Alcatel s’enfonce un peu plus dans la catégorie des “junk bonds” (obligations pourries). L’agence de notation Standard & Poors a abaissé la note de la dette long terme de l’équipementier de BB + à B +, sans impact immédiat sur ses échéances. Elle justifie sa décision par une “nouvelle baisse des dépenses d’équipements des opérateurs et le manque de visibilité sur le marché.” Avant cette annonce, Serge Tchuruk, PDG d’Alcatel, avait indiqué que son chiffre d’affaires devrait être inférieur de 10 % sur le second semestre par rapport aux six premiers mois de 2002. S & P reconnaît tout de même qu’Alcatel n’est pas confronté à un problème de liquidités. L’équipementier n’a pas de refinancement avant septembre 2003. Il a même assuré que sa trésorerie serait encore de 2 milliards d’euros à la fin de l’année prochaine. En outre, au 30 juin 2002, la dette obligataire se montait à 5,4 milliards d’euros et la dette nette s’élevait à 1,3 milliard. Cest ce qui fait dire à Serge Tchuruk que S & P joue au “pompier pyromane “.
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