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2Is : une logisticienne qui aime les techniciens

De l’intuition, le sens de l’organisation et beaucoup de patience ont finalement conduit 2Is au succès sur son marché : la gestion des architectures distribuées. Elle espère convertir, cette année, une centaine de collaborateurs à la logistique des parcs informatiques

Bien sûr, nous avons des concurrents : Osiatis, Tasq, ICL-Sorbus. Mais nous nous démarquons par notre originalité”, argue Olivier Cocheteux. Le PDG-fondateur de 2Is, entreprise dédiée à la gestion des infrastructures distribuées, a la sérénité des patrons auxquels le marché a donné finalement raison. “2Is a toujours été spécialisée dans les grands comptes. Par ailleurs, nous avons choisi, dès le départ, de construire notre offre à partir de la problématique de l’organisation de l’entreprise cliente plutôt que technique et segmentée.” Ce qui a fait de 2Is une véritable logisticienne des parcs informatiques.

Se réorganiser pour faire face à la croissance

“PC, imprimantes, routeurs : pour gérer tout ce qui constitue un parc informatique et ce qui fait sa vie, achat, stockage, maintenance, nous avons opté pour une approche industrielle et développé des méthodes et un outil.” Le caractère complet de cet outil, Page, en fait d’ailleurs un véritable système d’information. Olivier Cocheteux a été convaincu très tôt de la justesse de cette approche. Il avait vingt et un ans quand il a créé l’entreprise, en 1986. “Travaillant comme commercial dans des domaines périphériques, j’ai perçu l’absence d’une offre globale pour les grands groupes.” Le patron de 2Is a peaufiné son idée. Et il s’est armé de patience. “Le marché s’est réveillé il y a trois ou quatre ans. Il se tourne vers l’externalisation.” Résultat : le chiffre d’affaires services de 2Is fait des bonds de 50 %. L’organisation de l’entreprise s’est modifiée en conséquence “avec, entre autres, la mise sur pied d’unités clients”. Pour coller à cette dynamique de croissance et d’organisation, 2Is s’est mise en quête de profils “de plus en plus adaptés au changement”. Mais avec toujours les mêmes constantes. “Ce n’est pas une entreprise pour les girouettes. Il faut des gens qui s’impliquent. Et, surtout, courtois, avec le souci de leur mise. Le métier de technicien est un métier noble.”

Ces postulats respectés, il suffit de faire ses preuves au quotidien pour s’ouvrir des perspectives de carrière. “Chez nous, pas d’a priori. La compétence prime. Un technicien entré pour faire du déploiement et de la maintenance curative peut aisément devenir chef d’une équipe de cinq à dix personnes au bout d’un an.” Tout candidat au changement dispose d’ailleurs de trois mois, sous la direction d’un parrain, pour faire ses preuves dans la fonction briguée. Après quoi… Cela démontre en tout cas que 2Is n’hésite pas à donner leur chance à ses collaborateurs

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Annick Le Berre