Licenciées pour des propos injurieux sur Facebook
Trois salariées de SOS Femmes ont été licenciées pour faute lourde à cause d'une conversation sur leurs conditions de travail sur le réseau social. Elles ont saisi les prudhommes.
Au mois de mai dernier, Facebook faisait l'actualité du droit social malgré lui. Des salariés de la SSII Alten passaient au tribunal après avoir été licenciés à cause de propos échangés sur le réseau social. Il semble que ce genre d'affaire soit appelé à se renouveler. Trois salariées d'une association de défense de victimes de violence, SOS Femmes, ont aussi été licenciées, en juillet dernier, à cause d'une conversation sur Facebook. Elles ont également saisi les prudhommes, qui se prononceront le 14 mars 2011, précise l'AFP.
Leur employeur, l'antenne de Dordogne de SOS Femmes, invoque une faute lourde, ce qui est déjà grave. Mais en plus, il a déposé plainte pour menace de mort et incitation à la haine auprès du procureur de la République de Périgueux.
Public ou privé ?
De leur côté, les plaignantes ont porté plainte pour « interception illicite de communications ». Elles soupçonnent leur employeur d'avoir eu accès illégalement à leur conversation sur Facebook. Elles ne nient pas avoir discuté de leurs conditions de travail et des dysfonctionnements qu'elles constatent dans l'association.
En revanche, elles ne savent pas comment leur employeur a été mis au courant et, surtout, elles invoquent le caractère privé de ces échanges. Elles affirment que les propos qu'on leur prête, et qui leur valent cette plainte en justice et ce licenciement, ont été mal retranscrits.
En dehors du contenu des propos, cette affaire pose une fois de plus le problème de savoir ce qui est public et privé sur un site comme Facebook. Le cas de salariés d'Alten n'avait pas pu être tranché par les prudhommes. Il va falloir attendre quelques mois pour savoir si la juridiction de Périgueux y aura vu plus clair.
Moué
de
mxdt
, posté le 22 septembre 2010 à 18h25
On ne sait pas grand chose la dessus.
Il serai normal d'avoir des problèmes pour tenir un discours d'appel à la haine si ce discours est tenu aux vu de tous.
En revanche, si c'est un échange de mail entre amis... la on pourrait se croire en chine ! (pour le coté surveillance du web)
Il serai normal d'avoir des problèmes pour tenir un discours d'appel à la haine si ce discours est tenu aux vu de tous.
En revanche, si c'est un échange de mail entre amis... la on pourrait se croire en chine ! (pour le coté surveillance du web)
c'est vieux
de
the void
, posté le 22 septembre 2010 à 21h20
le problème vient du problème d'avant la sécurisation de facebook, mais il y a encore des lacunes par exemple si l'on veut limiter les acces à certaines page
Tant pis pour elle
de
Mr. P
, posté le 27 septembre 2010 à 15h45
J'espère que le tribunal des prudhommes validera le licenciement pour faute grave.
Facebook n'est pas de la correspondance privé,et j'espère que ces personne seront traité de façon exemplaire ! En espérant que ca face réfléchir les autres au danger de facebook, et que ce n'est pas le l'outil pour raconter ce genre de chose.
Facebook n'est pas de la correspondance privé,et j'espère que ces personne seront traité de façon exemplaire ! En espérant que ca face réfléchir les autres au danger de facebook, et que ce n'est pas le l'outil pour raconter ce genre de chose.
- problémes de limites
de
Alain !
, posté le 22 septembre 2010 à 21h48
- il y a pas de délits d'opinions mais toutes les opinions ne sont pas bonnes à dire quand même et l'affaire d'Alten en est la preuve flagrante ...surtout quand certaines entreprises n'admettent pas que l'on puisse étaler leurs problèmes sur la place publique et congédient abusivement les employés qui se sont épanchés sur le web !
Silence
de
pusillanime
, posté le 23 septembre 2010 à 01h10
Aujourd'hui, il faut faire attention à tout ce qu'on fait, tout ce qu'on dit, ce qu'on écrit, voire ce qu'on pense.
Bientôt, il faudra présenter ses excuses si l'on dit simplement "bonjour".
Avant de faire de l'humour, il faudra préciser avec moult détails que c'est de l'humour en expliquant chaque mot.
Nous vivons dans un monde de peur. Peur de parler, d'écrire, etc...
Dès qu'une opinion est exprimée, elle doit plaire, sinon, c'est la justice qui est appelée.
Et il prendre garde avec "nos intimes" : eux aussi peuvent porter plainte si l'on écrit que le repas servi était mauvais.
Belle société, beau siècle ! Changeons de mentalité ! Acceptons la critique. Si quelqu'un dit ou écrit du mal de moi, j'aurai une discussion courtoise avec lui, mais sans la police.
SOS Femmes va peut-être avoir des problèmes si une enquête sur son fonctionnement a lieu suite au licenciement. A mon avis, cette association a voulu licencier et a guetté la "faute". Cela se fait partout, c'est une mode !
Il ne reste plus qu'à ces femmes licenciées d'appeler à l'aide en se connectant sur sosfemmes.com !
Bientôt, il faudra présenter ses excuses si l'on dit simplement "bonjour".
Avant de faire de l'humour, il faudra préciser avec moult détails que c'est de l'humour en expliquant chaque mot.
Nous vivons dans un monde de peur. Peur de parler, d'écrire, etc...
Dès qu'une opinion est exprimée, elle doit plaire, sinon, c'est la justice qui est appelée.
Et il prendre garde avec "nos intimes" : eux aussi peuvent porter plainte si l'on écrit que le repas servi était mauvais.
Belle société, beau siècle ! Changeons de mentalité ! Acceptons la critique. Si quelqu'un dit ou écrit du mal de moi, j'aurai une discussion courtoise avec lui, mais sans la police.
SOS Femmes va peut-être avoir des problèmes si une enquête sur son fonctionnement a lieu suite au licenciement. A mon avis, cette association a voulu licencier et a guetté la "faute". Cela se fait partout, c'est une mode !
Il ne reste plus qu'à ces femmes licenciées d'appeler à l'aide en se connectant sur sosfemmes.com !
@pusillanime& Zahabi
de
mxdt
, posté le 23 septembre 2010 à 10h06
Attention tout de même, la liberté d'expression OUI, mais l'incitation au meutre et l'appel a la haine NON.
On ne sait pas ce qui a été dit, mais même si c'etait une plaisanterie, on ne plaisante pas de cette maniere ouvertement au web tout entier.
On ne sait pas ce qui a été dit, mais même si c'etait une plaisanterie, on ne plaisante pas de cette maniere ouvertement au web tout entier.
Horrible
de
Zahabis
, posté le 23 septembre 2010 à 05h03
C'est horrible, ils peuvent parler de leur conditions de travail non ? Si elle se plaindre en dehors du travail, je voie pas le problème, pis c'est quoi ce patron qui espionne les conversations ? C'est honteux. J'espere qu'il va mordre la poussière !
Bah oui
de
Mr.P
, posté le 27 septembre 2010 à 16h04
Bah oui ca s'appelle le devoir de loyauté ou "droit de réserve" !
Si elle porte atteinte en publique a leur société alors oui c'est tout a fait normal.
Si elle porte atteinte en publique a leur société alors oui c'est tout a fait normal.
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