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CES 2009 – Le retour du Polaroid, en version numérique

Avec son appareil photo Pogo, qui intègre une imprimante, Polaroid redonne vie à l’impression instantanée.

On croyait le bon vieux Polaroid des années 1970 mort. Or, il réapparaît
en version numérique sous la référence Pogo. Et il ne s’agit pas de
l’imprimante de poche, baptisée elle aussi Pogo,
lancée par Polaroid l’an passé, mais bien d’un véritable appareil photo
avec imprimante intégrée. Les deux produits s’appuient toutefois sur la
même technologie: Zink, pour zero ink («zéro encre»). Grâce à ce procédé, nulle
cartouche d’encre n’est requise. C’est le papier qui intègre des
cristaux de colorants qui, une fois chauffés, révèlent la photo.
L’appareil photo Pogo peut, de ce fait, garder des proportions
raisonnables, soit environ 12 cm sur 7 pour une profondeur variant de
3,5 à 5 cm et un poids d’environ 300 g.

L’appareil lui-même n’est pas un foudre de guerre avec son capteur de 5 Mpix (atteignant 7 Mpix interpolés), l’absence de zoom
optique (focale fixe) et une sensibilité qui ne dépasse pas les 400
ISO. On est très loin des caractéristiques des derniers compacts
présentés au CES 2009. L’objectif de Polaroid reste, ici, l’impression
instantanée, pas un grand prix de photo. A cet effet, le Pogo peut
contenir jusqu’à dix feuilles de papier adhésif au format 5 x 7,6 cm (un
quart de 10 x15), celui-là même utilisé par l’imprimante de poche du
constructeur.

Grâce à son grand écran, l’appareil permet de visualiser ses photos,
voire de les recadrer depuis un éditeur intégré. Il suffit ensuite de
presser une touche puis de patienter de 40 s à 1 min pour
obtenir une impression. A pleine charge, le Pogo ne dispose, selon le
constructeur, que d’une autonomie pour vingt clichés. Quant à la mémoire
interne, elle est limitée à 16 Mo, dont seulement 4 disponibles pour le
stockage des images. L’utilisateur devra donc faire l’acquisition d’une
carte SD ou SDHC (4 Go maximum acceptés).

Malgré ses capacités limitées, le Pogo saura séduire les amateurs de
vidéo, puisqu’il propose, dans ce mode, une résolution de 640 x 480
pixels à raison de trente images par seconde. L’appareil devrait être, par
ailleurs, proposé à un prix relativement abordable: on évoque la somme
d’environ 200 dollars outre-Atlantique. Mais il est vrai que, avec ce
type de produit, mieux vaut raisonner en termes de coût des
consommables: ici, de 0,33 à 0,4 euro la feuille, tout de même! Il faudra patienter au moins jusqu’au mois de mars (date de
commercialisation aux Etats-Unis) pour avoir plus d’informations sur le
modèle proposé en France.

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Stéphanie MOLINIER