BlueBear : la surveillance généralisée de BitTorrent est possible
Mis au point par une équipe de chercheurs de l’Inria, le projet BlueBear démontre qu’il est possible et facile de découvrir les adresses IP de la plupart des fournisseurs originels de contenus piratés.
70 % des fournisseurs de contenus repérés par BlueBear
Comment BlueBear fait la chasse aux pirates
Pour repérer les fournisseurs pirates, l'équipe a fait appel à deux techniques différentes. D'abord, elle a mis au point un programme qui téléchargeait chaque minute les nouveaux Torrents mis en ligne sur des sites BitTorrent, comme The Pirate Bay ou Isohunt. Il leur a été ainsi facile de dénicher l'uploader originel, vu qu'il était le seul à être connecté au contenu au tout début du partage du fichier.
La seconde technique consiste à exploiter en plus les identifiants que les fournisseurs de contenus utilisent sur certains sites pour mettre en ligne leurs différents Torrents, notamment sur les trackers (1) privés. Avantage de cette solution : il est possible de repérer ces internautes bien après qu'ils aient mis à disposition pour la première fois les contenus illicites.
Plus inquiétant pour les utilisateurs modérés de BitTorrent, l'équipe française a trouvé un moyen très efficace pour repérer rapidement l'ensemble des internautes qui téléchargent. Pour cela, ils ont tout bonnement demandé aux huit trackers de The Pirate Bay (qui a abandonné cette activité depuis) l'intégralité des identifiants de fichiers partagés par l'intermédiaire du site, grâce à une fonction classique employée par les trackers.
Munis de ces identifiants uniques, soit la totalité du catalogue actif de The Pirate Bay, ils ont ensuite envoyé à son tracker des requêtes de lancement et d'arrêt de partage sur tous les identifiants de fichiers qu'ils avaient précédemment collectés.
Or à chaque nouvelle requête, le tracker réagit en fournissant à chaque fois des adresses IP d'internautes partageurs différents à l'équipe de faux pirates : « Nous envoyons des requêtes de démarrage et d'arrêt jusqu'à ce que nous ayons atteint un nombre d'adresses IP uniques égal à 90 % du nombre total de seeders et de leechers indiqués par le tracker. Cette procédure prend aux alentours de 30 minutes pour entre 500 000 et 750 000 contenus », précise l'étude.
Voilà de quoi surveiller vite et efficacement tous les contenus qui s'échangent... Sans compter qu'il est également très facile, par le biais de cette technique, de dénicher les « gros téléchargeurs » qui récupèrent des dizaines de contenus en même temps avec la même IP.
(1) Le tracker sert à initier le téléchargement en reliant le nouveau venu aux internautes déjà en train de récupérer un contenu (les leechers) ainsi qu'à ceux qui disposent déjà d'une copie complète, les seeders.

Avis sur «BlueBear : la surveillance généralisée de BitTorrent est possible»
Youpi
Super
Pas d'accord.
Les liens de DDL sont de plus en plus dénoncés et supprimés, là où les torrents continuent de tourner. Et le DDL est moins adapté à une "petite" connexion qui risque d'être interrompue avant la fin là où le P2P est prévu dès le départ pour supporter les arrêts / reprises et la fragmentation des fichiers.
ou pas
Donc non le DDL n'est pas un système non adapté pour le téléchargement mais plutôt l'avenir, d'ailleurs ce n'est pas pour rien que le téléchargement en DDL a augmenté de plus de 40% ces 6 derniers mois.
A bon entendeur...
lol
Comme quoi ...
Comme Quoi...
Encore quatre gusses dans un garage en somme
A moins que tout ce foin biensur ne servent à poser les 1eres briques du filtrage dans les paquets et de la transformation d'internet en minitel 2.0
Preuve
Cette loi HADOPI est inique et à l'inverse de l'esprit des lois. Elle s'en prend au petit mec qui télécharge avec une sanction disproportionnée alors qu'elle devrait sanctionner les fournisseurs illicites de contenus.
Nous avons les députés que nous méritons.
Ca prouve rien
oui


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