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Ce n’est pas parce que vous n’en voyez jamais que les smartphones Sony ne se vendent pas

Les dirigeants de Sony affirment que le coûteux Xperia 1 VIII se vend très bien. Et l’une des raisons principales de ce succès va vous surprendre… En effet, le constructeur japonais tirerait son épingle du jeu en continuant de miser sur le jack de 3,5 mm et le port microSD.

Sony Xperia 1 VIII

Si la marque Sony domine sans conteste le marché de la photographie hybride et celui des consoles de jeux vidéo avec la PlayStation, sa division dédiée aux smartphones donne souvent l’impression de survivre en marge du marché. Pourtant, le spectre d’une éventuelle disparition de la gamme Xperia, souvent brandi par les rumeurs, est loin d’être à l’ordre du jour. Contre toute attente, les récents retours de la direction japonaise se veulent extrêmement positifs : la stratégie de niche de Sony est un succès, et les vieux composants que l’industrie s’acharne à faire disparaître y jouent un rôle majeur.

Une hausse des prix qui ne freine pas les acheteurs

C’est lors d’une interview accordée au média japonais ITmedia Mobile (et repérée par GSMArena) que Shohachi Ike et Eri Kitazawa, deux cadres dirigeants de Sony, ont dévoilé les coulisses du lancement de leur dernier fleuron.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entreprise assume totalement son positionnement tarifaire premium. Au Japon, le prix de l’appareil a même franchi la barre symbolique des 200 000 yens (en grande partie à cause de la crise de la RAM). En Europe, la facture reste tout aussi salée, avec un ticket d’entrée à 1 499 euros pour la version 12/256 Go du récent Xperia 1 VIII.

Sony Xperia 1 Viii Audiojack
La prise mini-jack serait toujours un argument en faveur des Xperia. © Sony

Pourtant, ce positionnement tarifaire n’entame visiblement pas l’enthousiasme des acheteurs. « Malgré une hausse des prix, les ventes sont restées soutenues et la satisfaction des clients est très élevée », assure ainsi Shohachi Ike. Mieux encore : cette dynamique ne se limite pas à l’archipel nippon. Les ventes auraient en effet « augmenté significativement » sur le marché européen, une croissance que Sony attribue en partie au renforcement de ses canaux de vente directe.

La carte microSD et le port jack érigés en symboles

Mais qu’est-ce qui pousse des consommateurs à débourser 1 500 euros pour un smartphone Sony alors que des alternatives chez Apple ou Samsung dominent l’espace médiatique ? Si la réponse se trouve en grande partie dans le bon rendu de ses capteurs photo ZEISS et son interface minimaliste, les cadres de Sony soulignent un autre argument de vente massif, et particulièrement inattendu en 2026 : la connectique filaire et le stockage externe.

« Dans notre enquête sur les raisons d’achat, la compatibilité microSD s’est classée très haut », révèle l’un des représentants de Sony lors de l’interview. Un engouement qui pousse son collègue à affirmer une position ferme sur l’avenir du design de la marque : « Je pense que la présence de l’emplacement microSD et de la prise casque fait désormais partie intégrante de l’identité de Xperia. »

Sony Xperia 1 Viii Simtray
© Sony

Cette résistance technologique de Sony est un véritable cas d’école. Alors que l’écrasante majorité de l’industrie, Apple en tête, a purement et simplement éradiqué le port jack 3,5 mm et les tiroirs pour cartes mémoires au profit d’abonnements cloud et d’écouteurs sans-fil, Sony transforme ces composants « obsolètes » en véritables armes de séduction massive auprès d’une cible de technophiles et de vidéastes exigeants.

Toujours pas de milieu de gamme à l’horizon

Naturellement, cette interview a également été l’occasion d’aborder la question que tous les fans de la marque se posent : à quand le retour d’un smartphone plus abordable, comme l’attendue série Xperia 5, dont le prix se situerait autour des 100 000 yens (environ 600 euros) ?

La réponse officielle risque de faire des déçus. Les dirigeants ont expliqué analyser très régulièrement les tendances du marché sur ce segment tarifaire, conscients de la taille de la demande. Néanmoins, la décision de s’y engouffrer de nouveau n’est pas encore prise.

Pour l’heure, Sony préfère se concentrer sur ses deux piliers existants : la série 1 (le très haut de gamme) et la série 10 (l’entrée de gamme). Une manière polie d’expliquer que l’entreprise n’a aucunement l’intention de s’épuiser dans une guerre des prix sur le segment ultra-concurrentiel du milieu de gamme.

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