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Les soldats américains vont être dotés de supers pouvoirs

Jamais à court d’imagination, l’Armée américaine s’inspire des supers héros pour imaginer l’armement du futur. Au menu figurent une imprimante 3D qui tisse de la peau humaine, des lunettes connectées dotées de fonctions de vision macro et microscopique et une arme redoutable reposant sur la propagation d’ondes vibratoires.

Aux Etats Unis, la réalité en matière de technologies militaires se rapproche de plus en plus de la fiction. Des chercheurs américains travaillent sur un armement du futur directement inspiré des pouvoirs des supers héros. Deux sénateurs américains, Robert Salmon et John Peter Ancholvy viennent en effet de dévoiler les premiers résultats de la commission 2020 Next Military Patrol, chargé d’évaluer l’armement du futur.

Ce programme inscrit au budget de la Darpa (Defence Advanced Research Projets Agency) nous a déjà permis l’an passé de découvrir les premiers prototypes des exosquelettes, largement influencés par l’armure d’Iron Man, par le skate volant Hoverboard immortalisé dans la saga Retour vers le futur et directement inspiré de la planche du Surfer d’argent ou enfin de la Batpod, la moto surpuissante découverte dans la série Batman (photo ci-contre).

Sauter d’un immeuble à l’autre

Trois autres nouveaux projets ont été dévoilés ce matin à Boston lors de la conférence Innovating Defence qui réunit tout le gratin militaire yankee. Ces projets opportunément baptisés Spider’s web, Thor’s Hammer et Super Vision sont eux aussi inspirés des supers pouvoirs de plusieurs des héros célèbres de la maison d’édition Marvel.

Le projet Spider’web consiste à créer de manière artificielle des membranes filaires dont les propriétés seraient les mêmes que la peau humaine et la solidité aussi forte que celle d’un fil de pêche. Aidés de scientifiques de l’Heriot-Watt University d’Edimbourg en Ecosse, les chercheurs américains ont ainsi fabriqué une imprimante 3D capable de créer des tissus humains à partir de cellules souches embryonnaires (CSE). Conçues au départ pour des opérations de médecine regénérative (remplacer la peau abîmée des grands brulés par exemple), le système utilise un réseau de valves et d’air comprimés qui permet aux cellules souches embryonnaires de survivre au jet d’encre biologique utilisé pour l’impression. Grâce au système d’air comprimé et d’ouverture et fermeture des microvalves, les quantités déposées sont extrêmement précises. Le filament est ensuite obtenu en superposant les couches d’encre biologique selon le principe de l’impression 3D. Ses gradients de concentration en CSE sont suffisamment importants pour supporter le poids d’un humain. La vitesse d’impression n’est pas encore suffisante pour projeter ce filament pour se déplacer façon Spiderman mais selon les chercheurs, associé à un système de projection explosive du type de celui utilisé par les chasseurs de baleines, cela pourrait aider les soldats équipés de ce système de sauter d’un immeuble à l’autre dans le cadre de guerilla urbaine.

Des Google Glass “militarisées”

Le deuxième projet Super vision s’inspire des pouvoirs de Superman. Il s’agit de doter les soldats américains de Google Glass améliorées capables de leur offrir une vision télescopique. Grâce aux procédés optiques utilisés par les satellites, ils pourront ainsi zoomer sur un objectif situé à plusieurs dizaines de kilomètres avec une grande précision. Ces lunettes seront aussi dotées d’une fonction de vision microscopique, pour zoomer cette fois-ci sur objets extrêmement infimes en dessous du niveau atomique invisibles à l’œil humain. Incorporant une lentille à microscope électronique, les « marines » pourront détecter les plus petits indices avec une excellente netteté. Mais ce n’est pas tout ces lunettes disposeront aussi d’une vision à rayons X pour voir à travers les corps solides. Le soldat basculera alors ses lunettes en mode caméra, utilisant les mêmes technologies que celles employées dans les sas de sécurité de bagages des aéroports. Enfin, tout comme Superman, les militaires pourront utiliser une fonction de vision thermique. Les lunettes disposeront pour cela d’un rayon laser de 3000mw comme ceux utilisés dans la découpe industrielle de précision.  Il pourra ainsi atomiser ou brûler une cible d’un simple regard.

Une armature faîte de muscles artificiels

Plus étonnant encore est la troisième innovation baptisée Thor’s hammer, le marteau de Thor. Fabriqué en titane souple, cette masse sera bardée de capteurs et intègrera surtout de puissants systèmes de vibration qui pourront déstabiliser à distance des individus pour peu qu’ils se tiennent debout sur la même surface plane. La technologie utilisée s’appuiera sur une combinaison des systèmes de vibration sinusoïdale de 2000 Hz, couplés à des fonctions de vibration aléatoire dont le spectre de réponse pourra atteindre jusquà 300 mètres secondes soit presque la vitesse du son (340,29 m/s). Problème, pour maintenir le manche du marteau, le militaire devra être équipé d’une armature en fibre de nylon et polyéthylène qui une fois chauffée aux alentours de 240°, se contractera pour pouvoir absorber l’onde de choc (voir photo). Pour augmenter la capacité de contraction, les chercheurs ont eu l’idée d’enrouler les fils sur eux-mêmes. La contraction des fibres torsadées grimpe alors à 34 et 16 pour cent respectivement. Si le polyéthylène se contracte moins, il est cependant plus résistant, un avantage pour concevoir des muscles destinés à recevoir des chocs importants.

Interrogé, le ministère de la Défense français avoue du bout des lèvres travailler aussi sur des projets de ce type, s’inspirant de héros plus nationaux. Des chimistes aidés de nutritionnistes seraient ainsi sur le point de concocter une potion à base de biotechnologies capable de démultiplier la force humaine. Ils l’appelleront le premier avrilix.

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Frédéric Simottel