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LTU Technologies fiabilise le stockage de ses données avec un NAS

Pour atteindre une qualité de service de 99,9 %, l’éditeur a installé un serveur de fichier Procom avec l’aide d’Infodis.

Dès sa création, l’éditeur LTU Technologies (ex-LookThatUp) visait une commercialisation de ses logiciels de recherche et de filtrage au travers d’Internet. Ce mode est toujours d’actualité, même si pour sa gamme d’outils de filtrage, LTU recourt à une commercialisation classique. Le mode FAH a bien évidemment influé sur le plateau technique. “Nous stockons les images et la signature numérique des images de nos clients sur notre plate-forme. Les clients s’y connectent pour pouvoir y accéder. Nous avons donc élaboré un plateau technique à 100 % redondant pour assurer une QoS de 99,8 à 99,9 %, résume Bertrand Bussy, directeur des opérations de LTU Technologies. Dans cette même logique nous avons commencé à multiplier les serveurs de stockage.” Un choix qui montre très rapidement ses limites : “Nous avons eu des problèmes techniques, principalement de synchronisation entre l’écriture sur les disques et la réplication des données. La fiabilité n’était pas non plus assurée, puisque les accès disques étaient multipliés”, détaille-t-il. Autre inconvénient, l’architecture s’est révélée très gourmande en ressources réseau. Une partie de ces problèmes aurait pu être résolue en effectuant des modifications directement sur les serveurs d’applications. Un choix que se refuse à faire LTU, car selon son directeur des opérations, “cela reviendrait à inclure au niveau du serveur applicatif des contraintes matérielles qui n’ont rien à y faire”.“Après avoir éliminé les offres basées sur Linux sous forme de ser-veurs en grappe, qui ne résolvaient pas nos difficultés d’administration, ou celles d’externalisation du stockage, trop chères, il ne nous restait que les solutions classiques sous forme de baie de disques architecturée NAS [Network Attached Storage, Ndlr]”, raconte Bertrand Bussy. Les offres de Hitachi, Sun et EMC sont vite écartées au profit de solutions moins onéreuses, tels les serveurs de fichiers de Network Appliance et de Procom. “Au final, nous avons choisi Procom. C’était un petit risque, puisqu’il venait d’arriver en France, mais l’intégrateur Infodis s’est montré particulièrement agressif en termes commerciaux. Nous avons donc installé un serveur de fichiers Netforce 3100 totalement redondant au niveau des contrôleurs, des disques et de l’alimentation.”

Une administration minimale

Le budget de l’opération est de 53 360 ? ht (350 000 F). L’installation et le transfert de compétence ont été réalisés par Infodis. Ancien et nouveau systèmes ont perduré deux mois en parallèle, le temps d’opérer la migration des données sans interrompre le service. “Seul problème rencontré : le matériel n’était pas conçu pour gérer une agrégation de ports redondante [2 x 200 Mo, Ndlr]. Il a alors fallu effectuer quelques paramétrages”, constate le directeur des opérations. Il souligne, satisfait, le peu d’administration nécessitée par le matériel. Bertrand Bussy a pu récemment tester la fiabilité de son architecture : en septembre, une des cartes du contrôleur de disques a rendu l’âme. “C’est une panne très rare. En tout cas, durant l’incident nous n’avons constaté aucune interruption du service ou même de dégradation.”

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Stéphanie Renault