Mise à jour 21/10 — Google devait ouvrir le Play Store le 22 octobre, suite à sa condamnation dans le procès intenté par Epic Games. Mais les deux entreprises se sont entendues pour reporter ce gros changement… d’une petite semaine. La justice a accepté le délai qui renvoie la révolution du Play Store au 29 octobre.
Article d’origine, 7/10 — Quand ça veut pas… En décembre 2023, puis en août 2025, la justice américaine a ordonné à Google d’ouvrir le Play Store à la concurrence suite à une plainte d’Epic. L’entreprise est toujours parvenue à repousser l’échéance en déposant des appels, mais la source commence à se tarir. Le moteur de recherche a ainsi perdu de nouveau son pari auprès de la Cour suprême, auprès de laquelle il avait demandé un sursis partiel avant l’instruction du dossier sur le fond.
La forteresse Play Store va céder
Par conséquent, l’injonction permanente des précédentes juridictions redémarre, ce qui signifie que Google a deux semaines — jusqu’au 22 octobre — pour faire les changements réclamés pendant les procès. Cela veut concrètement dire que les développeurs pourront utiliser n’importe quel système de paiement intégré, pas uniquement celui du Play Store et sa fameuse commission.
Ces mêmes développeurs gagneront la possibilité d’informer leurs utilisateurs des autres moyens de paiement disponibles, par exemple sur des boutiques en ligne. Ils pourront aussi proposer des liens pour télécharger leurs apps en dehors du Play Store et fixer les prix de leurs applications en toute liberté. Google se voit également interdire de verser de l’argent ou d’offrir des avantages aux constructeurs de smartphones, opérateurs ou développeurs en échange d’une exclusivité dans la boutique ou une préinstallation.
Enfin, le géant du web a obligation de mettre en place à terme un système qui autorise les boutiques alternatives à s’installer depuis le Play Store, ce qui est probablement l’humiliation ultime. Attention, tout cela ne concerne que les États-Unis, bien qu’en Europe le règlement sur les marchés numériques contient des dispositions similaires.
Même si la Cour suprême doit encore se prononcer sur le fond — un appel est prévu le 27 octobre —, Google n’a désormais plus vraiment d’autre possibilité d’éviter l’injonction. Un porte-parole du groupe a ainsi indiqué à The Verge que Google allait se plier aux demandes de la justice, tout en affirmant qu’elles allaient « mettre en danger la capacité des utilisateurs à télécharger des applications en toute sécurité ». Un argument de la sécurité seriné à l’envi (et en vain) par Google et par Apple pour éviter de se confronter à la concurrence.
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Source : The Verge

