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Narus veut faire payer usage et contenu

Éditeur d’une infrastructure destinée à facturer des services ou des contenus à la consommation, Narus s’implante en France.

Enjeu majeur pour les opérateurs de téléphonie mobile de nouvelle génération, la facturation des services réseaux sur IP et des contenus implique le déploiement de logiciels autorisant la collecte puis la consolidation des données réseaux relatives à la consommation des abonnés. L’Américain Narus propose une telle plate-forme qui alimente les logiciels de facturation des opérateurs de télécoms.Techniquement, pour intercepter les données réseaux, Narus a développé le Virtual Analyzer, une sonde compatible SNMP, Radius, DNS et avec des équipements spécifiques (Cisco, Lucent, CacheFlow, etc.). Un module (Narus Semantic Traffic Analyser) reconstitue ensuite la session de l’utilisateur. Toutes ces données sont compressées et envoyées au Logic Server via le format IPDR (Internet Protocol Detail Record).

Une facturation par Ko ou par URL visitée

Ce logiciel, disponible sous Sun Solaris ou RedHat Linux, agrège les données. Le logiciel Policy Manager, qui lui est associé, alimente enfin le système de facturation au moyen des règles métier définies par l’opérateur. Un prix est ainsi fixé en fonction du nombre de Ko téléchargés, ou même des URL visitées. Caractéristique de l’architecture Narus : les données ne sont pas stockées dans une base mais restent en mémoire.C’est le moyen choisi par l’éditeur pour pouvoir traiter des flux d’information extrêmement importants, preuve que son offre est bâtie pour les “gros” opérateurs. Les tarifs confirment ce positionnement : plusieurs centaines de milliers de dollars pour une mise en ?”uvre de base, jusqu’à plusieurs millions de dollars pour un grand projet.

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Alain Clapaud