En parallèle du code de bonne conduite pour encadrer le développement de l’IA, Donald Trump a présenté la plateforme America.gov. Cette plateforme a pour objectif de faciliter les démarches administratives des Américains. Sa particularité : elle intègre un chatbot qui répond aux questions des utilisateurs. Ainsi, un visiteur peut lui demander comment renouveler son passeport ou comment s’inscrire à Medicare, et le chatbot est censé donner les bonnes indications. La Maison Blanche précise d’ailleurs que la plateforme permet de « recevoir des réponses précises ». Seulement voilà, les réponses du chatbot ne semblent pas toujours alignées avec les déclarations de Donald Trump.
Le chatbot du gouvernement américain contredit certaines déclarations de Donald Trump
Un journaliste de The Guardian, un média britannique très critique à l’encontre de Donald Trump, s’est amusé à confronter les réponses de l’IA de la plateforme America.gov avec certaines déclarations du président. Ainsi, Donald Trump affirme que les élections américaines de 2020 ont été truquées et qu’il est le véritable vainqueur ; l’intelligence artificielle du gouvernement américain répond quant à elle que Joe Biden a bien remporté ces élections.
Plus délicat encore, le chatbot de la plateforme gouvernementale a indiqué que le nom de Trump figurait dans les dossiers Epstein. Dernier exemple, Donald Trump a récemment affirmé que les Américains étaient « deux fois plus riches qu’il y a peu de temps », chose que l’IA du gouvernement américain a réfutée. Nul doute que Donald Trump qualifierait les réponses de l’IA de cette plateforme gouvernementale de « fake news ».
Le chatbot ne répond plus aux questions politiques
Les équipes de Donald Trump semblent avoir été alertées de la situation et ont pris des mesures pour y mettre un terme. Dorénavant, l’IA de cette nouvelle plateforme gouvernementale explique ne pas répondre aux questions d’ordre politique ou sociétal. Le chatbot est maintenant limité aux requêtes d’ordre administratif.
Précisons que l’IA de cette plateforme gouvernementale repose notamment sur Gemini (Google) et Grok (xAI – Elon Musk). Google a expliqué être « fier d’être partenaire technologique de cette initiative », tout en « soutenant la vision de l’administration en matière de modernisation numérique ». Il faut dire que Google et le gouvernement américain se sont rapprochés ces derniers mois, notamment à travers un accord polémique avec l’armée américaine.
Grok est quant à lui connu pour fournir des réponses davantage en adéquation avec la droite de l’échiquier politique, mais cela ne semble pas être le cas sur la plateforme administrative du gouvernement américain. À moins que son rôle sur celle-ci se situe à un autre niveau. Quoi qu’il en soit, le chatbot de la plateforme America.gov ne répond plus aux questions politiques.
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Source : The Guardian

