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Fujifilm GFX 100 : un capteur géant de 100 mégapixels pour 11.000 euros !

Non seulement le Fujifilm GFX 100 produit des images de 100 mégapixels, mais en plus il intègre un capteur stabilisé sur 5 axes et la détection de phase pour accélérer l’autofocus. Le tout à un prix certes élevé, mais pourtant trois fois inférieur à la compétition.

Fujifilm aurait pu se contenter d’embarquer 100 millions de pixels dans son nouveau GFX 100, son nouvel appareil moyen format officiellement lancé aujourd’hui. Annoncé en septembre dernier à la Photokina de Cologne, le GFX 100 marquait déjà l’histoire avec sa promesse d’offrir un capteur moyen format de 100 Mpix stabilisé pour seulement 11 000 euros.
Oui « seulement » 11 000 euros (10 999 dans les faits). A titre de comparaison, un Hasselblad H6D-100c à la définition équivalente (mais au capteur un poil plus grand encore) coûte 34 680 euros !
En plus de ce prix « canon », Fujifilm veut marquer le coup en allant plus loin et a soigné son produit jusque dans les moindres recoins.

Le capteur de 101,76 Mpix qui produit des images de 11 648 x 8736 pixels est un composant de dernière génération à structure BSI (back side illuminated), un terme technique mal traduit en « rétroéclairé ». Une conception qui permet d’améliorer notablement la sensibilité des photosites puisque l’essentiel de la circuiterie est placé non plus à l’avant mais à l’arrière du capteur, caractéristique unique dans le domaine des capteurs d’une telle densité.
Mieux encore, au système d’autofocus à détection de contraste classique dans ce genre d’appareil s’ajoute des pixels à corrélation de phase, permettant à ce GFX 100 de profiter d’un AF hybride qui serait, selon Fujifilm « jusqu’à 210% plus rapide » que celui du GFX 50S que nous avons testé.

Couplés au processeur capable de maintenir la mise au point sur les visages ou les yeux (Eye-AF), ces 3,76 millions de pixels responsables de la détection de phase pourraient faire du GFX 100 le meilleur des moyen-formats pour les shoots portraits. Jusque-là, la vitesse et la précision de la mise au point étant parfois un défi lorsque l’on shootait avec des appareils moyen-formats très lent pour la mise au point (sans même parler d’un quelconque suivi du sujet !).

Mégaboîtier

Le GFX 50S est peut-être imposant, mais le GFX 100 est carrément massif. Son format avec grip vertical intégré le met à égalité avec les appareils photo pro de Canon et Nikon – 1DX Mark II ou D5. A ceci près que son capteur est x1,7 plus grand !
Ce boîtier est une première pour Fujifilm puisqu’il s’agit d’une conception en double structure. Le boîtier en alliage de magnésium ultra-renforcé pour protéger le tout et un système pseudo-isolé à l’intérieur qui réunit la carte mère et le capteur stabilisé à l’intérieur.
Autre outil pour la protection de cette précieuse électronique, pas moins de 95 joints et protections anti-poussière et humidité. Un appareil qui ne sera donc pas cantonné aux studios mais qui pourra barouder. Une bonne nouvelle pour les amateurs de photo de paysage.

Cette conception de tank se paye évidemment sur la balance. La fiche technique annonce 1,4 kilogramme boîtier nu (avec viseur et batterie). Quand on rajoute une grosse optique dessus, on dépasse largement les deux kilogrammes. Attention au dos et aux épaules !

Super viseur, de belles promesses vidéo

Amovible comme sur le GFX 50S, le viseur électronique orientable du GFX 100 profite d’une bien meilleure dalle qui affiche 5,76 Mpix. Sans doute le même type de dalle que l’on retrouve dans les Panasonic S1/R. L’écran arrière est lui similaire à son prédécesseur, une dalle de 2,36 Mpix montée sur une rotule orientable en mode portrait comme paysage.

L’autre amélioration notable est à chercher du côté de la vidéo : quand les GFX 50S et 50R se contentent de la Full HD, le GFX 100 est dans les traces du X-T3 et shoote en 4K30p. Pas n’importe quelle 4K mais de la vraie 4K DCI (cinéma) 4096 x 2160 pixels à 400 Mbit/s en h.264 ou h.265.
Les vrais vidéastes profiteront de la qualité d’image maximale via un enregistreur externe grâce à la prise HDMI sans compression qui permet d’enregistrer en 10 bit 4:2:2 avec la gestion des profils F-Log. Aussi surprenant que cela puisse paraître, avec une zone de netteté encore plus fine, ce GFX 100 pourrait bien devenir le chouchou des caméramans : qui l’aurait parié un jour ?

Le GFX 100 sera disponible à la fin du mois de juin au tarif de 10 999 euros.

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