L’enquête sur le piratage de la direction générale des finances publiques (DGFiP) se poursuit. Un adolescent de 16 ans a été mis en examen à Paris, révèlent nos confrères du Monde. Connu sous le pseudonyme de « Casquette », le jeune homme n’avait que 15 ans au moment de la cyberattaque. Il a été placé sous contrôle judiciaire.
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« Une mise en examen particulièrement fragile »
Le jeune homme est notamment poursuivi pour « extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État en bande organisée ». Me Réda Ghilaci, l’avocat de l’adolescent, conteste fermement sa mise en examen et rappelle que son client « est présumé innocent ». La défense pointe du doigt « une mise en examen particulièrement fragile qui sera contestée dans les prochains jours ».
L’adolescent appartiendrait à ZeroBytes, un groupe de pirates qui se présente comme un duo. Le groupe a fait beaucoup parler de lui cet été en s’attaquant aux impôts, à l’Éducation nationale, notamment à l’académie de Créteil. Le parquet de Paris attribue aussi à ZeroBytes des attaques contre France Travail, la Fédération française de handball, Intermarché ou encore SFR. Le groupe revendique même le piratage de la plateforme Zéro Logement Vacant.
C’est déjà la deuxième mise en examen dans l’affaire du hack des impôts. Le mois dernier, un premier suspect, âgé de 18 ans et surnommé « ChatNoir », a été mis en examen et placé en détention provisoire. Notez que Casquette n’est pas inconnu des enquêteurs. L’adolescent avait déjà été interpellé puis relâché début septembre. D’après Le Monde, cette première arrestation concernait un dossier de piratage plus ancien visant le groupe Epsilon, présenté comme l’ancêtre de ZeroBytes.
Pour s’introduire dans les systèmes du fisc, les pirates se sont servis de plusieurs dizaines d’identifiants d’agents de la DGFiP, probablement dérobés par des logiciels espions. Selon l’ANSSI, le piratage repose sur des « faiblesses » connues des systèmes, comme l’absence de double authentification. Au total, les données d’au moins 678 000 particuliers et professionnels ont été dérobées.
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Source : Le Monde

