Warner Music ne croit plus aux sites de streaming gratuit
Le PDG de la major estime que le modèle de l’écoute gratuite en ligne n’est pas une bonne chose. Il va arrêter de négocier ses catalogues de musique avec ce genre de plate-forme.
Coup de semonce cette semaine dans le monde de la musique en ligne. Alors que les sites de streaming se multiplient, Warner Music a annoncé vouloir arrêter de mettre son catalogue à la disposition des plates-formes gratuites financées par la publicité, telles Spotify, Jiwa, Last.fm ou Deezer (qui proposent aussi parfois des abonnements payants).
C'est le PDG de la major, Edgar Bronfman, qui a mis les pieds dans le plat mardi 9 février 2010, lors d'une conférence téléphonique avec des analystes. Il a explicitement dit que l'écoute en ligne gratuite n'était pas une bonne chose pour l'industrie de la musique et que, en ce qui concerne Warner (REM, Seal, Linkin Park, The White Stripes, Genesis, Wilco, The Doors...), il n'y aura plus de négociations avec de tels services pour mettre les catalogues à la disposition des internautes.
Cette décision, rapporté par BBC News, ne remet pas en cause les accords en cours. Warner Music n'a cependant pas précisé si cela hypothéquerait le renouvellement des licences accordées aux sites existants. En revanche, de nouveaux accords (avec d'autres sites de streaming, par exemple) ne sont plus envisagés.
Les clips d'EMI sur Dailymotion
Edgar Bronfman a, en revanche, bien précisé que Warner allait peser de tout son poids pour promouvoir des services de streaming payants. Soit des offres souscrites sur un site, soit des offres intégrées dans, par exemple, un forfait mobile ou un abonnement au haut-débit. D'après Edgar Bronfman, ce modèle serait même « à terme, plus profitable que le modèle du téléchargement au titre ».
Cette annonce tombe à un moment où Warner a déjà retiré ses morceaux du site gratuit Jiwa. Ce dernier, en raison de la fragilité de son modèle économique, aurait des difficultés à reverser les sommes dues à la maison de disque. Warner Music France a même dû faire appel à la justice comme l'explique le PDG de la maison de disques, Thierry Chassagne, sur le site ElectronLibre.
Depuis, Jiwa publie un appel aux internautes, qui surgit en menu flottant quand vous arrivez sur le site (voir ci-dessus). Le service reste gratuit, mais Jiwa propose à ses utilisateurs d'envoyer un SMS surtaxé ou d'appeler un numéro surtaxé pour leur permettre en retour de bénéficier de services en avant-première. Une manière de faire du payant sans en faire vraiment... En tout cas, cette péripétie apporte de l'eau au moulin de Warner Music.
Mais on est encore loin d'une prise de position unanime dans l'industrie du disque. EMI Music vient en effet d'accepter de mettre à disposition des internautes ses vidéo-clips sur Dailymotion, à partir de fin mars. Gratuitement, mais avec la promesse de revenus générés par la publicité.

Avis sur «Warner Music ne croit plus aux sites de streaming gratuit»
Manque de concurrence
de
Guimo
, posté le 12 février 2010 à 14h51
Le problème est surtout le manque de concurrence entre ces "majors", qui fagocittent le marché. Normal qu'ils ne veuillent pas de streaming accessible librement, car il veulent continuer à vendre leurs albums 20€.
Il s'arrangeront pour tuer toute alternative à la vente de CD par albums. Ils ont déja tué Deezer, radio.blog, ils tueront JIWA et spotify.
Je pense que des équivalent de majors adaptés au marché d'internet se developperont, mais il faut un peu de temps, et le modèle sera très différent du star system (phagocitation de l'ensemble des médias par une poignée d'artiste, pour maximiser les vente et organisezr une rotation).
Il s'arrangeront pour tuer toute alternative à la vente de CD par albums. Ils ont déja tué Deezer, radio.blog, ils tueront JIWA et spotify.
Je pense que des équivalent de majors adaptés au marché d'internet se developperont, mais il faut un peu de temps, et le modèle sera très différent du star system (phagocitation de l'ensemble des médias par une poignée d'artiste, pour maximiser les vente et organisezr une rotation).
Vive les modèles éco tout pourris
de
manu100212
, posté le 12 février 2010 à 15h00
Plutôt que d'encourager de nouveaux modèles économiques qui proposent des solutions pour éviter le "piratage", ce qui est indispensable à leur survie, ils se tirent une balle dans le pied et prient que Hadopi vienne les sauver.
Ras le bol (pour rester poli) ...
Ras le bol (pour rester poli) ...
Et la pub?
de
azerty2000
, posté le 12 février 2010 à 15h35
C'est bien beau tout sa, mais sa ne résoudra rien, beaucoup de gens vont sur ce genre de site pour écouter avant d'acheter, celà fesait de la pub pour les groupes ect... qui se lançaient ou même pour ceux qui sont déjà connus d'ailleur.
A force de vouloir tout faire payer, ils vont accentuer le téléchargement illégal (vu qu'ADOPI ne pourra pas tout gérer).
On sait que beaucoup de sites proposent des téléchargement à faible coût sans pour autant que l'on puissent se faire repérer.
A force de vouloir tout faire payer, ils vont accentuer le téléchargement illégal (vu qu'ADOPI ne pourra pas tout gérer).
On sait que beaucoup de sites proposent des téléchargement à faible coût sans pour autant que l'on puissent se faire repérer.
Course à l'argent
de
Gandre972
, posté le 12 février 2010 à 15h44
Cette décision ne me surprend absolument pas. Pour reprendre les arguments donnés plus haut, pourquoi continuer à faire du gratuit quand on peut faire payer l'utilisateur le prix fort? Et si jamais il veut pas ben soit il écoute plus de musique, soit il rentre dans l'illégalité... Et le fait que l'ACTA soit en négociation n'a surement RIEN à voire avec cette décision...
Sortez vos cartes bleus ou vos proxy, c'est le choix qu'on nous laisse...
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