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Claude Mythos : le gouvernement Trump se sert de l’IA d’Anthropic pour débusquer les failles dans son code

L’agence américaine de cyberdéfense a adopté Claude Mythos. L’agence se sert de l’IA d’Anthropic pour scanner automatiquement le code des logiciels de l’État américain et débusquer d’éventuelles failles de sécurité. Cette révélation intervient alors que Washington maintient une relation en dents de scie avec la start-up d’IA, entre restrictions, injonctions et adoption massive de ses outils.

Le gouvernement de Donald Trump continue d’entretenir une relation ambivalente avec les outils développés par Anthropic. Selon les informations glanées par Reuters, la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), l’agence fédérale américaine de cyberdéfense, se sert actuellement de Claude Mythos, le modèle de pointe de la start-up, pour auditer automatiquement le code source des logiciels de l’État.

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Traquer les failles de sécurité

D’après trois personnes bien informées, une équipe de la CISA, baptisée la « Attack Surface Evaluation team », passe au crible les dépôts de code des administrations américaines à l’aide de Mythos. L’agence fédérale américaine cherche évidemment à déceler les failles de sécurité du code, afin de colmater les éventuelles portes d’entrée qui pourraient être utilisées par des cybercriminels. La CISA espère ainsi contrer les opérations d’espionnage menées par des puissances étrangères, comme la Chine ou la Russie.

Ces audits propulsés par Claude Mythos ont déjà permis de mettre au jour un grand nombre de vulnérabilités. Pour rappel, Claude Mythos est l’intelligence artificielle idéale pour débusquer des brèches dans du code informatique. Comme l’a expliqué Anthropic au moment de l’annonce, Mythos est capable de dénicher des vulnérabilités qui avaient échappé à des années, voire à des décennies, d’audits humains.

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Claude adopté par l’administration Trump

La fuite signée Reuters survient peu après la fin du bras de fer entre Anthropic et l’administration Trump. Un mois plus tôt, en juin 2026, le gouvernement américain avait en effet imposé des restrictions sur les deux derniers modèles de la firme, Fable 5 et Mythos 5. C’est la découverte d’une technique de contournement relativement simple, par des chercheurs Amazon, qui avait poussé Washington à réagir. Dos au mur, Anthropic a désactivé les deux IA dans le monde entier. Après trois semaines d’interdiction, l’administration américaine a fini par lever ses restrictions. Pour réactiver ses deux versions de Claude, la start-up a été obligée d’implémenter une série de mécanismes de censure, qui ont fortement déçu les utilisateurs.

En parallèle, la National Security Agency (NSA) a continué d’utiliser les outils d’Anthropic, en particulier Claude Mythos, pour auditer son code informatique. Lors d’un test réalisé sous contrôle absolu de la NSA, l’IA a même piraté les systèmes classifiés de l’agence en l’espace de quelques heures. De son côté, la CISA a accès à Mythos depuis plusieurs semaines. Dès la mi-juin, l’agence pouvait utiliser la version complète du modèle, avant même que la Maison Blanche ait fixé des règles claires sur son usage. Tout en restreignant l’accès aux innovations d’Anthropic, les États-Unis de Donald Trump semblent avoir massivement adopté les IA pour améliorer leur sécurité.

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Source : Reuters


Florian Bayard