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Drôle de monde !

Comment ne pas s’indigner quand on réalise que les opérateurs du monde de la communication électronique vous font payer des services qui ailleurs sont gratuits ou vous vendent un débit et vous en servent un inférieur…

Dans l’univers de la communication électronique, les règles de la vie courante ne s’appliquent plus. On trompe et on pressure l’usager sans vergogne. Trois exemples : dans toutes les habitations de France, l’eau du robinet est
potable. Dans tous les réseaux d’accès de France, le flux qui sort du modem de l’abonné est infecté de virus, de chevaux de Troie, de courriels non désirés et autres poisons. A vous de le purifier avant d’ouvrir les documents reçus. Si vous demandez
à l’opérateur de le faire, il vous le facture chèrement.Deuxième exemple : dans le monde de l’automobile, lorsque vous achetez une neuf chevaux, on ne vous en livre pas sept ou six. En téléphonie mobile, quand vous souscrivez un abonnement au GPRS, vous obtenez, dans la pratique, le
débit du GSM Data (environ 10 Kbit/s). La 3G vous hisse péniblement au niveau d’un bon GPRS ou d’un Edge moyen (de 60 à 80 Kbit/s). Je ne parle pas des tests réalisés par les organismes officiels, mais de ce que je constate au quotidien en
tant qu’utilisateur lambda. Pour bénéficier des 384 Kbit/s promis par la 3G, il faudra attendre le HSDPA. Et pour atteindre le 1,8 Mbit/s que cette technologie permet, il est recommandé de s’armer de patience.Cette habitude de faire casquer l’usager n’est pas propre aux opérateurs. Tous ceux qui exploitent un réseau la contractent. C’est le troisième exemple. A l’hôtel, on ne vous fait pas payer, en plus du prix de la chambre,
l’électricité ou le chauffage. Or, dès l’instant où l’on se connecte à Internet dans sa chambre, tout change. C’est le coup de bambou pour quelques heures passées en ligne. Décidément, un bien drôle de monde.* Grand reporter à 01 Informatique

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Jean Pierre Soulès*