. Mais, en plus, cette nouvelle licence défend à quiconque d’introduire des “logiciels espions, des technologies de surveillance, ou tout autre code indésirable dans des versions modifiées de programmes sous licence Hessla.”Le groupe Hacktivismo espère ainsi protéger les utilisateurs de ses logiciels tout en continuant à permettre une libre consultation des codes sources.” C’est la première fois qu’un transfert de technologie est lié à la protection des doits de l’homme “, explique Oxblood Ruffin, le créateur de Hacktivismo.

Échanger des informations sans être espionné

La licence précise que tout gouvernement exploitant du code source Hessla dans un projet informatique violant les droits de l’homme renonce explicitement à toute immunité judiciaire vis-à-vis de cours de justice étrangères.” En d’autres termes, si la Chine continue à violer les droits de l’homme, alors elle n’a pas d’autre choix que d’éviter l’usage des
programmes développés sous licence Hessla “, peut-on lire dans un communiqué de Hactivismo.L’un des projets les plus médiatisés du groupe Hacktivismo est la création d’un réseau peer to peer, permettant l’échange d’informations cryptées sur Internet. Baptisé 6/4, ce projet vise à fournir aux dissidents d’États répressifs et non respectueux des droits de l’homme les moyens d’échanger des informations sans être espionnés.Pour élaborer la licence Hessla, le groupe Hacktivismo a fait appel aux experts juridiques en technologies de l’information de CyberBrief, un cabinet davocats.

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Antonin Billet