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La consommation de données mobiles a doublé en un an

Dans son rapport, Ericsson dresse le portrait de la consommation de données mobiles et projette une croissance fulgurante dans l’avenir proche.

Le volume de données échangées par des appareils électroniques mobiles a doublé en un an dans le monde, dopé par la croissance de la vidéo sur Internet, selon des chiffres publiés, mercredi 21 novembre, par Ericsson dans un rapport intitulé Ericsson Mobility Report On the pulse of the networked society [PDF].

Un marché en croissance explosive

Au troisième trimestre, ce volume a dépassé 900 pétaoctets mensuels (900 millions de milliards d’octets), plus du double par rapport au troisième trimestre 2011, et 16 % de plus qu’au deuxième trimestre.
D’après Ericsson, les volumes de données transportés par les réseaux mobiles devraient continuer à doubler tous les ans, pendant les six prochaines années, avec la croissance du nombre d’utilisateurs et de la consommation de chacun d’entre eux. Une tendance qui corrobore les chiffres avancés par une étude de Sandvine publiée en début de mois [Lien direct de téléchargement de l’étude en PDF]. Si les ordinateurs et tablettes dominent encore le trafic, les téléphones devraient en représenter la moitié en 2018, avec la généralisation des smartphones.

 

Ces derniers ont représenté au troisième trimestre 40 % des téléphones portables vendus dans le monde. Le taux mondial de pénétration de la téléphonie mobile a atteint 91 % au troisième trimestre. Ericsson estime qu’il devrait y avoir 9,3 milliards d’abonnements en 2018, contre 6,6 milliards aujourd’hui.

Consommation transparente et mauvaises surprises

Ericsson a relevé que les appareils mobiles et l’extension des réseaux avaient poussé les utilisateurs à être présents sur les réseaux sociaux sur Internet « tout au long de la journée ». Comme d’autres avant lui, le rapport confirme ainsi que « les consommateurs ne s’arrêtent pas simplement d’utiliser Facebook ou Twitter parce qu’ils s’assoient devant leur télévision. Les deux activités sont plutôt menées en parallèle ».
Par ailleurs, de même que certains utilisateurs n’ont pas l’impression d’être connectés, comme le montrait une étude américaine récemment, le rapport d’Ericsson a relevé que les utilisateurs ne se rendaient pas toujours compte des volumes de données qu’ils consommaient. Ericsson a ainsi démontré qu’il revenait quelquefois moins cher d’acheter la version payante d’un jeu plutôt que de jouer à la version gratuite, qui oblige à télécharger des publicités.

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Pierre Fontaine, avec AFP