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La France se met “hors jeux”

Kalisto fermée, Cryo en liquidation judiciaire, Ubi Soft et Infogrames qui dégringolent en Bourse… Le jeu vidéo made in France serait-il en danger ? Cette année,…

Kalisto fermée, Cryo en liquidation judiciaire, Ubi Soft et Infogrames qui dégringolent en Bourse… Le jeu vidéo made in France serait-il en danger ? Cette année, seul VU Games s’en sort bien. Avec des hits comme Diablo II et Warcraft III, la division jeux de Vivendi Universal est en pleine santé. Tellement, même, qu’elle est à vendre… pour renflouer sa maison mère. Selon les rumeurs, les repreneurs potentiels s’appelleraient Sony, Sega ou Microsoft. Vrai ou pas, une chose est sûre : quoi qu’il arrive, VU Games ne sera bientôt plus française ?” on voit en effet mal quelle société tricolore serait prête à débourser les 2 milliards d’euros (plus de 13 milliards de francs) que Jean-René Fourtou, le nouveau P-DG du groupe, en espère.Mais le plus inquiétant dans cette série de mauvaises nouvelles, c’est qu’elles ne concernent que la France. Les éditeurs internationaux, eux, se frottent les mains, notamment grâce à l’arrivée des nouvelles consoles (PlayStation 2, Xbox et GameCube), qui ont dynamisé les ventes au Japon et aux Etats-Unis.L’exception culturelle française aurait-elle encore sévi ? A en croire les analystes financiers, il s’agirait plutôt d’erreurs de gestion ou de mauvaises stratégies : Cryo Networks, la filiale en ligne de Cryo, n’a jamais rapporté le moindre sou et Infogrames a du mal à se remettre de ses acquisitions successives de GT Interactive, Hasbro Interactive et Atari.Pour affronter cette période difficile, le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell) se tourne vers le gouvernement.Selon son président, Jean-Claude Larue, le jeu vidéo est une ?”uvre audiovisuelle et culturelle, au même titre qu’un film ou qu’un album de musique. En tant que telle, l’industrie se doit d’être soutenue par le gouvernement, comme le sont le cinéma ou la musique. Et de réclamer une baisse de la TVA, de 19,6 % à 5,5 %. “Cest une question de survie”, prévient-il

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Stephan Schreiber