Lancé en mars dernier à 699 euros, le MacBook Neo avait un argument imparable : proposer un vrai Mac au prix d’une tablette correcte. Puce A18 Pro, écran 13 pouces, châssis en aluminium, jusqu’à seize heures d’autonomie annoncées, et une machine largement suffisante pour de la bureautique, du streaming ou de la visioconférence. Un seul chiffre coinçait dans la fiche technique, et c’est celui que le prochain modèle corrigerait.
8 Go en 2026, le compromis qui ne passe plus
Le MacBook Neo se contente de 8 Go de mémoire unifiée. La quantité passe mieux sur un Mac que sur un PC équivalent, la gestion mémoire d’Apple faisant beaucoup pour sauver les apparences, mais elle reste une base serrée pour une machine vendue en 2026. Ce plafond n’a rien d’arbitraire : la mémoire est soudée directement sur le processeur, et l’A18 Pro de la machine sort de la même chaîne que celui des iPhone 16 Pro, tous livrés avec 8 Go. Le successeur embarquerait une puce A19 Pro accompagnée de 12 Go, soit la moitié en plus, pour une sortie l’an prochain. Ces informations restent au stade de la rumeur, sans source officielle, et Apple n’a évidemment rien confirmé.
Le détail qui pique davantage tient au calendrier logiciel. Les fonctions d’intelligence artificielle les plus avancées de macOS 27 réclament 12 Go de mémoire et une puce M3 au minimum, ce qui écarte doublement le Neo et son processeur d’iPhone. Acheter au printemps une machine déjà tenue à l’écart des arguments marketing de son propre système, voilà qui laisse un goût étrange. À titre de comparaison, le MacBook Air démarre pour sa part avec 16 Go, ce qui explique une bonne partie de l’écart de prix entre les deux gammes.
La vraie coupable s’appelle la pénurie de mémoire
Ce rationnement n’a rien d’un caprice de Cupertino. La demande des centres de données consacrés à l’intelligence artificielle a fait exploser le prix des puces mémoire. La DRAM a bondi de près de 98 % sur un an au premier trimestre, et un fabricant comme Micron annonce une tension durable au-delà de 2027. Apple a d’abord absorbé le choc sur ses marges, avant de renoncer : Tim Cook a reconnu que les hausses devenaient inévitables, expliquant n’avoir jamais vu un composant grimper autant, aussi vite.
Les acheteurs français ont déjà payé la note. Affiché 699 euros au printemps, le MacBook Neo est passé à 799 euros dès juin, soit cent euros de plus en trois mois pour une machine strictement identique. Le même mouvement a touché le MacBook Air, le MacBook Pro, l’iPad Air et l’iPad Pro. Ajouter 50 % de mémoire dans un contexte pareil coûtera forcément quelque chose, et certaines rumeurs évoquent déjà l’abandon de la version 256 Go, ce qui ferait mécaniquement grimper le ticket d’entrée. Prudence sur ce point, l’information reste isolée.
Faut-il pour autant repousser son achat ? Si le besoin est immédiat et l’usage classique, le Neo reste la porte d’entrée la moins chère vers macOS, et attendre un an pour 4 Go supplémentaires n’a rien d’évident. Si vous visez en revanche les fonctions d’intelligence artificielle intégrées, ou simplement une machine qui tienne cinq ans sans serrer les dents, mieux vaut viser plus haut dès maintenant. Dans les deux cas, une chose semble acquise : le prix ne redescendra pas avant longtemps.
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Source : 9to5mac

