Licenciée pour faute grave à cause de son blog
La réceptionniste d’un hôtel de Reims a été congédiée après avoir publié des chroniques relatant des anecdotes de sa vie professionnelle.
Tenir un blog peut attirer des ennuis, professionnels en tout cas. Une réceptionniste d'un hôtel de Reims appartenant au Groupe Accor vient d'être licenciée pour faute grave. Le motif ? Elle publiait des chroniques humoristiques dans lesquelles elle relatait la vie de l'établissement, en retranscrivant des conversations entre collègues. Cela n'a pas du tout plu à sa direction.
« Dans la lettre de licenciement pour faute grave, on me reproche, outre de venir au travail avec mon ordinateur portable rose, de mettre en péril la sécurité de l'hôtel [en raison des photos prises dans l'établissement, NDRL] et de nuire à mes collègues, a indiqué la jeune femme à l'AFP. Ce que j'écris est de la fiction ! »
Une fiction inspirée de faits réels
Regroupés dans le blog « La minute blonde » sur LePost.fr, ces billets mettaient en scène des personnages affublés de pseudonymes tels que Truque, Machine ou encore M. Tetedenoeud. Selon la bloggeuse, les anecdotes étaient présentées comme des fictions. « J'ai construit ces chroniques comme des dialogues de sitcom qui racontent la vie plus ou moins conflictuelle du monde du travail (…) Même si je me suis inspirée de la réalité, j'ai toujours veillé à respecter l'anonymat de mes personnages et j'ai systématiquement flouté, sur les images, ce qui aurait pu permettre d'identifier l'hôtel. »
Aujourd'hui, les billets mis en cause ont été supprimés. La bloggeuse n'a pourtant pas renoncé à écrire. Elle tient désormais « La minute qui dérange ». Un autre blog où elle raconte ses humeurs, et la vie de personnages… dans un café. Entre autres saynètes, l'internaute peut y lire celle où elle explique sa mise à pied à Doucette, la patronne du troquet.
La réceptionniste, qui comptait en moyenne 40 000 adeptes quotidiennement sur son premier blog, a l'intention de porter plainte pour licenciement abusif. A l'heure où nous écrivons ce papier, Accor n'a pas répondu à nos appels.
...
de
ne2sbeal
, posté le 21 mai 2010 à 10h45
Je sais pas où va notre société mais en tout cas ça devient du n'importe quoi entre Hadopi les licenciements abusif...
le net doit rester libre
de
liberte_cherie
, posté le 21 mai 2010 à 11h25
Tu ne le savais pas ?
Que ce soit sous la gauche ou la droite, notre pays devient China-friendly.
La gauche a fait la loi Tasca alors que la droite était contre (en 2001).
La droite a empiré avec Hadopi alors que la gauche se disait contre.
Le reste n'est que dans la continuité de la honte.
Le net doit rester libre, sans limitation. Ce n'est qu'un outil.
Si on condamne les développeurs de logiciels Internet pour faciliter la pédophilie, il faut aussi condamner RENAULT pour faciliter le meurtre par accident de voiture.
Que ce soit sous la gauche ou la droite, notre pays devient China-friendly.
La gauche a fait la loi Tasca alors que la droite était contre (en 2001).
La droite a empiré avec Hadopi alors que la gauche se disait contre.
Le reste n'est que dans la continuité de la honte.
Le net doit rester libre, sans limitation. Ce n'est qu'un outil.
Si on condamne les développeurs de logiciels Internet pour faciliter la pédophilie, il faut aussi condamner RENAULT pour faciliter le meurtre par accident de voiture.
Licenciement TRES abusif
de
dmdo72
, posté le 21 mai 2010 à 11h59
Pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire, il faut savoir que l'employeur se base sur un commentaire (un seul) publié lors d'une des nombreuses chroniques de Jess. Commentaire posté par un internaute qui s'est spécialement inscrit pour cela et n'a jamais posté par la suite. Commentaire qui indique qu'il a repéré l'hotel en question....
Autrement dit une dénonciation anonyme un peu étrange.....
