100 % des communes couvertes par la téléphonie mobile à la fin de 2011
Le programme de couverture des ' zones blanches ' a pris du retard. L'Etat et les opérateurs promettent son achèvement dans trois ans.
01net.
le 10/09/08 à 19h10
Cette fois, c'est promis, les communes françaises privées de GSM seront couvertes en téléphonie mobile à la fin de 2011 (voix et SMS). C'est la nouvelle promesse faite par l'Etat et par les opérateurs mobiles, qui s'étaient
déjà engagés en 2003 à couvrir les dernières zones blanches pour la fin de 2007.
Ils n'ont pas pu tenir leur objectif : à la fin du mois de juin 2008, 10 % des 3 072 communes ' cibles ' étaient encore à équiper. Et
364 autres communes, oubliées dans le programme initial, viennent également d'être ajoutées à la
' to do list ' des opérateurs mobiles.
Orange, SFR et Bouygues Telecom n'ont pas décidé de planter leurs antennes en zone rurale par pure philanthropie. Le programme anti-zones blanches signé avec l'Etat en 2003 prévoyait un soutien financier de la part des pouvoirs
publics : environ 65 millions d'euros de l'Etat et autant des collectivités locales. Les opérateurs ont quant à eux consacré 150 millions d'euros chacun à ce plan, plus une petite rallonge de 10 millions pour tenir compte des
364 communes supplémentaires (et 14 millions pour l'Etat).
0,7 % de ' déchet '
Le retard pris dans le déploiement ne serait pas une question de budget, mais de lourdeur administrative. ' Il faut jusqu'à trois ans pour obtenir toutes les autorisations nécessaires pour déployer un
site ', a glissé Frank Esser, PDG de SFR, lors d'une conférence de presse organisée par le secrétariat d'Etat à l'Aménagement du territoire. De fait, les 673 communes encore qualifiées de zones blanches devront
encore attendre la fin de 2011... pour accéder à du simple GSM.
Elles auront toutefois un avantage : elles seront couvertes par les réseaux des trois opérateurs. Ce n'est pas le cas des zones dites ' grises ', qui sont parfois couvertes par un seul opérateur. Le plan
anti-zones blanches repose en effet sur la collaboration des opérateurs, afin de réduire les frais. Soit en partageant leurs infrastructures passives (35 % des cas) soit en laissant un opérateur acheminer les communications des deux autres sur
son réseau (65 % des cas). En fin de compte, les exclus du GSM bénéficieront d'une concurrence que les habitants des zones grises, jugées non prioritaires, ne sont pas près d'avoir.
A la fin de 2011, 100 % des communes françaises seront censées être couvertes, mais pas 100 % de la population. Les engagements de couverture portent sur les ' centres bourgs '. Ainsi, selon les
prévisions, 0,7 % des Français resteront privés de téléphone mobile.
' Un déchet normal ', d'après le secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire, Hubert Falco