Autrement dit une dénonciation anonyme un peu étrange.....
oui, bizare le commentaire
de
Legleg
, posté le 21 mai 2010 à 16h45
Commentaire écrit après la mise à pied...
Encore un qui manque d'imagination pour licencier.
de
Nacyl
, posté le 21 mai 2010 à 12h46
Au lieu de diriger son hôtel, ce "patron" devrait être promu petit chef chez Truffe corp.
Invoquer la faute grave pour ça c'est se moquer de la définition du mot "grave".
Et pour le béni ouioui qui a cafté, il est envisageable de porter plainte pour dénonciation (à moins que nous soyons revenus sous le règne de Vichy et, parfois, on peut se poser la question.) ?
Légiférer sur tout, tout criminaliser et insuffler suffisamment de craintes pour "punir les coupables" au non du droit...
Belle société que la nôtre.
Pendant ce temps, les gouvernements Européens mettent en place des plans de rigueur pour leurs citoyens quand les coupable restent bien au chaud à spéculer...
A quand un retour la probité ?
A quand un remède efficace à la crise qui consisterait, par exemple, à rendre aux places financières leur rôle premier qui est de financer l'économie (au lieu de la plomber en spéculant) et à ceux qui travaillent leur considération au lieu d'institutionnaliser des politiques de gestion de l'humain dignes de régimes totalitaires ?
Et si on commençait à mettre un peu de démocratie dans la entreprises, ça pourrait faire du bien, non ?
Au lieu de cela nous avons le droit à des "dirigeants" prêts à se servir des prétextes les plus limites pour se débarrasser de gens "gênants".
Que l'Internet serve "aussi" à ça est tout simplement consternant.
Maintenant, il reste à espérer que la justice saura prendre conscience de ce nouveau mal qui menace la société : le prétexte du n'importe quoi sur Internet...
Invoquer la faute grave pour ça c'est se moquer de la définition du mot "grave".
Et pour le béni ouioui qui a cafté, il est envisageable de porter plainte pour dénonciation (à moins que nous soyons revenus sous le règne de Vichy et, parfois, on peut se poser la question.) ?
Légiférer sur tout, tout criminaliser et insuffler suffisamment de craintes pour "punir les coupables" au non du droit...
Belle société que la nôtre.
Pendant ce temps, les gouvernements Européens mettent en place des plans de rigueur pour leurs citoyens quand les coupable restent bien au chaud à spéculer...
A quand un retour la probité ?
A quand un remède efficace à la crise qui consisterait, par exemple, à rendre aux places financières leur rôle premier qui est de financer l'économie (au lieu de la plomber en spéculant) et à ceux qui travaillent leur considération au lieu d'institutionnaliser des politiques de gestion de l'humain dignes de régimes totalitaires ?
Et si on commençait à mettre un peu de démocratie dans la entreprises, ça pourrait faire du bien, non ?
Au lieu de cela nous avons le droit à des "dirigeants" prêts à se servir des prétextes les plus limites pour se débarrasser de gens "gênants".
Que l'Internet serve "aussi" à ça est tout simplement consternant.
Maintenant, il reste à espérer que la justice saura prendre conscience de ce nouveau mal qui menace la société : le prétexte du n'importe quoi sur Internet...
Une bonne fois pour toute
de
dqr33
, posté le 21 mai 2010 à 13h53
serait que tout le monde comprenne que sur Internet toute conversation d'ordre privé, tout site, tout blog, etc, sont en fait publics.
La confidentialité sur Internet n'existe pas, et tout ce que l'on y dit peut être retourner à charge un jour ou l'autre.
Bref, le net n'est plus libre et il est quasiment impossible de revenir en arrière, à la naissance du net.
On peut se pencher sur la liberté du transport de l'information, mais le contenu ne sera jamais entièrement libre...
La confidentialité sur Internet n'existe pas, et tout ce que l'on y dit peut être retourner à charge un jour ou l'autre.
Bref, le net n'est plus libre et il est quasiment impossible de revenir en arrière, à la naissance du net.
On peut se pencher sur la liberté du transport de l'information, mais le contenu ne sera jamais entièrement libre...
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